J’ai participé à  la rencontre annuelle de l’INERA à  Ouagadougou.
Malgré le nombre de fois auquel j’ai été convié, je suis toujours honoré de participer à  cette réunion des scientifiques car, comme je l’ai toujours dit, la recherche, « c’est la sorcellerie d’un pays ». Elle doit àªtre beaucoup soutenue et protégée.
Au cours de la rencontre, il a été dit qu’il y a des résultats intéressants auxquels la recherche arrive mais qui en général, ne sont pas utilisés.
De plus, le soutien de l’Etat diminue d’année en année et les difficultés des centres de recherche augmentent. Ainsi, pour ce qui est de l’agriculture les terres d’expérimentation sont retirées ou réduites.
Pourtant, la filière coton fait exception. Il est à  remarquer que les résultats de la recherche y sont utilisés. Cela montre que des acteurs bien organisés peuvent exprimer une demande spécifique aux scientifiques. A partir de cette demande des résultats peuvent àªtre produits et utilisés par des acteurs qui y trouvent leur intéràªt.
En exemple, l’UGCPA a passé une convention avec la recherche pour la production d’une semence de sorgho. Cette semence a satisfait les producteurs qui ont obtenu quatre tonnes à  l’hectare alors qu’habituellement ils récoltaient moins d’une tonne à  l’hectare.
Au vu de cela, je me suis dit qu’il est nécessaire de mener une réflexion au niveau politique pour faire progresser l’organisation du monde agricole suivant la voie de la filière comme la loi 14 le permet.
La loi 14 a plus de 8 ans. Pourtant les filières ne sont pas encore bien organisées. Elles ne sont pas toute en mesure d’établir des contrats commerciaux ni des contrats avec la recherche.

L’organisation des producteurs par filière, un passage obligé

On nous dira « donnez du temps aux acteurs pour qu’ils s’organisent ». Cependant, la crise a montré que le long temps que les acteurs vont mettre à  comprendre l’importance d’une telle démarche et à  s’organiser aura des conséquences négatives sur nos conditions de vie. Pour ces raisons, je propose une structuration parfaite des filières stratégiques au Burkina Faso d’ici trois ans.
C’est une obligation de travailler à  instaurer la rigueur dans une profession car au cas contraire, les acteurs économiques coûtent chère à  la nation. Ces acteurs contribuent de manière insuffisante à  leur propre survie à  plus forte raison, ils n’ont pas la capacité d’aider la nation. La nation, elle non plus ne peut leur apporter de l’aide s’ils ne s’imposent pas une discipline.
L’organisation des producteurs par filière peut permettre une bonne collaboration entre producteurs, également entre producteurs et chercheurs.
La recherche, elle aussi, ne doit pas se contenter du nombre de personnes qui travaille pour elle. Elle doit se soucier surtout du nombre de personnes satisfaites par ces travaux, de la valeur des résultats obtenus, de leur utilisation et de ce qui doit àªtre adapté.
C’est avec l’augmentation des revenus des 80% de la population que l’Etat peut mieux contribuer à  la recherche et les acteurs aussi.
L’expérience acquise grà¢ce à  certains déplacements, me fait dire qu’une des clés de la réussite de certains pays comme le Brésil se trouve dans la dynamique et l’adaptation des réussites scientifiques aux besoins des acteurs.
J’apprécie la représentation des acteurs au sein de ce cadre de concertation des scientifiques ; j’ai espoir que ce type de cadre va s’étendre à  d’autres acteurs mieux organisés pour que les résultats de la recherche soient bien utilisés. Ainsi il y aura un changement effectif dans nos modes de production.

