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L’Union Nationale des sociétés coopératives de Producteurs de Coton (UNPCB) reçoit une équipe du Programme Alimentaire Mondial (PAM) et de la Direction Générale de la Promotion du marché et de l’Economie Rurale (DGPER)

Ce jeudi 04 avril 2019, le Conseil d’Administration et le staff  managérial et technique de l’UNPCB ont accueillis au siège de l’UNPCB-BOBO, une délégation constituée des représentants du PAM et de la DGPER, qui est rattachée au ministère de l’économie. L’objectif de cette rencontre était de faire une  évaluation  du fonctionnement global de l’UNPCB depuis la base afin d’évaluer les capacités de l’Union à répondre aux appels d’offres du PAM. Les notes à l’issu de l’évaluation sont très satisfaisantes. En effet, l’UNPCB  a obtenu une note de 9,19 sur 10 et a été classée dans la catégorie « éléphant ». L’UNPCB ayant été reconnue comme une Organisation Paysanne avancée et fiable, elle espère donc parvenir dans les jours  à venir à la conclusion d’un partenariat durable avec le PAM.

Les capacités du dispositif COGES de l’UNPCB renforcées

formationOrganisée en trois (03) sessions de deux(02) jours chacune du 21 au 22 mars 2019 à Banfora, du 25 au 26 mars 2019 à Dédougou et du 28 au 29 mars 2019 à Koudougou, ce sont au total 91 agents du dispositif COGES de l’UNPCB soit 76 Conseillers en Gestion (COGES) et 15 Inspecteurs de Gestion (IPG) qui ont pu bénéficier d’une formation sur les outils de gestion et de suivi. Même si de  nombreux dirigeants restent encore perplexes à l’idée d’organiser une formation pour ses salariés, force est de reconnaître que la  formation est d’une grande efficacité dans la croissance de l’entreprise. C’est fort convaincu de cela que l’Union Nationale des Sociétés Coopératives de Producteurs de Coton (UNPCB), ne ménage aucun effort pour le renforcement des capacités de ses salariés.

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Promesse faite, promesse tenue

Le lancement officiel des activités  de la Banque Agricole Du Faso (BADF) a eu lieu ce vendredi 29 Mars 2019 à Ouagadougou au siège de ladite banque. L’éclat de la cérémonie a été rehaussé par la présence effective de  son Excellence Monsieur Roch Marc Christian KABORE. En rappel, lors des Journées Nationales des Paysans tenues en 2016 à Tenkodogo et en 2017 à Kaya, le président avait rassuré les paysans que leur banque qu’ils ont tant sollicitée verra bientôt le jour. Le bébé qui vient de naître appartient donc prioritairement à la plus grande famille du Burkina.  Avec un capital de 14 277 570 000 FCFA détenu par l’état burkinabé et ses démembrements, de nombreuses organisations professionnelles du monde rural, des entreprises privées du Burkina Faso et beaucoup de particuliers burkinabé, la BADF se veut être la banque de financement de l’agriculture au Burkina. Tout en nourrissant l’espoir que son accompagnement se fera dans les meilleures conditions surtout dans un pays où, seulement 15% des producteurs bénéficient des crédits bancaires comme l’a souligné M. Mamadou SEREME président du Conseil d’Administration, nous souhaitons bon vent à la nouvelle banque.

Atelier national sur la relance durable de la production cotonnière au Burkina Faso les 11-12-13 mars 2019 : des stratégies dégagées pour la pérennisation de « l’or blanc ».

Première culture de rente au Burkina Faso, le secteur du coton occupe une place très importante dans l’économie et ce sont environ 4 millions de personnes qui tirent leurs revenus des activités cotonnières et plusieurs autres secteurs économiques situés en amont et en aval en dépendent. Cependant force est de constaté que ce secteur qui contribue à plus de 4 % au PIB national et à plus de 28 % au PIB agricole du pays, traverse des difficultés ces deux dernières campagnes.

