Avis d’Appel d’Offres National N° 01/2018/UNPCB/SAE

Objet :     Fourniture d’herbicides et insecticides biologique au profit de L’Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina (U.N.P.C.B.)      

  1. Dans le cadre de l’exécution du programme d’activités 2018 le président de l’Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina (U.N.P.C.B.), le Président lance un appel d’offres  pour la fourniture d’herbicides et insecticides biologique.
  1. La participation à la concurrence est ouverte aux personnes physiques ou morales ou groupements desdites personnes figurant sur la liste restreinte pour autant qu’elles ne soient pas sous le coup d’interdiction ou de suspension et pour les candidats établis ou ayant leur base fixe dans l’espace UEMOA, être en règle vis-à-vis de l’Autorité contractante de leur pays d’établissement ou de base fixe.

Les acquisitions sont réparties comme suit :

  • Deux cent vingt-quatre mille trois cent (224 300) litres herbicides non sélectifs,
  • Quatre mille quatre cent quatre-vingt-dix (4 490) litres d’herbicides liquide de prélevée,
  • Dix-neuf mille quatre cent cinquante (19 450) litres d’herbicides liquide de post levé.
  • Dix mille trois cent quinze (10 315) litres de régulateur de croissance.
  • Vingt-cinq mille (25 000) sachets de 10 g d’insecticide biologique

Les soumissionnaires ont la possibilité de soumissionner pour un, plusieurs ou l’ensemble des produits. Dans le cas où ils soumissionnent pour plusieurs ou l’ensemble des produits, ils devront présenter une soumission séparée pour chaque type de produit.

  1. 3. Le délai de livraison ne devrait pas excéder : un (01) mois
  1. Les soumissionnaires éligibles, intéressés peuvent obtenir des informations supplémentaires et consulter gratuitement le dossier d’appel d’offres dans les bureaux de :
  • N.P.C.B. 02 BP 1677 Bobo-Dioulasso 02 tél : + (226) 20 97 33 10, e-mail : unpcb@fasonet.bf
  1. Tout soumissionnaire éligible, intéressé par le présent avis, doit retirer un jeu complet du dossier d’appel d’offres au siège de l’UNPCB, sise à Bobo-Dioulasso, secteur 5, rue 5.32, porte 177 , Tél (+226) 20 97 33 10, moyennant paiement d’un montant non remboursable de cinq cent mille (500 000) Francs CFA.
  1. Les offres seront présentées en un (01) original et trois (03) copies, devront parvenir ou être remises au secrétariat de l’UNPCB, sise à Bobo-Dioulasso, secteur 5, rue 5.32, porte 177, Tél (+226) 20 97 33 10, avant le 17 Avril 2018 à 9 H 00 TU. L’ouverture des plis sera faite immédiatement en présence des soumissionnaires qui souhaitent y assister.

En cas d’envoi par la poste ou autre mode de courrier, l’UNPCB ne peut être responsable de la non réception de l’offre transmise par le soumissionnaire.

  1. Les soumissionnaires resteront engagés par leurs offres pour un délai minimum de quarante-cinq (45  jours), à compter de la date de remise des offres.
  1. L’UNPCB se réserve le droit de ne donner aucune suite à tout ou à une partie du présent appel d’offres.

 

Le Président

Bambou BIHOUN

Chevalier de l’ordre de mérite

du développement rural

 

 

CONFERENCE   DE PRESSE DE L’Union Nationale des Sociétés Coopératives de Producteurs de Coton du Burkina (Scoop-UNPCB)

Mardi 20 mars 2018

DÉCLARATION LIMINAIRE

 

Il nous plait, dès l’entame de cette conférence, d’exprimer toute notre reconnaissance à l’ensemble des personnes ici présentes, particulièrement aux représentants de la presse nationale et internationale.

En répondant favorablement à notre invitation, vous témoignez une fois encore de l’intérêt que vous accordez à la filière coton du Burkina, tout comme vous nous administrez la preuve de votre disponibilité à toujours accompagner l’UNPCB dans sa quête de justice et de bonheur au profit des producteurs de coton de notre pays.

Nous voulons par ailleurs et d’emblée vous rassurer que cette conférence de presse que le Conseil d’Administration de l’Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina (UNPCB) a décidé d’initier ce jour n’est pas une rencontre de plus.

Elle doit être plutôt perçue comme une tribune qui, au regard de faits, gestes et propos  qui sont sciemment et savamment entretenus   dans certains  milieux cotonniers,  entend   apporter sa part de vérité et d’éclairage,  face à une situation qui n’a que trop duré.

Mesdames et Messieurs

Honorables invités

Il n’est en effet un secret pour personne que depuis  un certain temps déjà, il y a des turbulences dans l’air qui flotte au-dessus du monde cotonnier burkinabè.  Principalement dans des zones relevant de la sphère géographique de la SOFITEX.

Des turbulences liées d’une part aux  résultats obtenus à l’issue de la campagne cotonnière 2017/2018 et d’autre part, à  la décision prise par l’AICB, de se retirer momentanément de la culture du coton génétiquement modifié.

Pour autant que l’on se souvienne, ce sont là des sujets qui, à maintes reprises,  ont  eu à faire l’objet de nombreuses explications et  mises au points, tant  par l’AICB que par les premiers responsables de la SOFITEX  qui, pour l’occasion, avaient souvent  à leurs côtés des représentants de l’Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina.

Par média et sorties de terrain interposés, de même qu’à travers  des preuves, des chiffres  et des illustrations qui se sont voulus  sans tabous, faciles de compréhension et transparents,  les résultats  afférents à la campagne 2017/20018 ont été abordés et décortiqués sans ambages.

S’assumant pleinement comme elle l’a toujours fait, l’AICB, qui regroupe les trois sociétés cotonnières que sont la SOFITEX, la SOCOMA et FASO COTON ainsi que l’UNPCB, n’a pas hésité à reconnaître que ladite  campagne n’a pas atteint  son objectif de production initialement fixé à plus de 800.000 tonnes de coton graine au plan National.

