Le nouveau bureau du RAJ-FC

Le nouveau bureau du RAJ-FC

Le Réseau Africain des Journalistes et Communicateurs de la Filière Coton (RAJ-FC) a  été créé au Burkina Faso afin de soutenir la filière coton en Afrique.  Avec  des  points focaux au Mali et en Côte d’Ivoire, le réseau est une structure regroupant des journalistes et communicateurs engagés.  S’inscrivant dans une perspective de la relance durable de la production cotonnière au Burkina Faso, le réseau a tenu une Assemblée Générale ce samedi 25 Mai 2019 à 10H à Ouagadougou au siège du journal Sidwaya. A l’ordre du jour : bilan des activités, remaniement du bureau, plan d’action pour la relance de la production cotonnière, divers. Pour ce qui est du premier point, le bilan des activités antérieurs a été jugé peu satisfaisant au regard des crises que la filière a connu ces deux dernières campagnes. Toutefois, comme inscrit dans l’ordre du jour, le plan d’action a été passé en revue et des propositions d’actions pertinentes ont été formulées afin de dynamiser le réseau. Pour une exécution efficiente de ses missions, le réseau a  procédé  à un remaniement de son bureau qui  se compose désormais comme suit : Coordonnateur général : Gérard COULIBALY

Secrétaire Générale : Franceline TIEMTORE

Trésorier général : Fomié YE

Trésorier général adjoint : Alberic BATIONO

Secrétaire chargé à l’organisation : Rokiatou OUATTARA

Secrétaire adjoint chargé à l’organisation : Dramane DADIAN

Secrétaire chargé de la formation : Joël ZOUNDI

Secrétaire national chargé de la communication et des relations extérieures : Romeo KOETA

Secrétaire national chargé des projets et suivi- évaluation : Nestor D. NOUFE

Secrétaire national en relation avec le monde rural : Paul GASBEOGO.

L’Assemblée Générale dans son ensemble s’est bien déroulée. Ce sont des membres déterminés à mettre leurs plumes au service de la promotion de « l’or blanc » du  Burkina Faso, qui se sont dit au revoir aux alentours de 12H.

 

Le Conseil des ministres s’est tenu à Ouagadougou, le mercredi 22 mai 2019, en séance ordinaire, de 9 H 30 mn à 15 H 25 mn, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE, Président du Faso, Président du Conseil des ministres. Il a délibéré sur les dossiers inscrits à son ordre du jour, entendu des communications orales, procédé à des nominations et autorisé des missions à l’étranger.

I.1.4. Pour le compte du ministère du Commerce, de l’industrie et de l’artisanat :

– un rapport relatif aux mesures supplémentaires d’accompagnement des producteurs de coton au titre de la campagne 2019-2020.

Le Conseil, dans la perspective d’une relance durable de la production cotonnière au Burkina Faso, a marqué son accord pour l’octroi d’une subvention de onze milliards trois cent trente un millions cent neuf mille huit (11 331 109 008) F CFA destinée à l’apurement des impayés internes des producteurs au titre des campagnes 2017/2018 et 2018/2019. Il a également accepté la subvention de deux milliards trois cent neuf millions six cent mille (2 309 600 000) F CFA accordée par les sociétés cotonnières aux producteurs afin de porter le prix de cession des insecticides de spécialité de 7 800 F CFA à 7 000 F CFA.

A la suite des fora, le Comité de Haut Niveau (CHN) pour la relance durable de la production cotonnière, dont la mise en place a été instruit par son excellence M. le président du Faso, a entamé une tournée en vue d’échanger à leur tour avec  les producteurs. Après s’être rendu  le 06 mai à Manga, c’est respectivement à bobo dioulasso le 9 mai, à Houndé le 10 mai et à kourouma le 11 Mai, que le Comité a tenu ses différentes rencontres. Présidé par M. le ministre en charge du commerce, et composé des ministres respectivement en charge de l’agriculture, des finances et de la recherche, ainsi que des sociétés cotonnières et de l’UNPCB, le Comité a été recueillir sur le terrain les préoccupations des cotonculteurs. Les échanges ont essentiellement portés sur le prix de cessions des intrants, le prix d’achat du coton, l’état des voies pour le transport des productions. Les producteurs sont conscients des efforts sont fournis par le gouvernement ; mais ils souhaiteraient que le prix de cessions des intrants soit encore revu à la baisse et qu’une augmentation soit faite sur le prix d’achat du coton graine qui est fixé à 265 FCFA. Pour ce qui est de l’état des voies, les producteurs de la région cotonnière de n’dorola exhortent le gouvernement à se pencher sur la question. «  Il y a des camions qui tombent de fois avec le coton. Aussi, nous parvenons difficilement à écouler nos légumes car les acheteurs  ne viennent plus à cause de l’état de la route » explique un jeune  producteur de la région.