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Partenariat UNPCB/ Cotton House Africa  pour l’autonomisation des productrices de coton biologique

L’UNPCB a bénéficié dans le cadre d’une collaboration avec Cotton House Africa de l’accompagne de terme de renforcement des Activités Génératrices des Revenus (AGR) des productrices de coton biologique. 45 femmes leaders ont bénéficié de renforcement de leurs capacités à travers une formation sur la gestion des AGR et de dotation en kits de soutien pour développer leurs activités . Ci-dessous Quelques  photos de remise des kits aux bénéficiaires

unpcb 2Toujours dans le cadre de la collaboration les capacités des techniciens et des producteurs ont été renforcées sur plusieurs thématiques entre autres :

  • l’utilisation des posters de sensibilisation
  • les pires formes de travail des enfants,
  • la sensibilisation sur les pires formes de travail des enfants,
  • le respect des critères du standard de durabilité CmiA Organic,
  • l’acte uniforme des sociétés coopératives de l’OHADA,
  • les modules de Integrated Pest Management (IPM
  • les modules des bonnes pratiques agricoles (BPA)

Campagne cotonnière 2018-2019 – L’UNPCB dans les champs de coton

L’Union nationale des sociétés coopératives de producteurs de coton du Burkina (UNPCB) a effectué une visite de champs de coton, le lundi 27 août 2018, dans le département de Karangasso Sambla. Cette sortie marque le début d’une tournée dans les 28 provinces cotonnières du Burkina Faso.

L’Union nationale des sociétés coopératives de producteurs de coton du Burkina (UNPCB) était dans les champs de coton ce lundi 27 août 2018. Une délégation de la structure a, en effet, effectué une sortie dans le département de Karangasso Sambla, dans la province du Houet.

Et c’est le champ de Fiékientié Traoré, situé précisément dans le hameau de culture de Sogoyogou, qui a été à l’honneur lors de cette première sortie. S’étalant sur une superficie de 20 hectares (ha), ce champ a été foulé par les visiteurs du jour, avec à leur tête, le deuxième vice-président de l’UNPCB, Drissa Koté.

Par Alpha Sékou Barry, AllAfrica

UNPCB : « Nous n’avons jamais demandé le départ du DG de la SOFITEX »

L’UNPCB (Union nationale des producteurs de coton du Burkina) a rencontré la presse ce mardi 20 mars 2018 à son siège à Bobo-Dioulasso pour apporter sa part de vérité par rapport aux agissements de Casimir Gnoumou. Ne reprochant rien à la gestion du directeur général de la SOFITEX, les représentants de la filière cotonnière affirment n’avoir jamais demandé son départ.

La campagne 2017-2018  selon la faitière cotonnière aurait pu tenir toutes ses promesses si dame nature avait été plus clémente. D’où  «  l’étonnement et l’amertume »  du Conseil d’administration de l’UNPCB ainsi que la majorité de cotonculteurs de voir « une minorité ramer à contre-courant de la vérité ».

Pour le président de l’UNPCB Bambou Bihoun, ces individus isolés ne sont autres que les candidats malheureux des élections de 2017. Il est d’avantage étonné de voir à leur tête, « un certain  Casimir Gnoumou , celui-là même qui a été suspendu du Groupement de producteurs de coton LEKANI (GPC) en 2014-2015 pour cause d’impayés ».

« C’est quelqu’un qui profite toujours des situations d’instabilité pour perturber notre filière », affirme le Secrétaire général de l’UNPCB Yaya Dao qui a lancé un appel aux autorités afin que celles-ci mettent fin à l’impunité de cet « individu ».  A l’entendre parler, Casimir Gnoumou aurait déjà été visé par une plainte (infructueuse) pour avoir volé le parapheur de l’UNPCB.

D’autres déclarations font état de ce qu’il prétend agir avec le soutien des premières autorités du pays. Mais de toutes les manières, prévient le SG, « ce n’est pas l’art de la politique ou de la parole qui va ériger qui que ce soit à la tête de l’UNPCB ».