Principale raison évoquée : la pluviométrie qui, après un bon début plein d’espoir, s’est avérée par la suite  très capricieuse,  avec pour corollaires une mauvaise répartition  des précipitations dans  le temps et dans l’espace, une raréfaction des pluies  par-ci et des engorgements de parcelles par-là  et pour finir, un arrêt brutal des pluies sur une bonne partie des exploitations.

Seule à avoir payé le plus grand tribut dans cette situation de détresse, la SOFITEX dont de nombreuses parcelles ont vu leurs cotonniers flétrir, laissant tomber au passage leurs feuilles et leurs capsules avant terme.

Dans la même lancée, les rendements à l’hectare ainsi que la production globale attendus en ont pris un coup.

Certes, il n’y a pas de quoi en être fier, même s’il s’avère que le cumul des productions enregistrées par les sociétés cotonnières a néanmoins dépassé celui de la campagne 2016/2017.

La majorité des producteurs et des autres acteurs savent et sont convaincus que la campagne 2017/2018 aurait pu tenir toutes ses promesses si dame nature avait été plus clémente.

Mesdames et Messieurs

Honorables invités

C’est pourquoi le Conseil d’Administration de l’Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina, soutenu en cela par une forte majorité de cotonculteurs, ne peut cacher son étonnement et son amertume de voir une minorité ramer à contre- courant de la vérité.

Si fait que l’on ne peut s’empêcher de se poser les questions suivantes :

  • A quelle partie joue ces dits cotonculteurs ?
  • Sont-ils réellement des producteurs de coton ?
  • Qui tire les ficelles en cachette et à quelles fins ?
  • Quelles sont les enjeux qui se cachent  derrière tout ceci ?

Car tout bien pesé, il nous semble que ces individus ne connaissent pas la structuration de l’UNPCB et de ses instances dirigeantes, bien qu’ayant été candidats malheureux lors des élections de 2017.

En rappel l’UNPCB est structurée de la base au sommet. Des élections libres et transparentes ont été organisées dans les villages, départements et provinces producteurs de coton. Cela sous la supervision des Préfets, des Hauts commissaires et du Ministère de l’Agriculture.

Au regard de cette structuration, il est inconcevable que des individus isolés veuillent parler au nom des producteurs de coton. Il est également étonnant de voir à la tête de ce groupe, un certain Gnoumou Casimir, celui-là même qui a été suspendu de son GPC (Groupement de Producteur de Coton LEKANI ) pour cause d’impayé en 2014/2015.

Qui plus est, M. Gnoumou Casimir a abandonné les champs de coton au profit de l’Eglise et est aujourd’hui Révérend Pasteur à Ouagadougou depuis son échec aux élections de 2017.

Voici donc une nouvelle race de manifestants  aux desseins inavoués et inavouables  qui veulent être plus royalistes que le roi.

Pourtant, ils sont en train d’enfoncer une porte déjà ouverte puisque l’UNPCB, par anticipation, a depuis octobre 2017 et à l’issue  d’une tournée de suivi de la campagne, tiré la sonnette d’alarme auprès des sociétés cotonnière sur le risque de mauvaises récoltes.

Fort de ce constat une rencontre, sollicitée par l’UNPCB auprès de l’APROCOB a été organisée par l’AICB pour examiner les inquiétudes soulevées par les cotonculteurs et proposer éventuellement les solutions suivantes :

  • Situer les producteurs sur les causes de la mauvaise campagne agricole 2017-2018;
  • Trouver une formule pour réduire de moitié les crédits intrants afin de soulager les producteurs, (les producteurs supportent une partie et les sociétés cotonnières supportent l’autre partie);
  • Ne pas mettre en exergue la caution solidaire pour cette campagne, car cela risque de déstabiliser les SCOOP-PC,
  • Echelonner le reste du crédit des producteurs de ladite campagne sur 2 à 3 ans ;
  • S’il y’a un prix d’achat complémentaire du coton graine, il ne doit pas être frappé par le crédit intrants de cette campagne,
  • Ne plus mettre en place les intrants qui ont fait l’objet de polémique sur le terrain.

Les conclusions de cette rencontre ont conduit à la mise en place de commissions mixtes (UNPCB, SOFITEX) d’évaluation des impayés internes et externes au sein des groupements, départements, provinces et régions.

Les résultats de ces évaluations qui ont commencées depuis le 14 Mars 2018 permettront d’entamer les démarches de plaidoyer auprès des autorités.

L’UNPCB recommande par conséquent à l’ensemble de ses membres de s’en tenir à cette démarche de concertation et de veiller à ce que les perturbateurs ne mettent pas en péril la campagne à venir et partant, la survie de la filière coton du Burkina.

Cela étant, et pour revenir à la question du Coton Génétiquement Modifié (CGM) telle que évoquée par les frondeurs, la position de l’UNPCB est sans ambages. Certes l’UNPCB est pour le CGM mais pour un CGM qui réponde à toutes les qualités requises sur le marché international.

Voilà pourquoi l’UNPCB demande à ses membres de se départir de toute attitude qui ressemblerait à un affront fait à l’UNPCB, doublé d’une défiance  de l’autorité de l’Etat.

Un pas que des personnes avisées, de surcroit hommes de Dieu n’ont pas hésité à franchir, tout en sachant que le mensonge et la diffamation sont proscrits et qu’ils  ne doivent aucunement se laisser piéger par l’appât du gain facile ainsi que par les manigances et autres dilatoires de  producteurs aux abois.

En tout  état de cause, le Conseil d’Administration de l’Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina tient à souligner avec force,  sa ferme détermination à défendre les intérêts des producteurs et à préserver les acquis de la filière cotonnière.

Mieux que quiconque, elle reste convaincue  qu’il ne viendra jamais à l’idée d’aucun  responsable  de société  cotonnière  ou d’autres acteurs avertis, aussi puissants soient-ils, d’œuvrer  à hypothéquer l’avenir de la filière cotonnière du Faso.

C’est pourquoi, non sans demander aux frondeurs de se départir des mauvais calculs et des intentions égoïstes, elle les invite par ailleurs à se ressaisir et à rallier les rangs de la majorité pour qu’ensemble, ils relèvent les nombreux et grands défis qui se profilent à l’horizon.

