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La disponibilité des intrants agricoles, un défis pour l’Afrique

Du 26 au 29 Janvier 2009 s’est tenu un atelier régional sur les différents systèmes d’approvisionnement en intrants agricoles. Cet atelier a été organisé par AProCA, appuyé par le Projet d’amélioration du coton en Afrique de l’ouest et du centre (WACIP). Un projet financé par l’USAID et mis en œuvre par l’IFDC.

Du 26 au 29 Janvier 2009 s’est tenu un atelier régional sur les différents systèmes d’approvisionnement en intrants agricoles. Cet atelier a été organisé par AProCA, appuyé par le Projet d’amélioration du coton en Afrique de l’ouest et du centre (WACIP). Un projet financé par l’USAID et mis en œuvre par l’IFDC.

Plusieurs acteurs intervenant à  plusieurs niveaux dans la gestion des intrants ont pris part à  cette rencontre. Je peux citer les représentants du Bénin, Burkina Faso, Mali, Tchad, du Sénégal et du Niger, des distributeurs d’intrants et des institutions de financement des pays du C4.

J’ai choisi ce thème surtout en ce moment o๠nous sommes confrontés à  une hausse continue du prix des engrais. En plus de cette hausse continue, il n’est pas certain que ces engrais soient disponibles en quantité et en qualité dans beaucoup de pays.

Pourtant, les intrants constituent des facteurs importants dans le développement de l’agriculture.

L’accès aux intrants (engrais, matériel de travail) de qualité, en quantité, à  temps et à  un prix supportable, est d’autant plus important qu’il conditionne pour une grande partie la performance des systèmes de culture en termes d’augmentation des rendements. C’est un facteur clé d’une bonne production agricole. C’est aussi pour cette raison que je dis que cette question devrait àªtre une préoccupation au plus haut niveau de nos à‰tats.

L’objectif d’accro&agraveître les rendements agricoles, surtout en cette période de crise alimentaire, ne peut pas se réaliser sans une bonne politique en matière d’intrants agricoles. Toutes les agricultures du monde se sont développées en associant voire en privilégiant la question des intrants agricoles.

Mais en Afrique, nos dirigeants semblaient ne pas avoir encore pris la véritable mesure de la situation. La plupart des analyses faites sur l’utilisation des engrais et de la semence de qualité dans le monde démontrent que le taux d’utilisation de ces semences est encore très faible en Afrique.
ce taux est au dessous des normes internationales.

La volonté politique affirmée à  Maputo en 2003 et à  Abuja en 2006 sur l’augmentation des investissements publics dans l’agriculture et sur l’augmentation de l’utilisation des engrais en vue d’accro&agraveître les rendements agricoles ne donne pas les résultats attendus. Les problèmes liés à  l’approvisionnement en intrants agricoles en quantité et en qualité restent toujours posés et s’aggravent màªme d’année en année.

Et pourtant, nous disposons dans nos pays d’importants gisements de minerais nécessaires à  la production d’intrants agricoles, notamment l’engrais. Non seulement, ils sont faiblement exploités, mais pire encore leurs produits sont principalement destinés à  l’exportation, hors d’Afrique. Pendant qu’au màªme moment la demande au niveau du marché local n’est pas couverte !
Chaque fois que l’on se plaint de la cherté des intrants, on nous parle du pétrole. Mais les ressources naturelles (gaz, pétrole et gisements de phosphates naturels) sont nombreuses sur notre continent! Donc je pense qu’il y a un travail à  faire.

Nos dirigeants doivent comprendre que les intrants pour nos pays, sont comme ce qu’a été la traite négrière et la colonisation pour les pays qui en ont bénéficié. Leurs intrants, c’étaient des hommes exploités. C’est €“ à  €“ dire, des hommes qui constituaient la force et l’instrument de travail pour assurer la croissance économique. Aujourd’hui, les hommes ont été remplacés par des machines, mais le principe reste le màªme.
C’est ce rà´le que les intrants agricoles doivent jouer pour nous aujourd’hui.

Dans nos sociétés traditionnelles, chaque village avait son forgeron. Celui-ci travaillait le fer pour en faire un outil de culture, la daba (la houe) pour ensuite la remettre aux agriculteurs qui lui donnaient en retour une paie en nature selon leurs capacités. Ce système allait au-delà  de la solidarité, il démontre la conscience des paysans et des artisans dans leur communauté d’avant à  mettre en place un système pour assurer la vie de la société, contribuer à  son développement. C’est cette forme de solidarité qui doit exister aujourd’hui entre l’à‰tat et les producteurs. L’instrument de travail est vital. Les conditions de son acquisition doivent concerner la nation.

J’interpelle les gouvernements à  œuvrer pour la transformation locale des ressources de nos sous-sols, l’allègement de l’environnement fiscal, des conditions d’acquisition afin que les producteurs puissent acquérir aisément les intrants.

J’exprime ma gratitude et certainement celle de tous les participants et des producteurs que nous représentions, au WACIP et à  travers lui, à  ses partenaires, pour nous avoir donné les moyens d’organiser cette rencontre autour d’un sujet aussi préoccupants que l’approvisionnement en intrants. J’espère que leur soutien restera constant pour la recherche de solutions à  cette problématique d’accès aux intrants.

Bobo €“ Dioulasso, le 12 mars 2009

François B. TRAORE

Président de l’UNPC B
Président de l’AProCA
Docteur Honoris Causa

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