Les représentants légitimes de la filière cotonnière   ont laissé entendre qu’ils n’ont rien à reprocher au directeur général de la SOFITEX.  Par conséquent, affirment-ils, «  nous n’avons jamais demandé  le départ du DG de la SOFITEX ».

Pour un rayonnement de l’or blanc, l’UNPCB a invité les frondeurs à rallier les rangs de la majorité et s’en tenir aux conclusions  de l’AICB qui, à travers la mise en place de  commissions mixes (l’UNPCB et de la SOFITEX), est entrain de procéder à l’évaluation des impayés internes et externes au sein des organisation des cotonculteurs.

Enfin, elle a rassuré les producteurs d’œuvrer au retour du CGM dès qu’elle aura trouvé une variété qui répond aux normes internationales.

Aminata SANOU

Correspondante de Burkina24 à Bobo-Dioulasso

Déclaration de presse du 20 mars 2018

 

CONFERENCE   DE PRESSE DE L’Union Nationale des Sociétés Coopératives de Producteurs de Coton du Burkina (Scoop-UNPCB)

Mardi 20 mars 2018

DÉCLARATION LIMINAIRE

 

Il nous plait, dès l’entame de cette conférence, d’exprimer toute notre reconnaissance à l’ensemble des personnes ici présentes, particulièrement aux représentants de la presse nationale et internationale.

En répondant favorablement à notre invitation, vous témoignez une fois encore de l’intérêt que vous accordez à la filière coton du Burkina, tout comme vous nous administrez la preuve de votre disponibilité à toujours accompagner l’UNPCB dans sa quête de justice et de bonheur au profit des producteurs de coton de notre pays.

Nous voulons par ailleurs et d’emblée vous rassurer que cette conférence de presse que le Conseil d’Administration de l’Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina (UNPCB) a décidé d’initier ce jour n’est pas une rencontre de plus.

Elle doit être plutôt perçue comme une tribune qui, au regard de faits, gestes et propos  qui sont sciemment et savamment entretenus   dans certains  milieux cotonniers,  entend   apporter sa part de vérité et d’éclairage,  face à une situation qui n’a que trop duré.

Mesdames et Messieurs

Honorables invités

Il n’est en effet un secret pour personne que depuis  un certain temps déjà, il y a des turbulences dans l’air qui flotte au-dessus du monde cotonnier burkinabè.  Principalement dans des zones relevant de la sphère géographique de la SOFITEX.

Des turbulences liées d’une part aux  résultats obtenus à l’issue de la campagne cotonnière 2017/2018 et d’autre part, à  la décision prise par l’AICB, de se retirer momentanément de la culture du coton génétiquement modifié.

Pour autant que l’on se souvienne, ce sont là des sujets qui, à maintes reprises,  ont  eu à faire l’objet de nombreuses explications et  mises au points, tant  par l’AICB que par les premiers responsables de la SOFITEX  qui, pour l’occasion, avaient souvent  à leurs côtés des représentants de l’Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina.

Par média et sorties de terrain interposés, de même qu’à travers  des preuves, des chiffres  et des illustrations qui se sont voulus  sans tabous, faciles de compréhension et transparents,  les résultats  afférents à la campagne 2017/20018 ont été abordés et décortiqués sans ambages.

S’assumant pleinement comme elle l’a toujours fait, l’AICB, qui regroupe les trois sociétés cotonnières que sont la SOFITEX, la SOCOMA et FASO COTON ainsi que l’UNPCB, n’a pas hésité à reconnaître que ladite  campagne n’a pas atteint  son objectif de production initialement fixé à plus de 800.000 tonnes de coton graine au plan National.

Principale raison évoquée : la pluviométrie qui, après un bon début plein d’espoir, s’est avérée par la suite  très capricieuse,  avec pour corollaires une mauvaise répartition  des précipitations dans  le temps et dans l’espace, une raréfaction des pluies  par-ci et des engorgements de parcelles par-là  et pour finir, un arrêt brutal des pluies sur une bonne partie des exploitations.