Pour sa part, l’UNPCB  saura  toujours rester ferme, face aux velléités de division. Car il y va de l’avenir de toute une filière qui est reconnue comme une filière créatrice de richesses.

Mesdames et Messieurs

Honorables invités

La campagne cotonnière 2018/ 2019  s’annonçant déjà,  il est important pour tout un chacun de se préparer pour sa réussite.

C’est pourquoi nous ne saurons terminer cette déclaration sans demander la clémence divine, afin que cette campagne tant attendue soit épargnée des ingratitudes de la nature et de la pluviométrie.

Encore une fois, Merci à nos amis de la presse pour leur soutien indéfectible.

Bonne campagne cotonnière 2018/2019 à toutes et à tous.

Je vous remercie

 

Le Président

 

Bambou BIHOUN

 

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Introduction

La présente conférence de presse organisée par l’UNPCB a pour objectif d’informer nos producteurs et l’opinion public sur la situation de la campagne cotonnière, les actions entreprises pour la résolution des difficultés pendantes et sa position vis-à-vis du Coton Génétiquement Modifié.

Avant tout propos, le président du Conseil d’Administration de l’UNPCB et tous les membres du conseil, tiennent à remercier la presse par rapport au rôle de relaie d’informations qu’elle joue.

C’est une occasion d’éclairer tous les producteurs de coton et l’opinion publique sur la situation difficile de la campagne cotonnière, les actions entreprises par l’UNPCB et les perspectives qui se dégagent.

Rappel sur la situation de la campagne

La présente campagne agricole 2017-2018 présentait un profil porteur d’espoir depuis son installation jusqu’en fin Aout 2017. Les producteurs se sont bien engagés dans la production cotonnière avec l’annonce des prix d’achat coton graine et des intrants abordables. Les semis ont été réalisés à bonne date, les cotonniers présentaient une très bonne physionomie, faisant penser à une production record de coton jamais égalée.

Cependant, des aléas climatiques matérialisés par des poches de sècheresses prononcées ont été enregistrées dans plusieurs zones agricoles.

S’en sont suivies des attaques parasitaires de haute intensité.

Ce qui a sans doute causé des effets néfastes sur le cycle des cotonniers, partant des rendements au champs et sur la production globale qui s’est trouvée en deca des attentes des vaillants producteurs de coton.

Cette situation a fortement entravé les espoirs des producteurs et le doute a commencé à s’installer quant à l’atteinte des prévisions.

Les actions entreprises par l’UNPCB

Ayant constaté cette situation inquiétante avec les producteurs à la base, l’UNPCB a organisé des sorties de visites d’exploitations dans toutes les zones cotonnières au cours des mois de septembre et d’octobre 2017.

A cette occasion, les membres du Conseil d’Administration, des Commissions spécialisées et du Conseil de surveillance, élargies au présidents des Unions provinciales ont sillonné les champs de coton et échangé avec les producteurs.

Les membres du Conseil d’Administration ont également participé aux fora de préparation de la commercialisation primaire organisée par les Sociétés cotonnières.

De toutes ces sorties l’UNPCB a constaté de façon générale avec amertume que la campagne a été mauvaise chez la majorité des producteurs et qu’il y a des inquiétudes.

Au regard de cette situation, le Conseil d’Administration a entrepris des actions qui se résument comme suit :

  • La question de la situation de la campagne a été discutée lors d’une rencontre de l’AICB le 19 Octobre 2017;
  • Le Conseil d’Administration a tenu une rencontre spécifique sur le sujet à l’UNPCB;
  • Une rencontre avec les Présidents des 28 unions provinciales membres de l’UNPCB afin d’échanger sur la question, le 16 novembre 2017 au siège de l’UNPCB.

C’est à la suite de ses actions entreprises que l’UNPCB a adressé une correspondance tenant compte des préoccupations de la base à l’APROCOB. Cette correspondance avait pour objet d’organiser en urgence une rencontre au sein de l’AICB entre les deux familles, afin de discuter sur la problématique et de dégager des pistes de solutions pour soulager les producteurs.

Une rencontre de l’AICB s’est effectivement tenue le 26 Janvier 2018 à Ouagadougou au cours de laquelle, l’UNPCB a fait les propositions suivantes :

  1. Situer les producteurs sur les causes de la mauvaise campagne agricole 2017-2018;
  1. Trouver une formule pour réduire de moitié les crédits intrants afin de soulager les producteurs, (les producteurs supportent une partie et les sociétés cotonnières supportent l’autre partie);
  1. Ne pas mettre en exergue la caution solidaire cette campagne qui risque de déstabiliser les SCOOP-PC,
  1. Echelonner le reste du crédit des producteurs de cette campagne sur 2 à 3 ans ;
  1. S’il y’a un prix d’achat complémentaire du coton graine, il ne doit pas être frapper par le crédit intrants de cette campagne,
  1. Ne pas mettre en place les intrants qui ont fait l’objet de polémique sur le terrain avec les producteurs et chercher des intrants de qualité et surtout les insecticides. 

Position de l’UNPCB sur le retour du Coton Génétiquement Modifié (CGM)

Les raisons pour lesquelles la filière coton du Burkina a décidé la suspension de la culture du coton OGM au profit du conventionnel ont été largement expliquées au sein de l’AICB à travers un mémorandum.

L’UNPCB est pour le Coton Génétiquement Modifié (CGM) car nous sommes tous conscient de ses avantages.

Cependant, pour l’intérêt général de la filière coton du Burkina, constatant que le Burkina perdait son label lié à la qualité de la fibre, que la filière coton perdait énormément d’argent, que le coton Burkinabé se vendait difficilement, l’AICB a donc décidé de la suspension temporaire du CGM au profit du conventionnel en collaboration avec les autres acteurs.

Les échanges continues au sein de l’AICB pour trouver la meilleure variété de CGM qui puisse assurer le bonheur de tous les acteurs de la filière coton du Burkina.

