LA QUESTION DE LA BIOTECHNOLOGIE DISCUTEE DANS DES INSTITUTIONS CATHOLIQUES

Après Zurich, j’ai continué en Italie car deux universités du Vatican m’y avait invité pour notre expérience dans le Coton Génétiquement Modifié. Ces deux institutions voulaient en savoir davantage sur mon opinion sur ce type de technologie. Leurs représentants avaient des positions intéressantes.
Ils ont commencé la rencontre avec des citations à  travers lesquelles on percevait la position du Pape qui veut que tous les hommes soient bien nourris, bien soignés, et utilisent positivement la technologie.

Après Zurich, j’ai continué en Italie car deux universités du Vatican m’y avait invité pour notre expérience dans le Coton Génétiquement Modifié. Ces deux institutions voulaient en savoir davantage sur mon opinion sur ce type de technologie. Leurs représentants avaient des positions intéressantes.
Ils ont commencé la rencontre avec des citations à  travers lesquelles on percevait la position du Pape qui veut que tous les hommes soient bien nourris, bien soignés, et utilisent positivement la technologie.
Dans l’histoire, l’évolution technologique a toujours contribué à  nourrir le monde. Les pauvres doivent pouvoir accéder à  la technologie. Cette conviction ressortait dans les propos du Pape. Les positions des représentants des deux universités correspondaient à  cette vision du Pape Benoit XVI. La biotechnologie a été discutée de manière particulièrement ouverte.
Je trouve que la religion catholique œuvre pour la cause de l’homme, la paix, elle ne doit pas permettre de se réfugier derrière des idéologies négatives pendant qu’il y a des gens qui sont pauvres, meurent de faim. Elle ne doit pas empàªcher ces gens d’accéder à  la technologie.
Les représentants des deux universités sont d’avis qu’il s’agit une technologie à  utiliser rationnellement pour lutter contre la pauvreté.
Pour ces universitaires, le message était de donner la parole à  l’Afrique pour qu’elle parle de la biotechnologie et d’accompagner sa décision afin de lever le tabou sur la biotechnologie. C’est dans ce sens, que j’ai été invité avec des représentants d’autres associations, dont un producteur sud africain.
Dans mon intervention j’ai rappelé les circonstances qui ont amené le Burkina Faso à  introduire la biotechnologie dans la production du coton et j’ai dit qu’aujourd’hui tous les producteurs de coton se sont engagés pour le CGM car ils pensent à  leur santé. Le CGM nous aide à  ne plus nous arroser continuellement de pesticides.
Quand on m’a posé la question de la dépendance, j’ai dit que des conférences pouvaient àªtre se tenir sur le sens du mot dépendance. Se résume-t-il uniquement à  la biotechnologie ou ne peut-il concerner d’autres domaines ?
A mon avis, utiliser une technologie trouvée par quelqu’un d’autre n’est pas une dépendance ! Les machines, les véhicules, la télécommunication et màªme les armes, on les utilise en Afrique et sur les autres continents. D’ailleurs, l’histoire de la production du coton pour l’industrie n’a pas débuté ici. Elle a commencé quelque part et s’est étendue dans le monde.
Je pense que si les autres continents se sont développés aujourd’hui, c’est parce qu’ils ont fait le bon choix au bon moment. Ils ont su adopter la technologie au bon moment.
Si j’avais à  trancher, mon avis serait que l’Afrique choisisse la technologie qu’elle pense adaptée plutà´t que de choisir de s’alimenter de la production issue de la technologie utilisée sur d’autres continents. Quand je parle d’alimentation, on me dit que le coton ne se mange pas. Tout le monde sait pourtant que le revenu entre en ligne de compte dans l’alimentation. Sans oublier que chez nous le coton et les céréales ne sont pas contradictoires, ils se cultivent en rotation. Les participants ont été unanimes sur le fait qu’aucune marche arrière n’est possible sur le progrès biotechnologique. Les africains doivent décider sur les biotechnologies ; le mieux serait de les accompagner positivement dans leur décision.
Nous avons rencontré une sénatrice italienne qui pense aussi qu’il n’est pas possible de se passer de la biotechnologie. Elle disait ne pas comprendre qu’un pays comme l’Italie s’y oppose et importe en màªme temps des millions de tonnes de soja GM. Ce pays consomme les OGM et refuse qu’ils soient cultivés sur son sol. Elle nous a confié qu’on l’évite à  cause de sa position, car les politiciens évitent de prendre ce parti par peur de perdre les élections. La sénatrice italienne affirme qu’elle n’a pas peur d’échouer aux élections mais elle a bien peur d’avoir un jour à  ne pas àªtre sincère.

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