Seule à avoir payé le plus grand tribut dans cette situation de détresse, la SOFITEX dont de nombreuses parcelles ont vu leurs cotonniers flétrir, laissant tomber au passage leurs feuilles et leurs capsules avant terme.

Dans la même lancée, les rendements à l’hectare ainsi que la production globale attendus en ont pris un coup.

Certes, il n’y a pas de quoi en être fier, même s’il s’avère que le cumul des productions enregistrées par les sociétés cotonnières a néanmoins dépassé celui de la campagne 2016/2017.

La majorité des producteurs et des autres acteurs savent et sont convaincus que la campagne 2017/2018 aurait pu tenir toutes ses promesses si dame nature avait été plus clémente.

Mesdames et Messieurs

Honorables invités

C’est pourquoi le Conseil d’Administration de l’Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina, soutenu en cela par une forte majorité de cotonculteurs, ne peut cacher son étonnement et son amertume de voir une minorité ramer à contre- courant de la vérité.

Si fait que l’on ne peut s’empêcher de se poser les questions suivantes :

  • A quelle partie joue ces dits cotonculteurs ?
  • Sont-ils réellement des producteurs de coton ?
  • Qui tire les ficelles en cachette et à quelles fins ?
  • Quelles sont les enjeux qui se cachent  derrière tout ceci ?

Car tout bien pesé, il nous semble que ces individus ne connaissent pas la structuration de l’UNPCB et de ses instances dirigeantes, bien qu’ayant été candidats malheureux lors des élections de 2017.

En rappel l’UNPCB est structurée de la base au sommet. Des élections libres et transparentes ont été organisées dans les villages, départements et provinces producteurs de coton. Cela sous la supervision des Préfets, des Hauts commissaires et du Ministère de l’Agriculture.

Au regard de cette structuration, il est inconcevable que des individus isolés veuillent parler au nom des producteurs de coton. Il est également étonnant de voir à la tête de ce groupe, un certain Gnoumou Casimir, celui-là même qui a été suspendu de son GPC (Groupement de Producteur de Coton LEKANI ) pour cause d’impayé en 2014/2015.

Qui plus est, M. Gnoumou Casimir a abandonné les champs de coton au profit de l’Eglise et est aujourd’hui Révérend Pasteur à Ouagadougou depuis son échec aux élections de 2017.

Voici donc une nouvelle race de manifestants  aux desseins inavoués et inavouables  qui veulent être plus royalistes que le roi.

Pourtant, ils sont en train d’enfoncer une porte déjà ouverte puisque l’UNPCB, par anticipation, a depuis octobre 2017 et à l’issue  d’une tournée de suivi de la campagne, tiré la sonnette d’alarme auprès des sociétés cotonnière sur le risque de mauvaises récoltes.

Fort de ce constat une rencontre, sollicitée par l’UNPCB auprès de l’APROCOB a été organisée par l’AICB pour examiner les inquiétudes soulevées par les cotonculteurs et proposer éventuellement les solutions suivantes :

  • Situer les producteurs sur les causes de la mauvaise campagne agricole 2017-2018;
  • Trouver une formule pour réduire de moitié les crédits intrants afin de soulager les producteurs, (les producteurs supportent une partie et les sociétés cotonnières supportent l’autre partie);
  • Ne pas mettre en exergue la caution solidaire pour cette campagne, car cela risque de déstabiliser les SCOOP-PC,
  • Echelonner le reste du crédit des producteurs de ladite campagne sur 2 à 3 ans ;
  • S’il y’a un prix d’achat complémentaire du coton graine, il ne doit pas être frappé par le crédit intrants de cette campagne,
  • Ne plus mettre en place les intrants qui ont fait l’objet de polémique sur le terrain.

Les conclusions de cette rencontre ont conduit à la mise en place de commissions mixtes (UNPCB, SOFITEX) d’évaluation des impayés internes et externes au sein des groupements, départements, provinces et régions.

Les résultats de ces évaluations qui ont commencées depuis le 14 Mars 2018 permettront d’entamer les démarches de plaidoyer auprès des autorités.