L’UNPCB s’active à ce qu’une solution soit trouvée rapidement au retour du CGM de concert avec les sociétés cotonnières et l’état 

Perspectives

De toutes ces rencontres et concertations, les perspectives qui se dégagent sont :

  • L’UNPCB et les Sociétés cotonnières doivent mettre en place des commissions de clarification des impayés internes et externes sur décision de l’AICB composé des membres des deux familles. Cette commission doit être décentralisée jusqu’au SCOOP-PC.

Nos membres dans ces différentes commissions sont déjà identifiés.

  • Après les analyses des commissions conjointes de la nationale jusqu’au SCOOP-PC, la faisabilité de lever de la caution solidaire sera analysée au cas par cas juste pour cette année ;
  • L’UNPCB invite ses membres de poursuivre la commercialisation, de réceptionner les intrants et de participer activement aux travaux des commissions qui seront mise en place afin de comprendre la situation des impayés externes et internes ;
  • Des plaidoyers seront fait à l’issu de ces travaux pour bénéficier du soutien des plus hautes autorités afin de soutenir la filière coton du Burkina.
  • Les acteurs de la filière continueront dans la dynamique de recherches continues des meilleures technologies qui pourront à la fois améliorer la production et les conditions de travail des cotonculteurs.

En Conclusion

L’UNPCB, à travers cette annonce, montre qu’elle est très soucieuse et préoccupée par la situation actuelle des producteurs de coton.

La Faitière est en pourparlers constant avec les partenaires des sociétés cotonnières au sein de l’AICB.

L’UNPCB travaille à répondre à son but premier qui est la défense des intérêts matériels et moraux des producteurs de coton à travers nos organisations de la base au sommet.

Pour cela, les préoccupations des producteurs de coton sont systématiquement posées sur la table de négociation par les responsables de l’UNPCB afin d’être traitées.

L’UNPCB prône jusqu’à présent la voix de la concertation et du dialogue avec les partenaires des sociétés cotonnières, des banques et de l’Etat pour trouver les solutions idoines aux problèmes des producteurs de coton.

La filière coton n’a pas besoin de confrontation, ni de violence mais à plutôt besoin de concertations et dialogues. C’est la voix choisie par le Conseil d’Administration de l’UNPCB qui est en contact permanent avec ses démembrements pour porter leurs doléances et préoccupations au niveau des partenaires.

Enfin, nous demandons à l’ensemble des producteurs organisés au sein des Groupements, des UDPC et UPPC, de poursuivre sereinement la commercialisation primaire, la sensibilisation et de préparer la prochaine campagne.

A l’issu des travaux des commissions, nous allons apporter la situation réelle des impayés à l’AICB et au Gouvernement pour demander leur soutien.

Avec les partenaires des sociétés cotonnières, des échanges sont en cours pour demander la subvention et le rééchelonnement des crédits intrants.

Voilà Mesdames, Messieurs les journalistes, la substance du message que nous voulions apporter à l’opinion public et aux vaillants producteurs de coton du Burkina.

 

Je vous remercie

visite usine koudougou

La fibre du coton Burkinabé était à l’honneur en ce Jeudi 15 Février 2017 à Koudougou. A la suite de la cérémonie de lancement du Salon International du coton et du textile (SICOT), le Ministre du Commerce a procédé, après la signature de la convention entre  la SCoop-UNPCB et la SOFITEX, à la pause de la première pierre d’une usine d’égrainage du coton biologique en présence des principaux acteurs à savoir CRS, la Scoop-UNPCB et la SOFITEX. Notons que cette usine est la première du genre en Afrique.

coton

Sur ces questions, la SOFITEX a, à plusieurs occurrences (conférence de presse radio-télévisée le 08 novembre 2017 à Bobo, interview accordée à Radio Bobo le 10 novembre 2017, divers entretiens avec les producteurs), communiqué sur le profil de la saison hivernale qui, à son installation a été, comme à l’accoutumée, porteuse d’espoirs (survenue de pluies précoces ayant permis aux producteurs de réaliser des semis à bonne date), mais qui, dès la fin août, a enregistré une récession des pluies plus ou moins sévère en fonction des zones agricoles et dont l’incidence sur la croissance des cotonniers a été désastreuse, du fait des poches de sécheresse.

Dans la zone d’intervention de la SOFITEX, l’amplitude du stress hydrique qui a sévi entre août et septembre 2017 a varié entre 7 et 21 jours, avec un cumul pluviométrique de 850 mm contre 950 mm pour la campagne devancière 2016/2017. En plus des cotonniers des semis à bonne date, ceci a été aussi dommageable aux cotonniers des semis tardifs (qui représentent 77 000 hectares environ).

Cette situation a totalement émoussé les espoirs des producteurs et a fortement impacté les prévisions de récolte. En effet, alors que pour la deuxième année de retour au 100% de coton conventionnel, les producteurs de la zone SOFITEX ont réalisé au décompte du 15 juillet 2017, des emblavures d’un cumul de 713 000 hectares en coton qui laissait présager d’une production record, certaines parcelles ont connu au cours des mois de juillet et août 2017, des enherbements et des inondations ayant entrainé leur abandon (environ 15 000 hectares), les poches de sécheresse ont flétri les cotonniers qui, excepté les semis tardifs, étaient à un bon stade végétatif et ont favorisé la prolifération des ravageurs piqueurs suceurs et chenilles carpophages.

La situation s’est empirée avec l’apparition de la mouche blanche dans les zones de concentration des cultures maraichères. L’impact des poches de sécheresse n’a pas permis aux producteurs d’assurer une bonne protection phytosanitaire des cotonniers au motif que des traitements effectués dans des conditions de stress hydrique peuvent avoir pour effet de brûler les cotonniers. Or, il se trouve que c’est précisément en période d’absence d’activité pluviométrique que le cycle de reproduction des ravageurs s’écourte et leur prolifération s’accentue.

En outre, l’effet conjugué du stress hydrique et des attaques de ravageurs entraine généralement un « sheeding » (chute des organes reproducteurs c’est-à-dire les boutons floraux, les fleurs et les capsules).

D’un point de vue de la science agricole, il est démontré que le bon développement végétatif des plants est tributaire à la fois de la bonne préparation des sols et de l’efficience des engrais appliqués. De ce point de vue, comment incriminer la qualité des engrais quand on sait que le développement végétatif des cotonniers a été optimum dans les zones de production.