Bobo Dioulasso, le 24 décembre 2009

François TRAORE

Docteur Honoris Causa

Président de UNPC B

Président de AProCA

****Le Président, le Conseil de Gestion, les producteurs de Coton et les salariés de l’UNPC B vous souhaitent une année 2009 de santé, de paix et de meilleurs cotations du coton****

Afin de donner toutes les garanties de succès au coton biologique et équitable burkinabè sur le marché international, l’UNPC B incite ses membres à  produire et à  stocker l’Or blanc suivant des méthodes innovantes et appréciées.
Depuis le lancement du programme de coton biologique, la fa&agraveîtière apporte, en collaboration avec d’autres institutions, un appui-conseil de proximité aux producteurs engagés dans le coton biologique.
Pour la campagne 2007/2008, l’UNPC B a demandé le soutien du Programme de Renforcement du Secteur Coton en Afrique de l’Ouest et du Centre (WACIP) pour l’acquisition de sacs et de toiles en coton pour les activités de récolte et de stockage.
Le WACIP est un projet financé par le gouvernement américain à  travers l’Agence des Etats Unis pour le Développement International (USAID). Grà¢ce à  l’appui du WACIP, l’UNPC B a pu fournir 600 tonnes de coton graine de qualité au Consortium Limited Brands pour une gamme de lingerie, 100% coton bio équitable du Burkina Faso vendue par la firme Victoria’s Secret.
Convaincu par ce succès, le WACIP a, pour la campagne 2008/2009, accordé une deuxième subvention pour l’acquisition des dits matériels ainsi que pour la fumigation des containers pour le transport international du coton biologique.
Ce précieux partenaire de l’UNPC B voit au coton biologique, un marché de niche, pour l’amélioration des revenus des producteurs et surtout des productrices.
L’UNPC B, dont la vision s’apparente à  celle de son partenaire, s’est investi dans l’amélioration des compétences de ses membres qui cultivent le coton suivant les normes biologiques.
Elle a ainsi formé des paysans au rà´le de relais. Elle a formé l’ensemble des producteurs et productrices engagés pour la campagne, soit 6 000 dont plus de 2 000 femmes à  l’utilisation du nouveau matériel pour la récolte et le stockage du coton graine.

Samedi 20 décembre 2008 à  10h 00 à  Tiéfora, visite médiatisée à  des producteurs formés aux techniques innovantes de production et de récolte de coton biologique.
Cette visite entre dans le cadre de la promotion des activités du programme de Renforcement du Secteur Coton en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Au cours de cette rencontre, il vous sera présenté les activités de renforcement des capacités des producteurs de coton biologique ; les résultats de ces activités sur les méthodes de travail du producteur. Il vous sera également donné l’opportunité d’assister et/ou de participer à  la récolte du coton biologique de la campagne 2007/2008.

au 15 décembre 2008, cours du coton en franc cfa: 662,48 f cfa

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Au cours de la 67ème réunion plénière du Comité Consultatif International du Coton, le président de l’UNPC B, François TRAORE, a donné son opinion sur l’impact de la crise financière sur les producteurs du coton. C’était le 17 novembre 2008, au cours d’une interview accordée au correspondant de l’AFP.

Vous àªtes producteur, est ce que vous craignez une baisse du cours du coton ?

Evidemment nous craignons la baisse. Elle est déjà  là  d’ailleurs, c’est pourquoi nous nous battons. La baisse a déjà  eu un effet sur les cours. Parce qu’aujourd’hui, si la consommation baisse, cela a un effet sur les cours du coton. En effet, màªme si la production du coton est stagnante, et la capacité financière des consommateurs se réduit, cela a nécessairement un effet sur le marché du coton.

Comment vous organisez vous pour survivre à  cette crise ?

Vous avez écouté le président du Faso qui disait, lors de sa dernière sortie (novembre 2008) en France, que désormais il ne faut plus que l’on parle de mondialisation, ni de finance sans prendre en compte les pays africains. Ces propos, ce sont une façon d’encourager les producteurs. Notre interpellation en tant que telle a été prise en compte par nos autorités.
Eux en se battant et nous, en nous organisant, c’est de cette manière qu’on va changer les choses. Nous croyons en notre capacité à  nous adapter, à  nous faire comprendre et à  nous faire respecter.

