A la suite des fora, le Comité de Haut Niveau (CHN) pour la relance durable de la production cotonnière, dont la mise en place a été instruit par son excellence M. le président du Faso, a entamé une tournée en vue d’échanger à leur tour avec  les producteurs. Après s’être rendu  le 06 mai à Manga, c’est respectivement à bobo dioulasso le 9 mai, à Houndé le 10 mai et à kourouma le 11 Mai, que le Comité a tenu ses différentes rencontres. Présidé par M. le ministre en charge du commerce, et composé des ministres respectivement en charge de l’agriculture, des finances et de la recherche, ainsi que des sociétés cotonnières et de l’UNPCB, le Comité a été recueillir sur le terrain les préoccupations des cotonculteurs. Les échanges ont essentiellement portés sur le prix de cessions des intrants, le prix d’achat du coton, l’état des voies pour le transport des productions. Les producteurs sont conscients des efforts sont fournis par le gouvernement ; mais ils souhaiteraient que le prix de cessions des intrants soit encore revu à la baisse et qu’une augmentation soit faite sur le prix d’achat du coton graine qui est fixé à 265 FCFA. Pour ce qui est de l’état des voies, les producteurs de la région cotonnière de n’dorola exhortent le gouvernement à se pencher sur la question. «  Il y a des camions qui tombent de fois avec le coton. Aussi, nous parvenons difficilement à écouler nos légumes car les acheteurs  ne viennent plus à cause de l’état de la route » explique un jeune  producteur de la région.

Le ministre en charge du commerce Harouna KABORE, a rassuré les producteurs que leurs préoccupations sont aussi celles du Comité : «  l’agriculture au Burkina ne sert plus seulement à nourrir la population mais à produire aussi des devises. De ce fait, nous nous devons de prendre à bras le corps vos préoccupations. Nous avons entendus vos cris de cœur et nous vous assurons, qu’ensemble, avec le comité de sage que nous avons mis en place, nous examinerons vos préoccupations et apporterons au fur et à mesure des solutions. Pour ce qui est du prix d’achat du coton, si au cours de la campagne, les tendances du marché nous permettent de faire une augmentation, nous le ferons sans hésiter. Sachez que notre défi n’est pas seulement que le Burkina retrouve la première place ; notre défi avant tout, est que, nos producteurs tirent profits de leur travail. Pour finir, je tiens à vous informer que nous travaillons déjà avec  M. le vice- président de la délégation consulaire régionale de la chambre de commerce et d’industrie des hauts-bassins ici présent, pour que le Burkina Faso puisse avoir, d’ici la campagne à venir, sa première unité de production d’engrais. Si nous parvenons au bout de ce projet, alors il est clair que dans les années à venir le coût de cession des intrants connaitra une baisse ».

Les producteurs ont salués l’initiative  de cette communication de proximité et souhaitent de nombreuses rencontres de ce genre. Partout où il est passé, le comité a été recueillir les bénédictions des chefs de village et des chefs de terre. Le chef de village de n’dorola affirme «  a ne moins que ce ne soit une paresse de la part de certains, nous, les vieux, nous avons levés tous les interdits et avons autorisés tout le monde a commencé les travaux champêtres. Que Dieu nous éloigne de toute crise et qu’il bénisse cette campagne d’une santé de fer et d’une bonne pluviométrie ». Le bilan de cette première tournée du CHN est plus que satisfaisant.

Vive la relance durable de la production cotonnière !

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