Samedi 20 décembre 2008 à  10h 00 à  Tiéfora, visite médiatisée à  des producteurs formés aux techniques innovantes de production et de récolte de coton biologique.
Cette visite entre dans le cadre de la promotion des activités du programme de Renforcement du Secteur Coton en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Au cours de cette rencontre, il vous sera présenté les activités de renforcement des capacités des producteurs de coton biologique ; les résultats de ces activités sur les méthodes de travail du producteur. Il vous sera également donné l’opportunité d’assister et/ou de participer à  la récolte du coton biologique de la campagne 2007/2008.

au 15 décembre 2008, cours du coton en franc cfa: 662,48 f cfa

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Au cours de la 67ème réunion plénière du Comité Consultatif International du Coton, le président de l’UNPC B, François TRAORE, a donné son opinion sur l’impact de la crise financière sur les producteurs du coton. C’était le 17 novembre 2008, au cours d’une interview accordée au correspondant de l’AFP.

Vous àªtes producteur, est ce que vous craignez une baisse du cours du coton ?

Evidemment nous craignons la baisse. Elle est déjà  là  d’ailleurs, c’est pourquoi nous nous battons. La baisse a déjà  eu un effet sur les cours. Parce qu’aujourd’hui, si la consommation baisse, cela a un effet sur les cours du coton. En effet, màªme si la production du coton est stagnante, et la capacité financière des consommateurs se réduit, cela a nécessairement un effet sur le marché du coton.

Comment vous organisez vous pour survivre à  cette crise ?

Vous avez écouté le président du Faso qui disait, lors de sa dernière sortie (novembre 2008) en France, que désormais il ne faut plus que l’on parle de mondialisation, ni de finance sans prendre en compte les pays africains. Ces propos, ce sont une façon d’encourager les producteurs. Notre interpellation en tant que telle a été prise en compte par nos autorités.
Eux en se battant et nous, en nous organisant, c’est de cette manière qu’on va changer les choses. Nous croyons en notre capacité à  nous adapter, à  nous faire comprendre et à  nous faire respecter.

Quel est l’impact de la crise sur les sociétés cotonnières, ne craignez vous pas une disparition des sociétés cotonnières ?

Nous sommes actionnaires dans les sociétés cotonnières.
Le Burkina est l’un des rares pays qui se maintien et augmente sa production malgré la longue crise du coton. Cela veut dire que, màªme si une crise arrive, s’il y a des gens déterminés capables de se mettre en cause pour se corriger ; ces gens peuvent se maintenir et leurs activités peuvent avoir encore de beaux jours.

l’UNPC B a participé à  la 67è réunion plénière du Comité Consultatif International du Coton.
Le thème retenu pour cette année est « Technologies pour le développement du coton ». C’est Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso qui a abrité, du 17 au 21 novembre la 67ème plus grande réunion des pays producteurs de coton.

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Première organisation privée suisse de coopération au développement, Helvetas a été fondée en 1955.
Association apolitique et non confessionnelle, elle compte aujourd’hui quelque 43’000 membres, 40’000 donateurs-trices et 16 groupes bénévoles actifs en Suisse.
L’activité principale d’Helvetas est la réalisation de projets de développement à  l’étranger.
En Afrique, en Asie et en Amérique latine, Helvetas s’engage pour améliorer les conditions de vie de populations défavorisées en assurant des besoins fondamentaux tels que l’eau potable, l’alimentation, les revenus, la formation, la paix et la gestion participative.

Dans 20 pays partenaires, Helvetas emploie environ 50 expert (e) s européens ainsi que 400 collaborateurs-trices au niveau local. Dans la plupart des cas, Helvetas dispose d’un bureau de direction de programme. La totalité des activités est coordonnée par le secrétariat général à  Zurich, o๠travaillent actuellement 42 personnes.

Donner de la place au Sud

Une coopération efficace encourage non seulement le développement dans le Sud mais aussi des changements au Nord. En tant qu’association appuyée par une large base, Helvetas s’engage aussi dans toute la Suisse: en plus du siège de Zurich, deux secrétariats, l’un en Suisse romande et l’autre au Tessin, mènent les activités dans les différentes régions linguistiques.

