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Le vendredi 31 octobre, l’UNPC B organise en partenariat avec l’Union Européenne, ICCO, Helvetas, la journée de présentation du programme « Fertilité des sols dans les zones de production biologiques ».
Cet évènement se déroulera à  Ouada, une localité de la province du Boulgou au Burkina Faso.

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La rencontre, devenue traditionnelle, gouvernement €“ secteur s’est tenue cette année le 20 octobre, toujours à  Bobo Dioulasso. J’ai représenté les producteurs de coton du Burkina à  ce cadre de concertation annuel, initié par le gouvernement pour échanger avec le secteur privé.
Cette année, la réflexion a porté sur «Décentralisation et développement du secteur privé. Quelle synergie pour l’émergence du tissu économique local dynamique ? ». Ce thème est d’une importance capitale car le développement ne peut se faire que si les acteurs à  la base participent de manière organisé à  l’économie.
Les acteurs du secteur privé avaient au préalable, plus précisément en septembre, organisé un atelier sur les objectifs et les plans d’action issus des rencontres précédentes. Les conclusions de cet atelier ont été soumises au gouvernement.
La 8ème rencontre a été l’occasion de faire le point sur les actions menées et celles qui n’ont pu l’àªtre.
Le Premier Ministre a apprécié cette initiative, en particulier l’approche. Le fait que les gens (interlocuteurs du gouvernement) (viennent à  lui) fassent preuve de professionnalisme en s’adressant au gouvernement, à  travers une structure organisée (et professionnelle).
Ainsi organisés, il est plus sûr que les gens connaissent bien leur problème, le pose de manière claire et ont aussi des solutions à  proposer. Ils ne sont plus à  s’alarmer et à  demander à  ce qu’on crée les solutions pour eux.
J’ai trouvé cette analyse très importante, surtout qu’elle a été, plustard, confirmée par l’intervention d’un entrepreneur spécialisé dans la commercialisation du karité.
Il a exposé le problème dans lequel se trouve actuellement la filière karité : l’année dernière, le marché du karité était tellement porteur que les intermédiaires l’ont acheté à  des prix intéressant chez les producteurs. Seulement, l’engouement était tel qu’ils ont pris les noix de karité proposées sans tenir compte de la qualité.
La conséquence a été que karité du Burkina n’a pas été apprécié sur le marché international et cette année, il est difficile aux intermédiaires de passer des contrats avec leurs partenaires internationaux et certains d’entre eux ont toujours (ont toujours dans les mains) des stocks de l’année dernière dans leurs mains.
Le ministre de l’Agriculture, dans sa réponse, a abondé dans le màªme sens que le Premier Ministre. Il a appelé les intervenants dans le secteur agro économie, à  s’organiser en filière. Car il est difficile à  l’administration de les aider s’ils n’ont pas une structure cohérente. Màªme si l’appui est du devoir de l’Etat et, contribue à  l’autonomie de nos filières ; màªme si cela peut sembler paradoxal.
Il a ainsi donné l’exemple de la filière cotonnière qui tient malgré les crises successives parce que ses acteurs sont organisés.
Le Premier Ministre est revenu sur la nécessité d’àªtre organisé et discipliné. L’organisation donne la discipline, et lorsque l’on est discipliné, on a la capacité pour mieux faire, pour abattre un travail de qualité.
Si la qualité d’un produit est décriée, le gouvernement est affaibli dans ses négociations à  l’international. Ainsi, il y a quelques années, le Burkina était l’un des meilleurs producteurs de haricot vert dans la sous région, il a perdu sa place à  cause de la qualité en baisse de sa production.
Lorsque la filière cotonnière et aussi l’UNPC B, sont cités comme modèle parce qu’elle s’efforce d’instaurer la discipline en son sein ; je suis gàªné car la discipline que nous nous donnons en notre sein n’est pas aussi rigoureuse partout.
D’ailleurs, beaucoup de nos détracteurs ne sachant pas ce que la discipline veut dire la comprennent comme une pression (force ) faite aux producteurs..
Je pense que nous devons aller au-delà  des attentes d’organisation et de discipline du gouvernement.
Je comprends le Premier Ministre lorsqu’il prévient qu’il voudra de moins en moins rencontrer, recevoir des acteurs non organisées venant avec une liste de revendication.
Je souhaite que l’on ne laisse pas trop de temps à  l’inorganisation car la mondialisation n’attend pas.
Plus on prend du temps, plus on est avalé. Le Burkina Faso qui est à  80% rural travail.
Dans la tradition africaine, et màªme actuellement dans tous nos villages, des règles de discipline existent.
Pourquoi ne remonte €“ t- elle pas au niveau national ? Dans notre commerce avec l’international ?
Je souhaite voir de la discipline dans d’autres filières pour protéger la nà´tre. Au cas contraire, il risque d’avoir des révoltes dans notre filière cotonnière car les acteurs pourraient àªtre par le fait que cette màªme rigueur n’existe pas partout.