L’UNPCB recommande par conséquent à l’ensemble de ses membres de s’en tenir à cette démarche de concertation et de veiller à ce que les perturbateurs ne mettent pas en péril la campagne à venir et partant, la survie de la filière coton du Burkina.

Cela étant, et pour revenir à la question du Coton Génétiquement Modifié (CGM) telle que évoquée par les frondeurs, la position de l’UNPCB est sans ambages. Certes l’UNPCB est pour le CGM mais pour un CGM qui réponde à toutes les qualités requises sur le marché international.

Voilà pourquoi l’UNPCB demande à ses membres de se départir de toute attitude qui ressemblerait à un affront fait à l’UNPCB, doublé d’une défiance  de l’autorité de l’Etat.

Un pas que des personnes avisées, de surcroit hommes de Dieu n’ont pas hésité à franchir, tout en sachant que le mensonge et la diffamation sont proscrits et qu’ils  ne doivent aucunement se laisser piéger par l’appât du gain facile ainsi que par les manigances et autres dilatoires de  producteurs aux abois.

En tout  état de cause, le Conseil d’Administration de l’Union Nationale des Producteurs de Coton du Burkina tient à souligner avec force,  sa ferme détermination à défendre les intérêts des producteurs et à préserver les acquis de la filière cotonnière.

Mieux que quiconque, elle reste convaincue  qu’il ne viendra jamais à l’idée d’aucun  responsable  de société  cotonnière  ou d’autres acteurs avertis, aussi puissants soient-ils, d’œuvrer  à hypothéquer l’avenir de la filière cotonnière du Faso.

C’est pourquoi, non sans demander aux frondeurs de se départir des mauvais calculs et des intentions égoïstes, elle les invite par ailleurs à se ressaisir et à rallier les rangs de la majorité pour qu’ensemble, ils relèvent les nombreux et grands défis qui se profilent à l’horizon.

Pour sa part, l’UNPCB  saura  toujours rester ferme, face aux velléités de division. Car il y va de l’avenir de toute une filière qui est reconnue comme une filière créatrice de richesses.

Mesdames et Messieurs

Honorables invités

La campagne cotonnière 2018/ 2019  s’annonçant déjà,  il est important pour tout un chacun de se préparer pour sa réussite.

C’est pourquoi nous ne saurons terminer cette déclaration sans demander la clémence divine, afin que cette campagne tant attendue soit épargnée des ingratitudes de la nature et de la pluviométrie.

Encore une fois, Merci à nos amis de la presse pour leur soutien indéfectible.

Bonne campagne cotonnière 2018/2019 à toutes et à tous.

Je vous remercie

 

Le Président

 

Bambou BIHOUN

 

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Construction d’une unité d’égrenage de coton bio au Burkina Faso

Jeudi dernier, à l’occasion de la cérémonie de lancement de la promotion du Salon international du coton et du textile (Sicot), qui se tiendra du 27 au 29 septembre prochain à Koudougou, un protocole d’entente a été signé entre la Société burkinabè des fibres textiles (Sofitex) et l’Union nationale des producteurs de coton du Burkina (SCoop-UNPCB).

L’accord porte sur la construction d’une unité d’égrenage de coton biologique, un investissement de l’ordre de FCFA 2 milliards (€ 3,04 millions) et dont la première pierre a été posée jeudi. Ce serait la première d’Afrique.

Quant au Sicot, il aura pour thème « la transformation intégrée du coton, facteur de création d’emplois et de richesses« . Ce salon a poru objectif principal de mettre en valeur le secteur du coton et à faire du Burkina Faso le carrefour africain où les grandes préoccupations des acteurs de la chaîne de valeur coton seront périodiquement discutées, a-t-il été indiqué en Conseil des ministres.

Déclaration de l’UNPCB sur la polémique relative à la campagne et au coton génétiquement modifie (CGM)

Introduction

La présente conférence de presse organisée par l’UNPCB a pour objectif d’informer nos producteurs et l’opinion public sur la situation de la campagne cotonnière, les actions entreprises pour la résolution des difficultés pendantes et sa position vis-à-vis du Coton Génétiquement Modifié.