Quel est l’impact de la crise sur les sociétés cotonnières, ne craignez vous pas une disparition des sociétés cotonnières ?

Nous sommes actionnaires dans les sociétés cotonnières.
Le Burkina est l’un des rares pays qui se maintien et augmente sa production malgré la longue crise du coton. Cela veut dire que, màªme si une crise arrive, s’il y a des gens déterminés capables de se mettre en cause pour se corriger ; ces gens peuvent se maintenir et leurs activités peuvent avoir encore de beaux jours.

l’UNPC B a participé à  la 67è réunion plénière du Comité Consultatif International du Coton.
Le thème retenu pour cette année est « Technologies pour le développement du coton ». C’est Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso qui a abrité, du 17 au 21 novembre la 67ème plus grande réunion des pays producteurs de coton.

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Première organisation privée suisse de coopération au développement, Helvetas a été fondée en 1955.
Association apolitique et non confessionnelle, elle compte aujourd’hui quelque 43’000 membres, 40’000 donateurs-trices et 16 groupes bénévoles actifs en Suisse.
L’activité principale d’Helvetas est la réalisation de projets de développement à  l’étranger.
En Afrique, en Asie et en Amérique latine, Helvetas s’engage pour améliorer les conditions de vie de populations défavorisées en assurant des besoins fondamentaux tels que l’eau potable, l’alimentation, les revenus, la formation, la paix et la gestion participative.

Dans 20 pays partenaires, Helvetas emploie environ 50 expert (e) s européens ainsi que 400 collaborateurs-trices au niveau local. Dans la plupart des cas, Helvetas dispose d’un bureau de direction de programme. La totalité des activités est coordonnée par le secrétariat général à  Zurich, o๠travaillent actuellement 42 personnes.

Donner de la place au Sud

Une coopération efficace encourage non seulement le développement dans le Sud mais aussi des changements au Nord. En tant qu’association appuyée par une large base, Helvetas s’engage aussi dans toute la Suisse: en plus du siège de Zurich, deux secrétariats, l’un en Suisse romande et l’autre au Tessin, mènent les activités dans les différentes régions linguistiques.

Par un travail d’information et l’organisation de manifestations culturelles, ainsi qu’avec la vente d’articles du commerce équitable, Helvetas veut sensibiliser le public sur les réalités des pays en développement, encourager la solidarité à  l’égard des populations défavorisées, et influencer la politique de développement en Suisse.

Helvetas est le principal partenaire de l’UNPC B dans la mise en œuvre du programme de promotion du coton biologique au Burkina Faso.

L’Union Européenne est un partenariat économique et politique qui réunit vingt-sept démocraties européennes. Elle a pour objectifs, la paix, la prospérité et la liberté pour ses millions de citoyens, dans un monde plus juste et plus sûr.
L’Union Européenne a déjà  des acquis appréciables. Il s’agit entre autres, des voyages et des échanges commerciaux sans frontières, une monnaie unique €“ l’euro €“, des aliments plus sains et un environnement plus vert, de meilleures conditions de vie dans les régions plus pauvres, une action conjointe contre la criminalité et le terrorisme, des communications téléphoniques et des billets d’avion moins chers, des millions de possibilités d’étudier à  l’étranger, et tant d’autres choses encore€¦
Pour obtenir ce genre de résultats, les à‰tats membres ont mis en place des institutions qui « font tourner » l’Union, et ils adoptent la législation promulguée par elle. Les principales de ces institutions sont :
€¢ le Parlement européen, qui représente les populations des à‰tats membres,
€¢ le Conseil de l’Union européenne, qui représente les gouvernements des à‰tats membres,
€¢ et la Commission européenne, qui représente les intéràªts communs de l’Union.

L’UNPC B bénéficie du soutien de l’UE pour la mise en œuvre de ses projets d’amélioration de la fertilité des sols dans les zones de production de coton biologique et de création de mutuelles de santé pour les familles de producteurs de coton.