Par un travail d’information et l’organisation de manifestations culturelles, ainsi qu’avec la vente d’articles du commerce équitable, Helvetas veut sensibiliser le public sur les réalités des pays en développement, encourager la solidarité à  l’égard des populations défavorisées, et influencer la politique de développement en Suisse.

Helvetas est le principal partenaire de l’UNPC B dans la mise en œuvre du programme de promotion du coton biologique au Burkina Faso.

L’Union Européenne est un partenariat économique et politique qui réunit vingt-sept démocraties européennes. Elle a pour objectifs, la paix, la prospérité et la liberté pour ses millions de citoyens, dans un monde plus juste et plus sûr.
L’Union Européenne a déjà  des acquis appréciables. Il s’agit entre autres, des voyages et des échanges commerciaux sans frontières, une monnaie unique €“ l’euro €“, des aliments plus sains et un environnement plus vert, de meilleures conditions de vie dans les régions plus pauvres, une action conjointe contre la criminalité et le terrorisme, des communications téléphoniques et des billets d’avion moins chers, des millions de possibilités d’étudier à  l’étranger, et tant d’autres choses encore€¦
Pour obtenir ce genre de résultats, les à‰tats membres ont mis en place des institutions qui « font tourner » l’Union, et ils adoptent la législation promulguée par elle. Les principales de ces institutions sont :
€¢ le Parlement européen, qui représente les populations des à‰tats membres,
€¢ le Conseil de l’Union européenne, qui représente les gouvernements des à‰tats membres,
€¢ et la Commission européenne, qui représente les intéràªts communs de l’Union.

L’UNPC B bénéficie du soutien de l’UE pour la mise en œuvre de ses projets d’amélioration de la fertilité des sols dans les zones de production de coton biologique et de création de mutuelles de santé pour les familles de producteurs de coton.

La Banque mondiale est une source essentielle d’appui financier et technique pour l’ensemble des pays en développement. Ce n’est pas une banque au sens ordinaire du terme. Notre organisation se compose de deux organismes de développement distincts, la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) et l’Association internationale de développement (IDA), et est sous le contrà´le de ses 185 pays membres. La BIRD et l’IDA contribuent chacune d’une manière différente mais complémentaire à  notre mission, qui est de réduire la pauvreté et d’améliorer le niveau de vie des populations à  travers le monde. La BIRD s’occupe des pays à  revenu intermédiaire et des pays pauvres solvables, alors que l’IDA se consacre aux pays les plus pauvres de la planète. Par leur intermédiaire, nous accordons aux pays en développement des pràªts à  faible intéràªt, des crédits ne portant pas intéràªt et des dons dans des domaines très divers éducation, santé, infrastructure, communications et autres.

A travers des projets de développement tel que le PRFC B, PAFASP, le WACIP, la Banque Mondiale accompagne les producteurs de coton du Burkina dans la réalisation de leurs initiatives.

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Un Groupe au service du développement

Institution financière, l’Agence Française de Développement (AFD) est au cœur du dispositif français de l’aide publique en faveur des pays pauvres. Sa mission : participer au financement du développement.
Grà¢ce à  la large gamme d’instruments financiers qu’elle a su développer et enrichir, l’AFD soutient les pouvoirs publics, le secteur privé et les réseaux associatifs locaux pour la mise en oeuvre de projets économiques et sociaux très divers. Elle intervient ainsi dans cinq continents et dans les collectivités d’Outre-mer.
Ses actions en faveur de la croissance économique et de la préservation de l’environnement s’inscrivent directement dans le cadre des Objectifs du Millénaire (OMD). Ces objectifs de développement prioritaires ont été définis en 2000 par les Nations unies, visant à  réduire de moitié la pauvreté dans le monde d’ici à  2015.
L’AFD contribue également à  la préservation des biens publics mondiaux et peut répondre à  des situations de crise. Elle développe aussi des partenariats financiers et intellectuels avec d’autres bailleurs de fonds et s’attache à  défendre l’influence française dans la sphère du développement.
Au plus près du terrain en Afrique, en Asie, dans le pourtour méditerranéen, au Moyen-Orient, en Europe de l’Est et dans l’Outre-mer, l’AFD intervient avec efficacité et réactivité grà¢ce à  son réseau d’agences et à  ses différentes filiales. Le Groupe AFD, c’est plus d’un millier d’agents qui mettent chaque jour leurs compétences, leur savoir-faire et leur engagement au service du développement.