Du reste, les Administrateurs de la SOFITEX, ainsi que les représentants des banques partenaires qui ont effectué des sorties de terrain en fin août et début septembre 2017, ont pu constater le bon développement végétatif des cotonniers et malheureusement le stress hydrique qui sévissait.

Dans la zone SOFITEX, nous avons noté une diversité et une disparité de situations selon les zones de production et à l’intérieur d’une même zone. Les difficultés pluviométriques ont été moindres dans la zone de Diébougou, tandis que dans les zones du Houet, du Tuy, du Kénédougou (N’Dorola), le phénomène a été sévèrement vécu.

A l’opposé de SOFITEX, les zones de FASO COTON et de SOCOMA ont été mieux arrosées et ont connu un stress hydrique de moindre amplitude. Dans ces zones également le cumul de précipitations est en baisse par rapport à celui de la campagne précédente sur la même période (cette baisse varie de -20% dans la zone FASO COTON à -6% dans la zone SOCOMA).

En outre, selon les informations collectées par l’Association Interprofessionnelle du Coton du Burkina (AICB), il ressort que la baisse des rendements n’est pas spécifique à la seule zone SOFITEX, mais concerne les autres Sociétés cotonnières du pays (FASO COTON, SOCOMA) et même certains pays de la sous-région (Sénégal, Mali, Côte d’Ivoire, Bénin).

Il apparait donc que la qualité des engrais mis en place dans la zone SOFITEX n’est pas la cause des contreperformances enregistrées au titre de la campagne agricole 2007/2018.

La SOFITEX tient à rassurer l’opinion publique et les producteurs sur la rigueur et les dispositions qu’elle observe en collaboration avec la Recherche dans le processus de commande des intrants au profit des producteurs. Aussi, les procédures, de même que la composition, les formules et les types d’intrants sont déterminés par la Recherche cotonnière sur la base de plusieurs années d’expérimentation prenant en compte les contraintes techniques (baisse de fertilité et dégradation des sols, résistance des insectes ravageurs aux insecticides, développement des maladies fongiques, etc.).

C’est ainsi que, de manière systématique, la Recherche procède au préalable, à la conduite d’essais en stations expérimentales. Sur la base des résultats observés, la Recherche fait des recommandations des formules efficientes aux sociétés cotonnières (dont la SOFITEX).

A partir des recommandations de formules de la Recherche, la SOFITEX conduit des tests en milieu paysan (prévulgarisation et démonstration). Ces tests sont menés auprès des producteurs eux-mêmes qui apportent leurs appréciations sur les nouvelles formules testées et sur la base desquelles les recommandations techniques sont choisies pour être vulgarisées.

A partir de l’analyse des résultats des tests réalisés en station et en milieu paysan, les formules les plus efficientes sont retenues à l’issue d’une concertation avec la Recherche pour faire l’objet de commande.

Les commandes des intrants (engrais, insecticides, herbicides, fongicides) au sein de la filière coton obéissent donc à des procédures qui sont strictement observées et se résument aux principales étapes suivantes :

-  Rédaction d’un cahier des charges pour la fourniture des intrants en collaboration avec le Programme Coton de l’INERA. Dans ce cahier des charges, il est défini les formules d’engrais et les types de pesticides qui ont été confirmés par l’INERA. Pour le cas spécifique des insecticides, ceux-ci sont sélectionnés selon leur efficacité biologique et tiennent compte de la préservation de notre environnement. En cela, tous les pesticides que la SOFITEX commande sont homologués par le Comité Sahélien des Pesticides (CSP) qui est un organe du CILSS basé à Bamako au Mali.

Par ailleurs, aucun pesticide non homologué par le CSP ne peut entrer sur le territoire national car contrôlé par la Commission Nationale de Contrôle des Pesticides (CNCP) structure basée au sein du Ministère en charge de l’Agriculture.

-  Lancement de l’appel d’offres qui est ouvert à la concurrence avec obligation de respect des prescriptions techniques par les soumissionnaires.

-  Dépouillement et analyse des offres par une commission tripartite composée de représentants de l’Union Nationale des Producteurs de Coton (UNPCB), de la SOFITEX et des chercheurs du Programme Coton de l’INERA.

A la suite des commandes des intrants agricoles, il est opéré un suivi-contrôle rigoureux de la qualité des intrants commandés. Le contrôle de la qualité des intrants est un volet fondamental qui est strictement observé lors du processus de commande des intrants au bénéfice des producteurs. Il est d’abord exigé des soumissionnaires la présentation des bulletins d’analyse délivrés par des laboratoires indépendants agréés autres que ceux des fabricants.

Ensuite, après les livraisons des intrants commandés sur les sites indiqués (à l’échelle des sept régions cotonnières de la Sofitex), une contre-expertise est réalisée par la SOFITEX. Des échantillons sont prélevés dans tous les sites de dépôt par des équipes conjointes SOFITEX/INERA.

Les équipes procèdent à l’anonymat des échantillons prélevés. Ces échantillons anonymisés sont expédiés aux différents laboratoires d’analyse de référence au Burkina Faso. Pour les engrais, il s’agit du Bureau National des Sols (BUNASOLS) qui est une structure de référence pour l’analyse des engrais et pour les pesticides, il s’agit du Laboratoire National de Santé Publique (LNSP) et du Laboratoire de Toxicologie, Environnement et Santé (LATES) de l’Université Ouaga I Pr Joseph KI-ZERBO.

Il faut noter que tous les frais de toutes ces analyses sont supportés par la SOFITEX. Les résultats de ces analyses conditionnent les mises en place auprès des producteurs et le règlement des factures fournisseurs.

Au titre des contre-expertises réalisés sur les intrants de la campagne 2017/2018, ce sont au total 201 échantillons (89 échantillons d’engrais NPK-S-B, 25 échantillons d’Urée 46% N et 87 échantillons d’insecticides) qui ont été prélevés et mis sous anonymat par des équipes conjointes SOFITEX-INERA, puis envoyés à différents laboratoires. Tous les résultats reçus des différents laboratoires dans le cadre des contre-expertises ont conclu à la conformité des intrants livrés, aussi bien pour les engrais que pour les insecticides. Ces résultats sont disponibles et peuvent être consultés en cas de besoin, tout aussi bien auprès des laboratoires concernés qu’au niveau de la SOFITEX.