L’UNPC B est entrain d’organiser la commercialisation du maà¯s pour la campagne 2008 2009, nos structures s’attèlent à  la collecte d’information sur la quantité et la qualité du maà¯s qui pourraient nous àªtre livré. Nous profiteront de cette volonté exprimée par le gouvernement pour lui présenter une quantité de maà¯s d’une qualité bien définie que nous voudrons commercialiser avec son soutien.
Nous avons pris des contactes avec des partenaires commerciaux mais, nous avons besoin de l’appui du gouvernement ; encore plus maintenant que nous connaissons ces attentes.
Je remercie le gouvernement pour l’appui apporté à  la production, particulièrement au cours de cette campagne durant laquelle il a facilité aux agriculteurs, l’accès aux semences et aux intrants. La campagne agricole a été bonne, mais nous savons qu’il pourrait avoir des spéculations sur les céréales et cela ne permettra pas aux producteurs de gagner.
En agriculture, lorsque l’on produit bien mais vendons mal, cela provoquer une famine l’année qui suit.
Pour terminer, je remercie le gouvernement burkinabè son initiative de dialoguer de manière franche avec le secteur privé et je me dis que si nous avons tous la màªme vision, des pas doivent àªtre faits vers le développement.

Bobo Dioulasso, le 22 octobre 2008
François TRAORE
Docteur Honoris Causa
Président de l’UNPC B
Président de l’AProCA

Les prix du coton ont aligné une sixième semaine consécutive de baisse, tombant au plus bas depuis mai 2007, alors que la persistance de la crise financière continue d’assombrir les perspectives pour la demande de textile.

La nouvelle semaine noire qu’ont vécu les marchés financiers, en dépit des interventions massives des autorités aux Etats-Unis et en Europe (injection de capitaux, baisses des taux des banques centrales, nationalisations) ont alimenté les craintes d’un brusque ralentissement économique.

Par rapport à  d’autres matières premières, « la demande de coton est plus liée à  la croissance économique », explique Hussein Allidina, de Morgan Stanley.

Les matières premières destinées à  l’alimentation, vitales, sont moins touchées, car leur consommation est moins affectée en cas de ralentissement économique.

Signe que la crise commence à  peser sur la consommation, les ventes de détail aux Etats-Unis marquent sérieusement le pas, souligne M. Allidina.

Les ventes hebdomadaires des cha&agraveînes de magasins aux Etats-Unis n’ont progressé que de 0,1% au cours de la semaine dernière, après quatre semaines de baisse, selon le Conseil international des centres commerciaux (ICSC).

Alimentant les craintes des investisseurs, le Fonds monétaire international (FMI) a nettement revu à  la baisse sa prévision de la croissance mondiale pour 2009, à  3,0%, celle des pays développés ne devant pas dépasser 0,5%.