Le ministre en charge du commerce Harouna KABORE, a rassuré les producteurs que leurs préoccupations sont aussi celles du Comité : «  l’agriculture au Burkina ne sert plus seulement à nourrir la population mais à produire aussi des devises. De ce fait, nous nous devons de prendre à bras le corps vos préoccupations. Nous avons entendus vos cris de cœur et nous vous assurons, qu’ensemble, avec le comité de sage que nous avons mis en place, nous examinerons vos préoccupations et apporterons au fur et à mesure des solutions. Pour ce qui est du prix d’achat du coton, si au cours de la campagne, les tendances du marché nous permettent de faire une augmentation, nous le ferons sans hésiter. Sachez que notre défi n’est pas seulement que le Burkina retrouve la première place ; notre défi avant tout, est que, nos producteurs tirent profits de leur travail. Pour finir, je tiens à vous informer que nous travaillons déjà avec  M. le vice- président de la délégation consulaire régionale de la chambre de commerce et d’industrie des hauts-bassins ici présent, pour que le Burkina Faso puisse avoir, d’ici la campagne à venir, sa première unité de production d’engrais. Si nous parvenons au bout de ce projet, alors il est clair que dans les années à venir le coût de cession des intrants connaitra une baisse ».

Les producteurs ont salués l’initiative  de cette communication de proximité et souhaitent de nombreuses rencontres de ce genre. Partout où il est passé, le comité a été recueillir les bénédictions des chefs de village et des chefs de terre. Le chef de village de n’dorola affirme «  a ne moins que ce ne soit une paresse de la part de certains, nous, les vieux, nous avons levés tous les interdits et avons autorisés tout le monde a commencé les travaux champêtres. Que Dieu nous éloigne de toute crise et qu’il bénisse cette campagne d’une santé de fer et d’une bonne pluviométrie ». Le bilan de cette première tournée du CHN est plus que satisfaisant.

Vive la relance durable de la production cotonnière !

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 2004-2019, 15 ans déjà que l’UNPCB ne ménage aucun effort pour exécuter  un programme de promotion de la culture du coton biologique et équitable avec l’accompagnement des partenaires techniques et financiers. Le programme coton biologique et équitable de l’UNPCB s’intègre dans la vision globale de l’union qui est l’amélioration des conditions de vies des producteurs de coton burkinabé. Le coton biologique se présente ainsi comme une possibilité alternative de production, de diversification des revenus et de production plus protectrice de l’environnement et de la santé des producteurs. L’encadrement des producteurs de coton biologique est assuré par un dispositif de terrain. Ce dispositif joue un double rôle d’appui-accompagnement pour l’adoption de bonnes pratiques agricoles, gage d’amélioration de la productivité, mais aussi, de contrôle interne pour garantir la conformité de la production aux normes biologiques et aux standards du commerce équitable. Afin d’accompagner plus efficacement les groupements de producteurs de coton biologique et équitable, l’UNPCB a procédé au recrutement de seize (16)  Agents de Suivi du coton Biologique (ASB) et  entend renforcer leurs capacités sur les bonnes pratiques agricoles et les exigences de la certification biologique et équitable. Ce renforcement de capacité  a été effectif à travers  une formation du 24 au 26 Avril 2019. Cette formation a abordée des points tels que l’itinéraire technique de la production du coton biologique, la gestion intégrée de la fertilité du sol en culture de coton biologique, la gestion de la qualité du coton graine et des produits de rotation, la production et l’utilisation de la fumure organique, l’identification des ravageurs du cotonnier, la gestion intégrée de ces ravageurs, les exigences des normes biologiques applicables aux produits certifiés par l’UNPCB, les principales exigences de la certification GOTS, les principes du commerce équitable Fairtrade, la prise en compte du genre lors des différentes activités, la prévention du  travail des enfants et la formation  sur les Activités Génératrices de Revenus et les outils de suivi et de collecte des données. Le président de l’UNPCB ainsi que le vice-président et le coordonnateur ont tenus à être présents pour encourager les nouveaux membres de la grande famille UNPCB. « C’est vrai que le travail sur le terrain n’est pas toujours facile mais j’ai foi que vous relèverai le défi. Soyez auprès de nos producteurs des oreilles attentives » tel a été le message du président Bambou BIHOUN à l’endroit des 16 nouvelles recrues. Tout le service agroéconomie de l’UNPCB se réjouit de ce recrutement et pour le chef de service M. Athanase YARA « je suis convaincu que ces jeunes dynamiserons davantage la production du coton biologique ». Les nouveaux ASB étaient quant à eux très satisfaits de la qualité de la formation. Dans les jours qui suivront, ils rejoindront leurs zones respectives au service des vaillants producteurs.