Avant tout propos, le président du Conseil d’Administration de l’UNPCB et tous les membres du conseil, tiennent à remercier la presse par rapport au rôle de relaie d’informations qu’elle joue.

C’est une occasion d’éclairer tous les producteurs de coton et l’opinion publique sur la situation difficile de la campagne cotonnière, les actions entreprises par l’UNPCB et les perspectives qui se dégagent.

Rappel sur la situation de la campagne

La présente campagne agricole 2017-2018 présentait un profil porteur d’espoir depuis son installation jusqu’en fin Aout 2017. Les producteurs se sont bien engagés dans la production cotonnière avec l’annonce des prix d’achat coton graine et des intrants abordables. Les semis ont été réalisés à bonne date, les cotonniers présentaient une très bonne physionomie, faisant penser à une production record de coton jamais égalée.

Cependant, des aléas climatiques matérialisés par des poches de sècheresses prononcées ont été enregistrées dans plusieurs zones agricoles.

S’en sont suivies des attaques parasitaires de haute intensité.

Ce qui a sans doute causé des effets néfastes sur le cycle des cotonniers, partant des rendements au champs et sur la production globale qui s’est trouvée en deca des attentes des vaillants producteurs de coton.

Cette situation a fortement entravé les espoirs des producteurs et le doute a commencé à s’installer quant à l’atteinte des prévisions.

Les actions entreprises par l’UNPCB

Ayant constaté cette situation inquiétante avec les producteurs à la base, l’UNPCB a organisé des sorties de visites d’exploitations dans toutes les zones cotonnières au cours des mois de septembre et d’octobre 2017.

A cette occasion, les membres du Conseil d’Administration, des Commissions spécialisées et du Conseil de surveillance, élargies au présidents des Unions provinciales ont sillonné les champs de coton et échangé avec les producteurs.

Les membres du Conseil d’Administration ont également participé aux fora de préparation de la commercialisation primaire organisée par les Sociétés cotonnières.

De toutes ces sorties l’UNPCB a constaté de façon générale avec amertume que la campagne a été mauvaise chez la majorité des producteurs et qu’il y a des inquiétudes.

Au regard de cette situation, le Conseil d’Administration a entrepris des actions qui se résument comme suit :

  • La question de la situation de la campagne a été discutée lors d’une rencontre de l’AICB le 19 Octobre 2017;
  • Le Conseil d’Administration a tenu une rencontre spécifique sur le sujet à l’UNPCB;
  • Une rencontre avec les Présidents des 28 unions provinciales membres de l’UNPCB afin d’échanger sur la question, le 16 novembre 2017 au siège de l’UNPCB.

C’est à la suite de ses actions entreprises que l’UNPCB a adressé une correspondance tenant compte des préoccupations de la base à l’APROCOB. Cette correspondance avait pour objet d’organiser en urgence une rencontre au sein de l’AICB entre les deux familles, afin de discuter sur la problématique et de dégager des pistes de solutions pour soulager les producteurs.

Une rencontre de l’AICB s’est effectivement tenue le 26 Janvier 2018 à Ouagadougou au cours de laquelle, l’UNPCB a fait les propositions suivantes :

  1. Situer les producteurs sur les causes de la mauvaise campagne agricole 2017-2018;
  1. Trouver une formule pour réduire de moitié les crédits intrants afin de soulager les producteurs, (les producteurs supportent une partie et les sociétés cotonnières supportent l’autre partie);
  1. Ne pas mettre en exergue la caution solidaire cette campagne qui risque de déstabiliser les SCOOP-PC,
  1. Echelonner le reste du crédit des producteurs de cette campagne sur 2 à 3 ans ;
  1. S’il y’a un prix d’achat complémentaire du coton graine, il ne doit pas être frapper par le crédit intrants de cette campagne,
  1. Ne pas mettre en place les intrants qui ont fait l’objet de polémique sur le terrain avec les producteurs et chercher des intrants de qualité et surtout les insecticides. 