Le vendredi 10 octobre, vers 15H30 GMT, le contrat pour livraison en décembre, contrat de référence, valait 49,60 cents la livre, un prix plus vu depuis mai 2007, contre 57,41 cents la livre vendredi dernier.

L’indice Cotlook A, moyenne quotidienne des cinq prix du coton les plus faibles sur le marché physique dans les ports d’Orient, valait 63,20 dollars, contre 68,35 dollars vendredi dernier.

Le 18 septembre, j’étais l’un des rares leaders des agriculteurs africains à  participer, à  Crans Montana, en Suisse, à  une rencontre organisée par IDEAS centre, une ONG qui n’est pas à  sa première action d’accompagnement des pays en développement.
La mondialisation, le développement, la lutte contre la pauvreté, l’alimentation, le coton, les relations entre l’Afrique et la Chine, ont été des questions que les experts ont longuement discutées au cours de cette rencontre.

Il faut réorienter les investissements vers l’agriculture

Les représentants des Etats africains présents ont reconnu que l’agriculture africaine n’a pas bénéficié de suffisamment d’investissements. Beaucoup d’intervenants ont cité le Programme d’Ajustement Structurel (PAS) comme un élément ayant désorienté les politiques de développement en Afrique ; heureusement, ils n’en font pas la seule cause du retard de notre agriculture.
Avant comme après le PAS, grand-chose n’a pas été mis dans l’agriculture africaine et naturellement cette activité n’a pas produit les résultats attendus.
Autant nos décideurs sont responsables de cette situation, autant certains des partenaires au développement ont leur part de responsabilité.
L’Afrique reste pauvre. Sauf que cette pauvreté est moins apparente en ville car les décideurs et leurs partenaires ont toujours veillé à  ce que les grandes villes aient l’essentiel (les hà´pitaux, les écoles, les routes).
Cela pour une raison simple : si ceux qui comprennent français ont le minimum, les décideurs sont rassurés car ce sont ces lettrés qui dispose d’assez d’information pour choisir objectivement et librement qui voter ; et lorsqu’ils ne sont pas satisfaits, ils revendiquent!
Les partenaires sont au courant de ce procédé. Ceux qui font le « business » en Afrique savent que c’est sur la bouche des gens des villes qu’il faut mettre l’huile pour qu’il n’y ait rien.
Je trouve qu’il est temps que cette manière d’agir soit complètement revue. Il faut que les citoyens vivants en campagne, surtout qu’en Afrique, ils sont largement plus de la majorité, bénéficient des màªmes privilèges que ceux de la ville!
Un représentant de l’Inde à  dit, à  Crans Montana, aux représentants de l’Afrique « Respectez vos agriculteurs ». De retour à  Bobo, pendant que je menais ma réflexion, j’ai entendu sur RFI, qu’une entreprise a renoncé à  installer son usine de construction de voiture dans une localité parce que les paysans s’opposaient. Cela laisse croire que l’Inde applique déjà  ce que son représentant a demandé durant la réunion.
Il est important que le paysan soit respecté si on veut sauver l’économie mondiale.
Pour le prouver, je donne l’exemple des Accords de Partenariats Economiques.
Si l’Union Européenne veut que l’on signe les APE, c’est simplement pour lui permettre de vendre tout ce qu’elle veut en Afrique, et si elle veut vendre, il faut que nous puissions acheter. Alors que pour le faire, il faut que nous ayons pu vendre quelque chose !
En résumé, l’application des APE suppose que tout les africains ait un revenu, le minimum au moins ; sinon, l’autre solution est que l’Afrique continue de s’endetter pour répondre aux besoins que l’on crée en elle.
Si nous choisissons la première voie, vendre, il y a des actions à  réussir. Entre autres, désenclavés tous les terroirs en Afrique. Il faut aller au delà  des grandes villes, tracer des voies jusque dans les villages pour que la majorité de la population puisse accéder au marché.
Je ne sais pas combien de temps il faudra aux pays pauvres pour disposer des moyens afin de construire des voies de communication. Mais ce dont je suis convaincu, est que tant que le milieu rural n’est pas désenclavé aucun programme de développement ne donnera des résultats durables.
A mon avis, la communauté internationale doit contribuer pour les actions essentielles. Il s’agit principalement du désenclavement, de l’intégration des producteurs dans l’économie mondiale, etc.
Il y a quelques années, nous avions offert une chance à  la communauté internationale de montrer sa bonne foi et sa motivation pour un monde équitable. Nous demandions aux pays riches de donner un symbole qui ne leur coutait rien sur le plan financier et économique mais ils n’ont rien fait jusqu’à  l’heure.
Ils sont enthousiastes pour la mondialisation, mais je pense qu’ils ne sont pas économistes sinon ils auraient mis tout le monde dans l’économie. Mais, du moment qu’ils n’ont pas réussit avec le coton, une spéculation qui n’est pas leur seule source de revenu et encore, n’est pas parmi les plus rentables pour eux, que peut on encore attendre €¦€¦€¦