Il est important de signaler, qu’au regard de l’état des sols et de l’ancienneté des zones dans la production cotonnière, deux formules d’engrais ont été recommandées par la Recherche cotonnière et retenues en zone SOFITEX, à savoir la 14-18-18+6S+1B et la 13-17-17+5S+1B+3,5MgO.

La formule d’engrais 13-17-17+5S+1B+3,5MgO, enrichie en magnésium, est moins acidifiante et mieux adaptée dans le vieux bassin cotonnier, en l’occurrence, sur les sols acides des régions cotonnières de Dédougou, Koudougou (zone de Koudougou), Houndé et Bobo-Dioulasso. L’utilisation d’engrais moins acidifiants est plus que nécessaire pour atténuer la tendance d’acidification des sols qui est l’un des facteurs les plus importants de la baisse de l’efficience des engrais minéraux. La formule 14-18-18+6S+1B peut être mise en place dans les autres zones et régions cotonnières.
Cette formule d’engrais enrichie en magnésium a effectivement été mise en place dans le vieux bassin cotonnier et également à Diébougou.

Au stade actuel de l’évolution de la commercialisation, la région cotonnière de Diébougou qui a reçu l’engrais enrichi en magnésium (apporté sous forme de dolomie) et qui a été mieux arrosée, enregistre les meilleurs rendements au champ. Les producteurs de cette localité pourront être interrogés sur ce sujet. Du reste, dans cette localité, le rendement moyen enregistré est de 849 kg/ha contre 968 kg/ha la campagne précédente. Toujours dans la même localité le producteur DABIRE Sosoan du village de Gagnimé a obtenu un rendement de 1 930 kg/ha contre 1 600 kg/ha la campagne précédente. Cela prouve une fois de plus, que la qualité de l’engrais n’est pas en cause.

Par ailleurs, à l’intérieur d’une même zone de production, les résultats sont meilleurs pour certains qui ont utilisé cet engrais. C’est le cas de la région cotonnière de Houndé, où le producteur NABA Justin appartenant à la SCOOPS-PC Tiendèmènè 2 du village de Koho, a obtenu un rendement au champ de 1 997 kg/ha au cours de la campagne 2017/2018 contre 2 400 kg/ha la campagne précédente.

La SOFITEX tout comme les sociétés cotonnières sœurs que sont SOCOMA et FASO COTON, ont toujours été soucieuses du confort des producteurs (revenus de l’exploitation). Et c’est la raison pour laquelle, en plus de la rotation des cultures qui est préconisée, la SOFITEX met en place des engrais pour la production des autres cultures, notamment les céréales. C’est ce qui explique que les excédents céréaliers se dégagent dans les zones de production cotonnière. De ce fait, le crédit coton qui est fait aux producteurs de coton à travers leurs SCOOPS-PC (nouvelle appellation des GPC au terme de la règlementation OHADA) contient également le crédit intrants céréales. En d’autres termes, c’est le revenu tiré du coton qui rembourse à la fois le crédit coton et le crédit céréales.


Il est important de rappeler qu’il n’y a pas que les zones cotonnières qui ont connu ces difficultés. Les statistiques du Ministère en charge de l’Agriculture (confer conférence de presse du Ministre de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques du 27 novembre 2017) indiquent une baisse de la production céréalière de 0,32% par rapport à la campagne agricole écoulée 2016/2017 au niveau de 17 provinces du Burkina Faso (Kadiogo, Sanmatenga, Zondoma, Namentenga, Boulkiemdé, Passoré, Bam, Kourwéogo, Oubritenga, Oudalan, Yatenga, Komandjoari, Soum, Comoé, Séno, Houet et Kouritenga).

Dans le contexte actuel où ni le coton, ni le maïs, ni le sorgho, ni les arachides, ni le niébé n’ont produit de bons résultats, il est clair que les producteurs de coton qui cultivent également quelques-unes de ces spéculations dans leurs exploitations, se retrouvent dans le désarroi. La SOFITEX comme ses consœurs, reste préoccupée par le dénouement de cette campagne agricole 2017/2018.

C’est la raison pour laquelle, elle avait clairement exhorté depuis les fora d’octobre 2017 les producteurs à accélérer les récoltes, apporter le coton récolté sur les marchés afin qu’il soit pesé et acheminé dans les usines pour permettre d’avoir une visibilité sur le dénouement des crédits internes et externes pour les traiter et apporter les thérapies appropriées en concertation avec les banques qui portent le crédit intrants.

Dans cette perspective, la SOFITEX se mettra en négociation avec les banques concernées pour rééchelonner le crédit sur deux ou trois campagnes et examiner la situation d’endettement interne dans les SCOOPS-PC. Cet engagement a encore été réaffirmé par les trois sociétés cotonnières vis-à-vis du Conseil d’Administration de l’UNPCB au cours de l’Assemblée générale de l’Association Interprofessionnelle du Coton du Burkina (AICB) tenue le vendredi 27 janvier 2018 à Ouagadougou.

Par ailleurs, pour tenir compte de la péjoration du climat, des dispositions seront prises dans le sens de l’exhortation des producteurs à souscrire à l’assurance récolte. En outre, c’est dans le souci d’accroître la résilience des exploitations au stress hydrique que la SOFITEX, en partenariat avec la Banque Mondiale et la Société Financière Internationale (SFI), a initié le Projet d’accès à l’irrigation pour la culture du coton au Burkina Faso.

Ce projet vise l’aménagement des parcelles en cordons pierreux pour une meilleure rétention des eaux de ruissellement et l’implantation de bassins pour retenir l’eau de ruissellement à l’effet de procéder à l’irrigation d’appoint en cas de poches de sécheresse. Pour la prochaine campagne 2018/2019, il sera procédé à l’implantation de deux cent (200) bassins auprès des producteurs répondant à certains critères et ayant souscrit sur la base du volontariat.