L’AFD appuie l’UNPC B dans la mise en œuvre du Projet de Renforcement de la Filière Cotonnière du Burkina.

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L’Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina a engagé une étude de caractérisation des systèmes agraires de la zone cotonnière du Burkina Faso afin de pouvoir apprécier l’impact de ses activités et adapter ses interventions selon la spécificité des zones cotonnières et des types d’exploitation rencontrés dans celles-ci.
Afin de faciliter et optimiser la réalisation des stages, il est prévu un encadrement pédagogique conséquent.
Cet encadrement pédagogique doit pouvoir àªtre réalisé par les structures d’enseignement, aussi bien française que burkinabé, mais doit inclure aussi des agents de l’UNPCB.
L’élaboration de cette typologie s’appuiera sur les travaux de binà´mes d’étudiants des écoles d’agronomie françaises (Agro Paris Tech et Sup Agro Montpellier) et de l’Université Polytechnique de Bobo-Dioulasso (UPB), Institut du Développement Rural (IDR) dans le cadre d’un stage effectué auprès de l’UNPCB.
Pour mettre au màªme niveau d’information et favoriser les échanges et partages de méthodes entre les différents partenaires, l’UNPC B organise, du 09 au 20 décembre 2008, un atelier de formation de formateurs.
Deux formateurs de Montpellier SupAgro/AgroParisTech, dix enseignants de l’UPB, cinq cadres ou techniciens de l’UNPCB et trois techniciens des sociétés cotonnières y participeront.
Le dernier jour de la formation, les partenaires présenteront le projet d’étude aux représentants des producteurs concernés.
Cette formation permettra à  l’UNPC B de disposer d’un rapport de synthèse, d’un CD-Rom de capitalisation méthodologique sur le diagnostic agraire, d’un bilan et une évaluation permettant d’identifier les enseignants, techniciens, ma&agraveîtres de stage qui vont s’investir dans le projet et d’un protocole commun d’encadrement des étudiants.

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L’Association des Producteurs de Coton Africains a été créée le 22 décembre 2004 à  Cotonou au Bénin. Face à  la crise de la filière coton qui affecte environ 20 millions de personnes en Afrique de l’Ouest et du Centre, des producteurs de coton de douze pays d’Afrique de l’Ouest et du Centre (Burkina Faso, Bénin, Cameroun, Cà´te d’ivoire, Gambie, Ghana, Guinée, Guinée Bissau, Mali, Sénégal, Tchad, Togo) se sont réunis les 21 et 22 décembre 2004 pour analyser la crise qui touche la filière et définir ensemble des stratégies de mobilisation, de positionnement et d’actions qui leur permettent de défendre leurs intéràªts.

Cette rencontre des producteurs avait pour but, d’échanger sur la situation internationale afin de cerner la problématique du coton dans un contexte plus global, puis analyser la situation de crise telle que vécue par chaque pays. Elle a abouti à  la naissance de l’AProCA.

Au sortir de ces travaux, l’AProCA s’est donnée pour mission de défendre les intéràªts des producteurs africains dans un cadre de concertation à  l’échelle continentale. Elle poursuit les objectifs suivants :

– Regrouper l’ensemble des organisations de producteurs de coton exerçant sur le continent africain ;
– Promouvoir la solidarité entre les organisations membres ;
– Favoriser la concertation et la coopération entre les membres pour traiter des questions d’intéràªt commun ;
– Collecter, traiter et diffuser en direction des membres toute information touchant au coton ;
– Défendre les producteurs de coton face à  toute distorsion du marché mondial du coton ;
– à‰changer les expériences entre les organisations membres.
A ce jour, l’AProCA compte treize membres, depuis l’adhésion de la République Centrafricaine en Décembre 2006. L’UNPC B assure la présidence de l’Association.
Le siège de AProCA est à  Bamako au Mali.