La peur de l’Occident face au partenariat de l’Afrique avec la Chine


J’ai aussi écouté la peur que suscite le partenariat Afrique – Chine.
Lorsque j’entends les mises en gardes, j’ai honte. La Chine, qui n’est qu’à  59 ans de sa révolution, cherche une amitié avec l’Afrique qui expérimente déjà  des chemins de développement ; et cette relation toute naissante fait peur à  des gens qui sont bien installés en Afrique. Un continent qui a communiqué presque exclusivement avec l’Occident pendant plusieurs siècles.
Je pense que l’Occident doit avoir le courage d’analyser son partenariat avec l’Afrique, il ne doit pas s’inquiéter de l’arrivée de la Chine, mais l’observer pour tirer expérience de son approche.
La Chine a d’ailleurs bénéficié de l’expérience des pays de l’Europe pour se développer et entrer en Afrique bien que ces pays n’aient pas les màªmes manières d’agir.
« Ceux qui veulent notre bien » disent que la Chine va endetter et exploiter l’Afrique. N’est ce pas parce qu’ils pensent qu’elle va faire comme eux ?
Qu’ils le disent clairement car certaines relations ont laissé des habitudes malsaines dans les comportements des politiques et de la population africaine. Des habitudes que l’on craint que la Chine ne prenne.
Sinon, l’image que nous avons du Chinois est celui du patriote, de l’homme intègre, et pràªt à  aider son compatriote.
Si les chinois sont fières de leur culture et donc de leur comportement, je ne vois pas pourquoi ils vont changer en Afrique ? Peut àªtre vont-ils plutà´t influencer les africains vers ce comportement patriote et fier.
Les chinois, màªme s’ils sont gentils, ne peuvent àªtre des faiseurs de miracles pour l’Afrique. Les chinois peuvent avoir des limites et peuvent faire des erreurs. Mais les africains doivent àªtre assez responsables pour abandonner les mauvaises habitudes, sinon elles peuvent faire glisser nos nouveaux partenaires vers des comportements opportunistes.
Je pense qu’il n’y a pas de mondialisation à  demi mesure. O๠la mondialisation nous concerne tous, nous permet de communiquer avec qui l’on veut, o๠il n’y a pas de mondialisation !

Investir dans l’utile pour sauver l’économie mondiale

Sur la question de la crise financière, je pense qu’on ne met pas l’argent là  o๠c’est utile. L’argent à  ses règles. Dans les pays développés, il y a de moins en moins de secteurs d’investissements nécessaires et rentables comparés aux pays pauvres.
Lorsqu’on n’investi pas dans le nécessaire, cela se ressent. En ce moment l’argent circule que dans les transactions.
Conséquence : des subventions aux producteurs on se retrouve aux subventions aux banques !
Je pense que beaucoup d’investisseurs doivent réapprendre leurs leçons d’économie sinon la crise risque d’àªtre permanente.

