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Lutte contre les subventions :Des avancées avec l’accession de Barack OBAMA à  la présidence des USA

Depuis 2001, les producteurs de coton africains ont lancé un appel pour les subventions au coton aux Etats-Unis et en Europe.
Les trois conférences de l’OMC n’ont pas donné de résultats qui permettaient de répondre réellement et immédiatement à  ces appels contre les subventions.

La promesse américaine

Lors de l’un de mes passages aux Etats Unis, en 2006, on avait rencontré des membres du parti démocrate qui avait promis un changement si leur parti venait à  gagner les élections sénatoriales. Lorsqu’ils ont remporté les élections sénatoriales, j’ai écrit pour leur rappeler leur promesse . Quelques années après, le parti démocratique a progressé. Leur candidat, Barack OBAMA est devenu président des USA en fin 2008.
Ces dernières semaines, le Président OBAMA a déclaré que les subventions au coton conna&agraveîtront une forte baisse.
Ces déclarations sont conformes à  la ligne de changement adoptée depuis le début de sa campagne électorale.
Le changement : chaque candidat le promet mais, très souvent, quand il a lieu c’est le changement du mal au pis.
Ainsi, lorsque ce Président parlait du changement, je ne m’attendais pas du tout à  ce qu’il sorte des promesses ou actions qui, au fond ne change rien ; mais lui, il l’a fait. Il a proposé quelque chose de concret.
Cet acte montre qu’un homme peut contribuer à  améliorer le déroulement de l’histoire.
Si trois grandes conférences n’ont pu nous aboutir une porte de sortie et qu’un homme apporte le changement, cela montre toute la valeur de cet homme, qui, certainement est visionnaire.
L’un des buts de la démocratie est le changement.

La vraie puissance des USA

Nous reconnaissons la puissance des Etats Unis dans ce sens là . Nous avons compris que le peuple américain veut un réel changement et ils ont choisi l’homme qui a cette vision.
En tant que président des producteurs africains de coton, je suis enchanté de cette évolution.
Et nous pensons également que beaucoup de choses peuvent àªtre faites. Par rapport à  ces choses, nous croyons en la volonté de OBAMA de faire la paix.
Comme j’ai eu à  le dire, le bruit de la Kalachnikov et celui de la petite daba (houe) ne peuvent pas tonner ensemble.

J’ai été en Cà´te d’Ivoire, sur invitation des producteurs de coton ivoirien qui sont entrain de réfléchir à  une stratégie pour faire revivre la filière coton dans une région qui a connu la guerre. Avec eux, j’ai mesuré tout ce qu’une guerre peut faire à  des producteurs, à  une filière comme le coton, au métier agricole.
Les conséquences de cette guerre là , m’amène à  encourager encore plus le Président OBAMA dans son engagement à  instaurer la paix dans le monde et je sais que la puissance dont disposent les Etats Unis peut aider à  cela.
La paix est primordiale parce que nous voyons avec cette crise financière, des gens chassés de leurs maisons aux USA, en Europe et d’autres gens ont faim en Afrique : La vie est chère !
Dans ma vie, j’ai surtout été un chef de famille.
Dans une famille, lorsqu’il y a une difficulté, c’est l’entente qui peut conduire à  ce qu’on se sorte de cette difficulté.
Ces crises vécues ne sont que des séquelles des mauvaises orientations économiques. J’ai toujours proposé qu’on investisse là  o๠il y a de la valeur car l’humanité toute entière gagne dans ces investissements.
Nous, les producteurs de coton africain souhaitons la paix, des investissements positifs pour ne pas àªtre un poids dans cette mondialisation.
J’ai toujours dit que l’Occident doit revoir sa politique économique. Elle devrait orientée l’économie vers l’intéràªt de l’homme.
Je sais que pour que cette vision de paix se concrétise, il faut qu’elle soit partagée par toutes les grandes puissances.
Je sais que des idées allant dans ce sens existent dans les grandes puissances économiques.
Je souhaite que ces puissances s’accordent pour suivre cette tendance vers la paix.
Il est vrai que dans toute nation, la première des priorités c’est la nation (ses composantes, son environnement) mais on ne peut pas parler de mondialisation si on ne pense pas aux autres.
Je sais qu’inclure les autres dans ses projets n’est pas impossible. Ce n’est surtout pas un drame que chacun pense à  l’autre.

Ces derniers temps, j’ai entendu que les USA ont envoyé une sonde dans l’espace à  la recherche de planètes habitables semblables à  la terre. J’encourage ce genre de recherches. Ainsi, si un jour la planète terre se révèle trop petite, au lieu de se faire la guerre pour le partage de petites portions, n’est il pas mieux pour toute l’humanité d’aller vers d’autres terres ?
La découverte des USA par l’Europe a contribué à  ce qu’elle devienne une puissance.
Mon souhait n’est pas la destruction mais que nous ayons une vision pour le futur, une vision qui nous permette de trouver des ressources pour faire face aux problèmes qui pourraient se poser.

Des expériences comme le projet d’énergie solaire que OBAMA veut développer aux USA intéresse l’Afrique.
AProCA qui a eu la vision de créer l’Université du Coton dont le siège est à  Bobo Dioulasso (une ville bien située dans la zone cotonnière d’Afrique de l’Ouest) pense qu’une collaboration avec les universités américaines, qui ont de l’expérience dans la recherche cotonnière, pourrait intéresser les producteurs de coton africains.
Tous mes encouragements au peuple américain et au président OBAMA.

Nous souhaitons que soient appliquées les décisions de baisse des subventions au coton et que ces actions soient positives pour le monde entier.

Ouagadougou, le 11 mars 2009
François TRAORE
Président de AProCA

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