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Des Africains menacent de bloquer les négociations à  l’OMC sur les subventions agricoles

OUAGADOUGOU, 12 oct (IPS) – Les ministres du Commerce des pays de l’Initiative coton ou C4 (Bénin, Burkina Faso, Mali et Tchad) menacent pour la première fois de bloquer toutes les futures négociations sur la libéralisation du commerce si la question des subventions agricoles, notamment celle du coton, n’était pas résolue.


OUAGADOUGOU, 12 oct (IPS) – Les ministres du Commerce des pays de l’Initiative coton ou C4 (Bénin, Burkina Faso, Mali et Tchad) menacent pour la première fois de bloquer toutes les futures négociations sur la libéralisation du commerce si la question des subventions agricoles, notamment celle du coton, n’était pas résolue.

«Je ne vous cache pas que nous avons des armes», a lancé le ministre malien de l’Industrie, des Investissements et du Commerce, Ahmadou Abdoulaye Diallo, à  l’issue d’une rencontre de concertation des ministres du C4, jeudi dernier à  Ouagadougou, la capitale burkinabé.

En avril 2003, le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et le Tchad avaient soumis à  l’Organisation mondiale du commerce (OMC) une initiative sectorielle en faveur du coton. Ces pays appelés C4 à  l’OMC demandaient l’élimination rapide des subventions des pays riches pour le coton et un soutien transitoire pour compenser les pertes de revenus chez les producteurs africains.

La première arme, selon le ministre malien, tient à  ce que les négociations du Cycle de Doha sur la libéralisation des échanges sont des négociations globales qui ne peuvent àªtre mises en œuvre que si tous les pays approuvent les accords.

«Si nous ne trouvons pas notre compte en ce qui concerne particulièrement le coton, nous allons nous dissocier de tout le reste des négociations. Donc, les autres pays n’ont pas intéràªt de ce que nous ne soyons pas signataires de l’accord global», avertit Diallo.

Lors de leur récente rencontre à  Pittsburg, aux Etats-Unis, les pays membres du G-20 avaient souhaité une conclusion des négociations du Cycle de Doha d’ici à  l’année prochaine au plus tard.

Mais les ministres du C4 annoncent qu’ils pourraient aller, le cas échéant, au règlement des différents, ou recourir aux représailles commerciales pour bloquer ces négociations.

«Pour nous, l’essentiel, c’est de défendre la cause du coton, c’est de faire entendre la voix des producteurs de coton africains», déclare le ministre burkinabé du Commerce, de la Promotion, de l’Entreprise et de l’Artisanat, Mamadou Sanou.

«L’essentiel c’est de mettre la pression sur les Américains et les Européens pour les amener à  réduire, sinon à  supprimer les subventions qu’ils apportent à  leurs producteurs. C’est parce qu’il n’y a pas de garantie que nous allons en rang serré», ajoute Sanou.

Par ailleurs, les ministres du C4 insistent pour que le coton soit désormais traité en priorité lors des négociations sur le commerce et non relayé au dernier jour des négociations.

Les pays citent, en exemple, le mini-sommet ministériel de l’an dernier à  Genève, au cour de laquelle, seul le coton n’avait pas été abordé car il était inscrit en dernier point des négociations sur l’agriculture qui comportaient cinq autres éléments comme l’accès au marché, les produits sensibles, les produits spéciaux, et les mécanismes de sauvegarde spéciale.

Selon les ministres africains, malgré les pressions, les subventions américaines et européennes à  leurs producteurs de coton atteignent respectivement 2,5 milliards de dollars et 360 millions d’euros par an.

Après l’échec des négociations de l’OMC à  Doha en 2001 suite au refus des pays pauvres de libéraliser davantage les échanges tant que les aspects du développement n’étaient pas pris en compte dans les accords, les pays membres de l’OMC avaient conclu en 2005, à  Hong Kong, qu’il fallait traiter, de façon «ambitieuse, rapide et spécifique», le coton en raison du caractère vital de l’activité pour certains pays africains.

La déclaration de Hong Kong appelait à  l’élimination de toutes les formes de subvention à  l’exportation par les pays développés en 2006 et la réduction des soutiens internes à  la production de coton.

«On a plus de chance d’àªtre écouté cette fois», se réjouit François Traoré, le président de l’Association des producteurs de coton africains (APROCA) créée en 2004 pour faire face à  la crise de la filière coton qui affecte environ 20 millions de personnes en Afrique de l’ouest et du centre.

« Il faut que les pays développés, qui subventionnent leurs producteurs, comprennent que nous ne pouvons pas développer notre économie, et nous ne pourrons pas acheter leurs productions car nous sommes pauvres à  cause de leur distorsion du commerce. Il faut donc permettre que notre richesse augmente », explique Traoré.

Selon une étude de l’ONG Oxfam, la suppression complète des subventions pour le coton américain entra&agraveînerait une augmentation mondiale du prix du coton de six à  14 pour cent. Cela se traduirait par un revenu supplémentaire de cinq à  12 pour cent pour les producteurs, ce qui permettrait de nourrir un million d’enfants supplémentaires par an ou de payer les frais scolaires pour au moins deux millions d’enfants de fermiers d’Afrique de l’ouest dépendant de la production du coton.

Une réforme des subventions sur le coton pourrait en outre améliorer considérablement le bien-àªtre de plus d’un million de foyers en Afrique occidentale, soit 10 millions de personnes en augmentant leurs revenus issus du coton de huit à  20 pour cent, ajoute Oxfam.

Le soutien direct et total à  la production du coton s’élevait à  plus de trois milliards de dollars au cours de la période 2008-2009, soit l’équivalent de 50 centimes de dollars par livre de production réelle, selon le Comité consultatif international pour le coton (CCIC).

En juin 2003, le président du Burkina Faso, Blaise Compaoré, s’était rendu au siège de l’OMC à  Genève, accompagné de deux producteurs de coton et des ministres du Commerce du Mali, du Bénin et du Tchad, pour défendre les cotonculteurs de ces pays et ceux d’Afrique de l’ouest et du centre qui souffrent des subventions agricoles. C’était la première fois qu’un président défendait un dossier à  l’OMC. (FIN/2009)

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