Je le dit parce que si j’analyse la crise en la comparant à  ce qui pourrait arriver dans une exploitation agricole, la solution est évidente. En tant que paysan, je sais que si je n’investi pas là  ou c’est utile, mon argent peut me créer des problèmes !

L’initiative du caucus et surtout les idées qui ont été débattues, des opinions exprimées au cours de cette rencontre me rassurent car que des gens se soucient encore des problèmes que nous vivons.
Je remercie IDEAS qui, depuis toujours, a montré sa volonté à  travailler et à  accompagner l’Afrique.
Je suis convaincu qu’un jour il y aura des retombées positives de tous ces débats qui ont pu se mener grà¢ce à  elle.
Bobo Dioulasso, le 03 octobre 2008

François TRAORE
Docteur Honoris Causa
Président de l’UNPC B, Président de l’AProCA

Dans la dernière semaine du mois d’août, précisément les 27, 28, 29 août 2008, j’étais à  Grand Bassam en Cà´te d’Ivoire pour assister à  la septième réunion du comité de pilotage du programme régional de protection intégrée du cotonnier en Afrique (PR PICA).
Le PR PICA est un programme animé par les directeurs de production des sociétés cotonnières de l’Afrique de l’Ouest et des scientifiques de cette région spécialistes du coton.
Ce programme a pour but de lutter contre le parasitisme, de contribuer à  l’augmentation des rendements du coton, à  l’amélioration de la qualité du coton pour l’amélioration du revenu du producteur et à  plus long terme pour lutter contre la pauvreté.
Des échanges que j’ai eu avec les membres de ce programme, il ressort que l’idée qui a abouti à  la création du PR PICA, était la nécessité de créer un cadre de travail, regroupant les responsables de production et les chercheurs, des personnes dont la synergie permettait nécessairement d’innover pour lutter contre les invasions parasitaires et aussi augmenter de façon remarquable le taux de rentabilité du coton. Les représentants de cinq pays sur les six qui le constituent, étaient présents.
Selon ses membres, cette organisation n’est pas fermée. Elle a des relations avec les directions de production des pays non membres et elle espère avoir plus d’adhérents dans le futur.
Au cours de la rencontre, les échanges ont porté, entre autres, sur les dates de semis, le parasitisme, la semence, le dosage de l’engrais, la fertilisation des sols à  partir de la matière organique.

J’ai été invité à  participer à  cette rencontre au nom des producteurs de coton Africains. C’est avec honneur que j’ai répondu à  cette invitation parce que je trouve que le PR PICA est la structure qui restait à  créer.
Après la création de l’ACA, organisation des décideurs des sociétés cotonnières, et AProCA, l’organisation pour les échanges entre producteurs de tout le continent, il manquait le cadre de concertation des responsables chargés de la production cotonnière et des chercheurs qui étudient le coton.
Le PR PICA doit venir en complément dans le système d’organisation de la filière cotonnière africaine. Ses relations avec les autres grands regroupements de la filière ne sont pas forcément égalitaires, elles peuvent àªtre complémentaires. Cette organisation des directeurs de production et des chercheurs, peut avoir des relations complémentaires avec l’ACA, organisation des responsables des sociétés cotonnières, qui emploient les membres du PR PICA.
Un programme, comme le PR PICA, est très important car, de nos jours l’Afrique est confrontée à  un problème de productivité.
A mon avis, des structures comme le PR PICA devraient exister dans toutes les régions de l’Afrique. Elles pourraient échanger entre elles et communiquer plus facilement avec des organisations cotonnières panafricaines (ACA, APRoCA€¦..).
Pour une filière cotonnière forte, AProCA pense que, autant il faut avoir des producteurs expérimentés des directeurs généraux organisés, autant les directeurs de production et les chercheurs doivent pouvoir disposer de tous les moyens, pouvoir échanger afin de mieux accompagner les producteurs de coton.