Position de l’UNPCB sur le retour du Coton Génétiquement Modifié (CGM)

Les raisons pour lesquelles la filière coton du Burkina a décidé la suspension de la culture du coton OGM au profit du conventionnel ont été largement expliquées au sein de l’AICB à travers un mémorandum.

L’UNPCB est pour le Coton Génétiquement Modifié (CGM) car nous sommes tous conscient de ses avantages.

Cependant, pour l’intérêt général de la filière coton du Burkina, constatant que le Burkina perdait son label lié à la qualité de la fibre, que la filière coton perdait énormément d’argent, que le coton Burkinabé se vendait difficilement, l’AICB a donc décidé de la suspension temporaire du CGM au profit du conventionnel en collaboration avec les autres acteurs.

Les échanges continues au sein de l’AICB pour trouver la meilleure variété de CGM qui puisse assurer le bonheur de tous les acteurs de la filière coton du Burkina.

L’UNPCB s’active à ce qu’une solution soit trouvée rapidement au retour du CGM de concert avec les sociétés cotonnières et l’état 

Perspectives

De toutes ces rencontres et concertations, les perspectives qui se dégagent sont :

  • L’UNPCB et les Sociétés cotonnières doivent mettre en place des commissions de clarification des impayés internes et externes sur décision de l’AICB composé des membres des deux familles. Cette commission doit être décentralisée jusqu’au SCOOP-PC.

Nos membres dans ces différentes commissions sont déjà identifiés.

  • Après les analyses des commissions conjointes de la nationale jusqu’au SCOOP-PC, la faisabilité de lever de la caution solidaire sera analysée au cas par cas juste pour cette année ;
  • L’UNPCB invite ses membres de poursuivre la commercialisation, de réceptionner les intrants et de participer activement aux travaux des commissions qui seront mise en place afin de comprendre la situation des impayés externes et internes ;
  • Des plaidoyers seront fait à l’issu de ces travaux pour bénéficier du soutien des plus hautes autorités afin de soutenir la filière coton du Burkina.
  • Les acteurs de la filière continueront dans la dynamique de recherches continues des meilleures technologies qui pourront à la fois améliorer la production et les conditions de travail des cotonculteurs.

En Conclusion

L’UNPCB, à travers cette annonce, montre qu’elle est très soucieuse et préoccupée par la situation actuelle des producteurs de coton.

La Faitière est en pourparlers constant avec les partenaires des sociétés cotonnières au sein de l’AICB.

L’UNPCB travaille à répondre à son but premier qui est la défense des intérêts matériels et moraux des producteurs de coton à travers nos organisations de la base au sommet.

Pour cela, les préoccupations des producteurs de coton sont systématiquement posées sur la table de négociation par les responsables de l’UNPCB afin d’être traitées.

L’UNPCB prône jusqu’à présent la voix de la concertation et du dialogue avec les partenaires des sociétés cotonnières, des banques et de l’Etat pour trouver les solutions idoines aux problèmes des producteurs de coton.

La filière coton n’a pas besoin de confrontation, ni de violence mais à plutôt besoin de concertations et dialogues. C’est la voix choisie par le Conseil d’Administration de l’UNPCB qui est en contact permanent avec ses démembrements pour porter leurs doléances et préoccupations au niveau des partenaires.

Enfin, nous demandons à l’ensemble des producteurs organisés au sein des Groupements, des UDPC et UPPC, de poursuivre sereinement la commercialisation primaire, la sensibilisation et de préparer la prochaine campagne.

A l’issu des travaux des commissions, nous allons apporter la situation réelle des impayés à l’AICB et au Gouvernement pour demander leur soutien.

Avec les partenaires des sociétés cotonnières, des échanges sont en cours pour demander la subvention et le rééchelonnement des crédits intrants.

Voilà Mesdames, Messieurs les journalistes, la substance du message que nous voulions apporter à l’opinion public et aux vaillants producteurs de coton du Burkina.

 

Je vous remercie