S’agissant de la question du retour à la culture du coton Bt, il faut rappeler qu’il a été introduit à l’initiative des responsables de la SOFITEX à partir de 2003 suite aux différentes pertes de production liées à la résistance du principal ravageur des capsules aux insecticides couramment utilisés. Les différents essais conduits en stations de recherche et dans les champs par l’INERA ont montré l’efficacité du gène Bt dans le contrôle des ravageurs carpophages et phyllophages de même que la réduction du nombre de traitements insecticides à l’hectare qui est passé de six (6) traitements en moyenne pour le coton conventionnel à deux (2) traitements pour le coton Bt.

Cela assurait naturellement un confort aussi bien pour les producteurs de coton que pour les sociétés cotonnières, à travers les réductions des volumes de quantités d’insecticides commandés, la réduction de la pénibilité du travail, etc.
C’est le raccourcissement de la fibre qui a entrainé la rupture avec le partenaire MONSANTO et la filière est à la recherche d’un nouveau partenaire avec lequel elle développera de nouvelles semences de coton Bt restaurant les caractéristiques du label coton burkinabé. Des contacts dans ce sens ont été pris depuis décembre 2014 (bien avant la rupture en 2016 avec la firme MONSANTO, ce qui traduit l’élan d’anticipation de la filière) avec la firme allemande BAYER qui a donné son accord de principe. Les négociations ont été freinées avec le processus de rachat de MONSANTO par BAYER qui avait promis de revenir sur la table de concertation avec la filière burkinabé en 2018.

La SOFITEX interpelle les auteurs des messages tronqués afin qu’ils mettent un terme à ces désinformations et tentatives de manipulation de l’opinion publique. En tout état de cause, les acteurs de la filière cotonnière (sociétés cotonnières et producteurs) ont toujours travaillé et travaillent en étroite intelligence pour un solutionnement des difficultés qui ont souvent émaillé l’activité cotonnière.

L’activité agricole est tributaire de beaucoup d’aléas, et cette campagne agricole et cotonnière ne doit pas être considérée comme une fatalité pour les producteurs. Nous devons savoir nous relever de cette situation en nous faisant mutuellement confiance et en utilisant les cadres habituels de concertation au sein de la filière pour évoquer les difficultés et les aplanir. J’exhorte tous les acteurs du monde agricole à rester en prière pour demander à Dieu Tout Puissant de nous gratifier d’une bonne campagne agricole 2018/2019.

Le Directeur Général,

Wilfried A. YAMEOGO
« Commandeur de l’Ordre du Mérite »

mosanto

La campagne agricole n’a pas été reluisante au Burkina Faso. Cultures vivrières et cultures de rente connaissent une chute de rendement liée notamment à des facteurs naturels. Cependant, spécifiquement dans la filière coton, une cabale de dénigrements est en cours avec de fortes odeurs de manipulations sous le sceau de l’incivisme.

Les caprices de dame nature ont été sans clémence pour la filière coton du Burkina. Le faible cumul des précipitations  de 849 mm contre un normal  de 950 mm, avec une très mauvaise répartition  dans le temps et dans l’espace, a plombé la croissance de l’or blanc. Conséquences : des poches de sècheresse freinant la bonne réalisation des opérations de fertilisation. A l’actif de cette baisse de rendement, on peut également citer la prolifération des parasites tels que les chenilles des capsules et les piqueurs suceurs de sève dont les mouches blanches. Les données issues des campagnes capsulaires fixent le niveau de la production prévisionnelle à 563 000 tonnes graines en zone SOFITEX (Société burkinabè des Fibres Textiles) au titre de la campagne 2017-2018 contre les attentes de production de 650 000 tonnes de coton graine soit un taux de réalisation de 87%. Ce qui est toutefois loin d’être catastrophique pour le Burkina Faso.

La fronde pour justifier une défaite électorale à la tête de l’UNPCB

Les causes de la baisse de rendement au champ sont connues. Cependant des individus motivés par des desseins lugubres s’échinent à aller en cabale contre des institutions, voire des personnes physiques. Frustrés d’avoir lamentablement été battus lors des élections pour la désignation des membres de l’Union Nationale des Producteurs de Coton (UNPCB), ils clament à qui veut l’entendre y compris aux sourds, que le président de l’UNPCB, Bihoun BAMBOU est un illettré manipulé par des créanciers de l’Union. Pour rappel monsieur Bihoun BAMBOU est le plus grand producteur de coton au Burkina Faso. Il a été élu par ses pairs, après une crise profonde, pour la constance de ses rendements et sa vision. Il n’est certes pas un intellectuel, mais demeure un producteur averti, brillant qui allie dans ses champs outils modernes et pratiques traditionnelles.

Le Burkina Faso reste ouvert à la biotechnologie

Depuis 2015, après s’être rendue à l’évidence que MONSANTO n’a pas été dans le sens des travaux de recherches souhaité par la filière coton pour apporter les corrections au niveau des caractéristiques des fibres, l’Association Interprofessionnelle du Coton du Burkina (AICB) s’est résolue à rompre son contrat avec la firme américaine. Le retour au coton conventionnel est priorisé dans les champs au détriment du coton Bt dont les limites catastrophiques sont observées au-delà des frontières burkinabè. Il était alors prévu dans les superficies la culture de 100% de coton conventionnel. Cette démarche a été suivie d’une vaste campagne d’explication au cours de laquelle les pro-Monsanto sont restés muets. Le Directeur général de la SOFITEX, Wilfried YAMEOGO, contre vents et marrées a mené la campagne de communication. La SOFITEX est, paradoxalement, infiltrée par des intérêts MONSANTO, prête à torpiller le navire. Les producteurs sensibilisés durant la saison 2016-2017,  se sont mis à l’ouvrage et 544 000 tonnes de coton graine sont récoltées. Le coton 100% conventionnel occupe alors le rang de premier producteur de coton en Afrique. Les raisons de la contre-performance de la production n’ont donc aucun rapport avec l’abandon du coton Bt.