Lorsque la crise touche les techniciens chargés de la production

La crise financière que traverse les sociétés cotonnières a touché d’autres acteurs de la filière auxquels ont ne pense pas immédiatement : La recherche sur le coton, elle que les sociétés cotonnières ont toujours appuyé, a des difficultés à  cause de cette crise.
La crise était telle que les directeurs de production et les chercheurs ne pouvaient plus faire vivre normalement leur programme commun parce que les sociétés cotonnières n’avaient plus assez de moyens pour les soutenir.
Les difficultés dans lesquelles se trouve le PR PICA touchent les producteurs de coton. Car si le PR PICA disposait de moyens, il allait contribuer de manière plus significative à  réaliser beaucoup de nos attentes.
Vu son importance pour l’évolution de nos filières cotonnières, je me sens, en tant que producteur de coton concerné par les difficultés qu’il traverse.
Le PR PICA contribue aussi à  la cohérence des relations entre direction de production, direction commerciale ; au lien entre vente et production.
J’appel nos Etats africains à  venir à  son aide car il peut faire avancer la recherche dans nos pays. Je souhaite que les chercheurs se donnent la main, que les autres instituts de recherches soient solidaires avec le PR PICA.
Les partenaires au développement doivent soutenir ce programme d’appui à  la production pour qu’il devienne une grande organisation d’o๠naissent les innovations pour l’avancée de la filière cotonnière africaine.

Bobo Dioulasso, le 05 septembre 2008

François TRAORE
Docteur Honoris Causa
Président de AProCA

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L’intégralité du discours de AProCA à  la cérémonie d’ouverture du séminaire inaugural de l’Université du Coton.

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OUAGADOUGOU, Burkina-Faso, 16 septembre 2008/African Press Organization (APO)/ Discours d’ouverture

Monsieur le Représentant du Secrétariat du Groupe ACP,

Monsieur le Président du COS-coton,

Monsieur le Représentant du Ministère du Commerce,

Monsieur le Représentant du Ministère de l’Agriculture,

Mesdames, Messieurs les Ambassadeurs et Chefs de coopération des Etats membres de l’Union européenne,

Messieurs les membres de l’AICB,

Honorables invités,

Mesdames et Messieurs,

C’est avec un réel plaisir que je prends la parole pour vous souhaiter la bienvenue à  l’occasion de cette conférence sur le coton génétiquement modifié.

Le coton est une culture importante en Afrique. Il est cultivé dans plus de 30 pays Africains, dont certains parmi les pays les plus pauvres du monde. De plus, il est surtout le fait de petits planteurs, dont les revenus familiaux sont généralement inférieurs aux revenus moyens des familles dans les pays concernés. Le coton est aussi fortement lié à  la sécurité alimentaire. On le produit dans des exploitations produisant du maà¯s, du mil, du manioc et d’autres cultures vivrières. La culture du coton signifie souvent un accès au crédit et aux intrants et, par conséquent, des rendements plus importants pour les cultures vivrières. Le coton est aussi important en termes de création d’emplois. La FAO a estimé que l’emploi total attribuable au coton au niveau des exploitations agricoles du Burkina Faso, Mali, Benin et Tchad comptait à  lui seul pour 2 millions de travailleurs. Pour ces raisons, le coton occupe une place spéciale dans la coopération entre l’UE et l’Afrique.

Vous vous souviendrez de la baisse historique du prix du coton au début de ce siècle. L’UE reconnût rapidement les difficultés que cette situation causait aux les pays producteurs de coton en Afrique. En réponse à  cela, la Commission Européenne a organisé en juillet 2004 à  Paris un Forum sur le Coton, afin de réunir les représentants Africain et Européens. Le résultat de cette conférence a été un accord de Partenariat, basé sur un Plan d’Action pour le Coton établi de commun accord. Ce Plan d’Action a orienté l’agenda de la coopération au développement durant ces trois dernières années entre l’UE et nos partenaires Africains, et continuera à  le faire dans le futur proche.