Du 23 au 27 Avril 2019 s’est tenue une séance de formation des nouveaux conseillers de l’UNPCB afin  de les situer sur leurs principales missions qui est d’appuyer les Organisations de Productions de Coton (OPC) à maîtriser leur gestion au moyen d’un système comptable transparent, à instaurer en leur sein une gestion saine et démocratique et partant, maîtriser l’endettement de leurs structures. L’objectif global visé par cette formation était donc de renforcer les connaissances des nouveaux conseillers sur les thématiques qui leur permettront de mieux assurer leur mission d’appui aux producteurs et leurs coopératives. Ainsi, les formateurs se sont appesantis sur des thématiques d’importance cruciale telles que l’organisation et le fonctionnement des OPC, les techniques d’animation de groupes, la filière cotonnière au Burkina Faso (Structuration, Fonctionnement, Outils de gestion), les rôles et attributions d’un Conseiller de Gestion et la responsabilité des Unions, les outils de gestion des OPC et de suivi du COGES, l’approvisionnement en intrants et gestion du crédit au sein des OPC. Pour M. Mady ZONGO, chef de service formation /appui aux OPC de l’UNPCB, « La formation a permis de doter les nouveaux COGES de connaissances qui les rendront efficients dans l’exécution de leur mission. Ils ont par ailleurs été imprégnés du  fonctionnement de la filière coton en général et de l’UNPCB en particulier ». Le président de l’UNPCB M. Bambou BIHOUN n’a pas manqué de passer avec  le vice-président et le coordonnateur pour adresser ses félicitations et encouragements aux nouvelles recrues. «  C’est une joie pour nous de vous accueillir dans la grande famille de l’UNPCB. Sachez que nous comptons sur vous pour contribuer activement à  la relance de la production cotonnière dans vos localités  respectives d’affectation. » S’est-il exprimé. Les nouveaux conseillers désormais outillés se sont engagés à leur tour à être entièrement disponibles pour les producteurs, à travailler avec abnégation afin d’aboutir à des résultats satisfaisants. L’UNPCB est à sa manière entrain d’apporter sa pierre à la relance de la production cotonnière.

20190423_110546Hier mardi 23 avril 2019 à 10H, les acteurs de la filière coton se sont réunis à N’dorola pour le début des fora. Les échanges ont portés sur les résultats de la campagne cotonnière 2018/2019, les perspectives et le plan d’actions pour la campagne 2019/2020. Les nombreuses questions des producteurs ont trouvées des réponses satisfaisantes. Ces derniers  ont salués les actions de l’AICB ainsi que l’accompagnement de l’Etat quant à l’augmentation du prix d’achat du coton et  la réduction des prix de cession des intrants.  Toutefois, les vaillants producteurs exhortent les différents acteurs et décideurs   à redoubler d’efforts en faveur de la filière notamment pour ce qui est du prix de cession des intrants. Les producteurs s’engagent à produire  tout en espérant une bonne pluviométrie. Tout est bien qui finit bien ; c’est sur une note de satisfaction partagée que le premier forum prit fin aux alentours de 15H.

Du 10 au 12 avril 2019, une délégation du Burkina Faso a effectué une mission à Cotonou (Bénin), en vue de participer aux travaux de la 12ème réunion bilan annuelle du Programme Régional de Production Intégrée du Coton en Afrique (PR-PICA). Placée sous l’autorité du Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche de la République du Bénin, cette 12ème réunion bilan PR-PICA, a enregistré la présence d’environ deux cent (200) participants, représentant des structures de Recherche, des Sociétés Cotonnières, des Interprofessions du coton et des Organisations de Producteurs de coton des pays membres du PR-PICA (Bénin, Burkina Faso, Mali, Sénégal, Côte d’Ivoire et Togo), ainsi que des représentants de la Commission de l’UEMOA, de l’ACA, de l’AProCA, de l’ICAC, du CIRAD, du CILSS et des firmes Agro-pharmaceutiques venant du monde entier.
Ce fut un cadre d’échange qui a permis de  prendre en compte les nouvelles préoccupations en matière de protection intégrée du
cotonnier, de gestion de la fertilité des sols, d’amélioration végétale et de renforcement des
capacités de tous les acteurs des filières coton, notamment les producteurs. De l’aperçu sur le déroulement de la campagne cotonnière 2018/2019 dans les pays PR-PICA (Bénin, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal et Togo) aux échanges de groupes entre représentants des pays du PR-PICA et des firmes agro-pharmaceutiques et partenaires techniques et financiers, en passant par l’analyse de la gestion de la fertilité des sols et des itinéraires techniques en culture cotonnière en Afrique de l’Ouest, l’évaluation du comportement des variétés de semences des pays PR-PICA  et la gestion des ravageurs du cotonnier en Afrique de l’Ouest, campagne 2018/2019,  cette réunion fut très enrichissante. Les travaux de la 12ème réunion bilan de PR-PICA se sont terminés donc sur une note de satisfaction partagée.