L’incivisme étant le plat de prédilection de certains Burkinabè, des producteurs manipulés par d’anciens responsables de l’UNPCB refusent de s’assumer et invitent les cotonculteurs à ne pas rembourser les dettes contractées dans l’achat des intrants. C’est un acte irresponsable et foncièrement maladroit. A ce rythme tout le monde trouvera le filon pour ne pas s’acquitter de ses dettes.

Le coton n’est pas produit pour être brouté par les moutons

Le Burkina Faso ne rejette pas la biotechnologie. En décembre 2014, avant la rupture avec MONSANTO, la filière coton avait pris contact avec la firme allemande BAYER.  Il convient d’indiquer que BAYER a racheté MONSANTO. Le processus de rachat ayant pris du temps, c’est cette année que le Burkina et BAYER entrent dans le fond des discussions pour établir un partenariat. Objectif : concevoir un nouveau produit devant répondre  aux caractéristiques techniques du coton burkinabè qui avait déjà son label  à l’international. Le marché mondial s’intéresse à la fibre longue du coton et à ce sujet MONSANTO, adepte du coton génétiquement modifié, connait des limites. Deux éléments fondamentaux rentrent dans le négoce du coton : la longueur de la soie et la couleur des fibres. Le rejet de MONSANTO n’est donc pas du seul fait des producteurs burkinabè. Le respect des normes du marché justifie l’option prise par l’AICB. Le coton, en somme n’est pas produit pour être brouté par les moutons. Il faut le rentabiliser.

Le céréale n’est pas épargné

De juin  à août 2018 ce sont au total 620.384 personnes qui seront en insécurité alimentaire au Burkina Faso. La production prévisionnelle rapportée au besoin de consommation céréalière connait un déficit brut estimé à 72 677 tonnes. Le bilan cartographié se présente comme suit : 17 provinces sont déficitaires, 6 provinces en équilibre et 22 provinces sont excédentaires avec pour corollaire une baisse de 0,32% sur les prévisions (4 552 273 tonnes).

L’Etat est dans l’obligation de maintenir et de renforcer les opérations de vente de vivres (25.000 tonnes) à des prix subventionnés dans les boutiques témoins. Plus de 5 milliards sont injectés dans cette opération.

La baisse de rendement  s’explique par différents facteurs naturels : installation précoce des pluies, des régions de déficits pluviométriques en terme de hauteur d’eau, certaines excédentaires, des poches de sècheresses coïncidant avec des stades critiques notamment de floraison, la maturation des cultures, des attaques de chenilles légionnaires d’automne  à tous les stades de développement végétatif des cultures, d’oiseaux granivores dans certaines localités…

Si le Burkina Faso décide de revenir à la production du coton Bt, l’expérimentation scientifique y relatif doit suivre son cours. Ce qui nécessite un certain temps et surtout plus de rigueur dans la désignation de ses partenaires.

KANDOBI YEDA (RadarsBurkina.net)

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Le ministre de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques, Jacob Ouédraogo, a installé dans ses fonctions le tout-nouveau président de l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (UNPC-B), Bambou Bihoun, élu le 28 février 2017, au terme d’un processus de sortie de crise au sein de la faîtière. Au cours de la cérémonie d’installation tenue le samedi 04 mars 2017 à Bobo-Dioulasso, le président Bihoun a décliné les trois priorités de son mandat.
Bambou Bihoun a pris fonction en sa qualité de président élu du Conseil d’administration de l’UNPC-B, ce samedi 04 mars 2017, tournant la page à plusieurs années de crise au sein de la faîtière nationale du coton.Dans son discours d’installation, le ministre Jacob Ouédraogo a dit : « Si nous sommes parvenus aujourd’hui à ce résultat, c’est parce que nous avions la volonté d’en finir avec cette situation de suspicion et de méfiance au sein de l’UNPCB ». Il a invité le nouveau conseil d’administration à placer son quinquennat sous trois signes : « la recherche de la cohésion, la réconciliation et la bonne gouvernance ».
Le ministre Ouédraogo a salué la sagesse des producteurs de coton de toutes les régions du Burkina Faso et la disponibilité des autorités administratives et coutumières de la région des Hauts-Bassins, grâce auxquelles la filière cotonnière nationale peut retrouver ses lettres de noblesse.Le tout nouveau président du Conseil d’administration de l’UNPC-B, Bambou Bihoun, a décliné les trois priorités de son mandat : « l’unité entre les producteurs, le renforcement de la confiance avec les partenaires et le maintien de notre pays à son rang de premier producteur africain de coton ». M. Bihoun a dit être parvenu à ce niveau de responsabilité grâce à son amour pour l’agriculture. Plaçant haut ses ambitions, il a confié que la production cotonnière pour la prochaine campagne agricole excèdera la barre de 600 000 tonnes, enregistrées la saison écoulée.L’administrateur provisoire, Anatole Yaméogo, a exprimé sa joie d’avoir réussi sa mission dans les délais impartis. Au moment où il remet les commandes de l’UNPC-B aux administrateurs élus, M. Yaméogo a exhorté le personnel administratif de la faîtière à rester soudés et à aller au-delà des tensions nées de la crise. « Le plus beau cadeau, c’est le pardon », a-t-il lancé aux producteurs de coton membres de l’UNPC-B.
Pour parvenir à la concorde au sein de la faîtière du coton, il a fallu l’accord du 31 décembre 2016 entre les protagonistes de la crise, signé sous la houlette des ministres de l’Agriculture et des Aménagements Hydrauliques, Jacob Ouédraogo, et de l’Environnement, de l’Economie Verte et du Changement Climatique, Nestor Bassière, et instituant une administration provisoire. Installée le 09 janvier 2017, l’équipe tripartite, avec à sa tête Anatole Yaméogo, a en moins de deux mois, conduit le processus électoral couronné par l’élection de Bihoun Bambou, président du Conseil d’administration de l’UNPC-B, le 28 février dernier.Le ministre Jacob Ouédraogo a appelé le monde rural et toutes les faîtières à tirer leçon de la crise au sein de l’UNPC-B, à prioriser les intérêts communs des producteurs et à cultiver la bonne gouvernance.
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