Pour la mise en œuvre du Partenariat UE-Afrique pour le Coton, l’UE a mobilisé des ressources financières importantes. Plus de 260 millions d’euros ont été alloués à  des programmes et des projets sur le coton, dont 140 millions d’euros ont été canalisés à  travers la Commission Européenne. Ces montants incluent les appuis budgétaires sectoriels, o๠l’appui au secteur cotonnier a été ciblé, mais excluent les appuis budgétaires généraux aux pays producteurs de coton. L’appui budgétaire général a malgré cela été substantiel et a été une source importante de soutien qui peut àªtre utilisée de manière rapide pour mitiger les effets négatifs de la chute des prix du coton sur les macro-économies des pays concernés. Le montant total que je mentionnais, à  savoir ‚¬ 260 million dédiés au coton, est de loin la contribution la plus importante allouée au coton fournie par un partenaire du développement.

Actuellement, la mise en œuvre du Partenariat bat son plein. La Commission Européenne a décaissé à  ce jour 50 millions d’euros, ce qui représente plus d’un tiers du montant total alloué au coton. Les pays concernés par ces décaissements sont nombreux et comprennent entre autres la Centrafrique, la Cote d’Ivoire, le Mali, le Mozambique et le Zimbabwe. La plupart des programmes et projets sont actuellement en pleine mise en œuvre et une augmentation des décaissements peut donc àªtre attendue pour les mois à  venir.

La Commission européenne a largement participé également au développement du secteur coton burkinabé à  travers des appuis directs à  la SOFITEX et à  l’Union Nationale des Producteurs de Coton Burkinabé (UNPCB) ainsi qu’aux groupements de producteurs de coton, dans le cadre du mécanisme de stabilisation des exportations €œSTABEX€. La construction d’infrastructures villageoises et la réhabilitation des routes nationales RN1 et RN4 utilisées pour le transport du coton, en sont des exemples. Plus récemment, dans un contexte de crise financière aiguà« de la filière, la Commission européenne a apporté un appui à  la définition et à  la mise en œuvre d’une stratégie de sortie de crise par les acteurs de la filière, stratégie qui prévoyait notamment la recapitalisation des sociétés cotonnières. C’est dans ce cadre qu’un appui budgétaire sectoriel de 10 millions d’euros, signé en novembre 2007, a permis au gouvernement burkinabé d’assurer la prise en charge, sous forme de don, d’une partie de la participation de l’UNPCB à  l’augmentation de capital des sociétés cotonnières. Le décaissement de la première tranche fixe de 8 millions d’euros se fera très prochainement, suite à  la décision de recapitalisation de la SOCOMA prise ce 8 septembre 2008.

Les organismes génétiquement modifiés occupent une place prépondérante dans la culture du coton. Le coton génétiquement modifié est cultivé dans de nombreux pays en voie de développement, entre autres en Chine, en Inde, au Mexique et en Afrique du Sud. Son utilisation n’est pas toutefois sans provoquer une controverse. Il y a clairement des avantages et des inconvénients à  l’utilisation du Coton Génétiquement Modifié. Les avantages potentiels sont : de meilleurs rendements, des économies en termes de coûts de production et une utilisation réduite de pesticides. Ces avantages doivent àªtre cependant pondérés par les risques que cette culture comporte, tels que l’apparition d’une résistance des insectes au gène Bt, la dissémination du gène modifié, le fait que la technologie ne soit pas adaptée à  des petits cultivateurs en culture pluviale, le coût des organismes génétiquement modifiés et les préférences des consommateurs. Le Plan d’Action pour le Coton EU-Afrique prend en compte ce challenge et pose de nombreuses questions importantes pour lesquelles des réponses n’étaient pas encore disponibles à  l’époque. Les Organismes génétiquement modifiés contribueront-ils à  rendre le coton africain plus compétitif ? Quels sont les possibilités pour les plantes de coton résistantes au stress hydrique ? Quels sont les effets environnementaux ? Les OGM contribueront-ils à  créer une dépendance vis-à -vis des multinationales ? Quel est le cadre institutionnel et légal approprié pour l’introduction du coton génétiquement modifié ? Depuis, quatre années ont passé et des informations supplémentaires sont disponibles. La présente conférence a pour objectif de proposer des éléments de réponse à  certaines des questions soulevées sur le coton génétiquement modifié en Afrique. Il s’agit donc d’une réponse directe à  l’un des résultats attendus du Partenariat EU-Afrique sur le Coton, à  savoir la création d’aptitudes pour faciliter la prise de décision informée concernant le coton génétiquement modifié. Sur ce sujet, je suis particulièrement intéressé par l’€outil de prise de décision€ qui sera exploré lors de cette conférence.

