Mécanisation de l’agriculture burkinabè : 300 tracteurs pour les producteurs de coton

admin 26 mars 2014 0

La mécanisation est en marche chez les producteurs du coton du Burkina Faso. En effet, ce vendredi 21 mars 2014 à  Bobo-Dioulasso, 300 tracteurs d’un montant de plus de 1,9 milliard de F CFA ont été remis à  l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPC/B).


« C’est une importante acquisition historique qui a été possible grà¢ce à  la bonne volonté du Président Blaise Compaoré et de son souci permanent à  moderniser l’agriculture », a indiqué le Premier ministre, Luc Adolphe Tiao, lors de la remise, ce 21 mars 2014 à  Bobo, des 300 tracteurs à  l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPC/B).

A l’origine de cette remise, c’est le 27 avril 2013 lors de la rencontre entre le Chef de l’Etat et les producteurs agricoles pendant la Journée nationale du paysan à  Banfora que l’UNPC/B avait émis le vœu d’une exonération des taxes et des droits de douanes afin de procéder à  la commande de tracteurs pour les mettre à  la disposition de ses membres à  des prix abordables. Le matériel a été acquis à  hauteur de plus de 1 milliard 900 millions de F CFA sans les taxes douanières.

L’Etat a donc répondu favorable à  la requàªte des producteurs du coton. L’exonération a coûté à  l’Etat la somme de 568 151 737 F CFA.

Les tracteurs et leurs accessoires ont été obtenus auprès de la DTE, une entreprise chinoise qui a été retenue suite à  un appel d’offres international. Avant la remise, le maire de la ville de Bobo-Dioulasso Salia Sanou, a traduit sa « reconnaissance au président du Faso qui ne cesse d’accompagner les populations, en particulier les producteurs pour un développement harmonieux du Burkina ». Le président de la Chambre d’agriculture du Burkina, Seydou Ouédraogo tient également le màªme discours. Pour lui, moderniser l’agriculture est aujourd’hui une nécessité. Cette promesse tenue de Blaise Compaoré encourage et réconforte, selon lui, les prises d’initiatives à  promouvoir l’agriculture. Une solution innovante pour le ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Mahama Zoungrana, qui a profité de l’occasion pour inviter les autres organisations à  faire autant.

La demande est plus que l’offre

A peine acquis tous les tracteurs ont été achetés par les producteurs. Les demandes, soutient le président de l’UNCP/B, Karim Traoré, sont toujours enregistrées étant donné qu’il était prévu l’acquisition au total de 500 tracteurs agricoles. Le président de l’UNCP/B garde tout de màªme espoir que les 200 autres, voire plus, seront obtenus incessamment afin de permettre aux « acteurs d’accéder aux équipements agricoles à  des coûts préférentiels dans la mise en œuvre de la politique de mécanisation de l’agriculture ». « Si nous voulons réellement développer notre agriculture, il faut que nous la modernisions d’abord. Il n’y a pas une autre voie possible que sa modernisation. Les pays développés ou en voie de développement ont tous des politiques de modernisation de l’agriculture. Il est temps de suivre les pas », indique-t-il. Il y a encore près de 745 demandes alors que seulement 200 tracteurs sont attendus. C’est pourquoi, l’Union entend se retourner vers l’Etat pour d’autres exonérations.

L’idée de tracteurs a été positivement appréciée par le Premier ministre. Un premier geste et un acte fort car, dit-il, c’est la première fois qu’une organisation commande autant de tracteurs au profit de ses membres. Cela témoigne, renchérit-il, de sa volonté à  augmenter la production cotonnière modernisée. « Nous espérons qu’en injectant 300 tracteurs dans le monde paysan et si les tracteurs sont bien utilisés selon les conseils des techniciens, nous allons assister à  un véritable accroissement de la production agricole », foi du Premier ministre. Convaincu que la modernisation de l’agriculture passe par sa mécanisation, la mesure pourra donc àªtre étendue à  d’autres commandes qui vont arriver très bientà´t.

Des critères de sélections assez solides

Les tracteurs sont de différentes catégories avec des accessoires complémentaires. Il y a des tracteurs à  80 chevaux qui coutent 12 millions de F CFA. Les 80 chevaux sont à  10 millions, les 50 à  8 millions, et enfin les 40 à  7 millions de F CFA. Les critères de sélection des producteurs acquéreurs sont entre autres : àªtre membre d’un Groupement des producteurs de coton (GPC) ne disposant pas d’impayés, disposer d’une capacité de production d’un minimum de 15 tonnes de coton, avoir une superficie d’au moins 40 hectares, avoir un acompte de 10% pour avoir un tracteur, bénéficier de la caution solidaire de son groupement de producteurs, de l’union départementale ou provinciale. Quant au suivi, une équipe de la DTE résidera au Burkina Faso pour l’entretien de ces équipements. Notons que la journée nationale du paysan 2014 est prévu les 10, 11, et 12 avril prochain à  Fada N’Gourma.

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