Je voudrais souligner que le but de cette conférence n’est pas de soutenir l’un ou l’autre point de vue sur les OGM mais bien de permettre une prise de décision en connaissance de cause concernant le coton génétiquement modifié. Le comité de pilotage du Partenariat EU-Afrique sur le Coton a explicitement demandé à  ce que les discussions de cette conférence soient basées sur les résultats de la recherché académique, autant que faire se peut effectuée en pays en voie de développement. A l’approche des différentes questions, il est attendu qu’une attention particulière soit accordé aux coûts et bénéfices associés à  cette culture pour les petits planteurs, qui constituent le groupe ciblé approprié en Afrique. La conférence ne doit cependant pas couvrir uniquement les volets économiques et agricole, nous nous attendons à  avoir une vue d’ensemble qui couvre aussi les aspects environnementaux, institutionnel et légal.

Il est reconnu que l’UE a une approche fortement prudente envers les OGM en général et le coton ne fait pas exception. Lorsqu’il s’agit d’utiliser le coton OGM pour la culture ou pour la consommation alimentaire humaine (huile de coton) ou animale dans l’UE, une procédure élaborée d’autorisation existe, qui inclut une évaluation des risques par l’Agence Européenne de Sécurité des Aliments (EFSA) et une longue procédure d’approbation. Concernant le coton, l’importation de nombreuses variétés dans l’UE a été approuvée pour des utilisations alimentaires humaines et animales. Jusqu’ici aucune requàªte pour cultiver du coton OGM dans l’UE n’a été effectuée.

Concernant les OGM dans les pays en voie de développement, la CE respecte bien entendu le choix de chaque pays. Dans le cas o๠un pays décide d’introduire les OGM, la CE encouragerait la mise en place des structures adéquates en rapport avec le cadre législatif, institutionnel, la recherche, la vulgarisation. Cela devrait rendre possible, par exemple, la coexistence entre coton OGM et non OGM, permettant de ce fait aux petits planteurs de choisir d’adopter ou pas les variétés OGM.

Avec ces quelques mots d’introduction, je souhaite que cette conférence remplisse vos attentes et attends avec impatience les résultats qui en ressortiront.

SOURCE : European Commission

L’Université du Coton est officiellement ouverte. Le séminaire inaugural de ce programme de formation s’est tenu, du 8 au 12 septembre 2008, dans les locaux de l’Université Polytechnique de Bobo Dioulasso, la capitale économique du Burkina Faso. Il a regroupé 39 producteurs leaders et responsables techniques des 13 pays membres d’AProCA. La cérémonie d’ouverture a connue la présence effective du Ministre Chargé de l’Enseignement Technique et de la Formation Professionnelle.

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Au 24 octobre 2008 Index A Cotlook ( Liverpool ) : 60, 25 ct/lb, taux de change terme 3 mois: 1$ = 528 CFA, reinhart, « http://www.cotlook.com »

Assemblée générale des élus