PREOCCUPATIONS DES PRODUCTEURS DE COTON

Le clou des manifestations de la treizième Journée Nationale du Paysan a été le moment d’échanges directs entre les représentants des producteurs de tout le Burkina et leur Chef d’Etat.
Pendant plus de quatre heures, le Président du Faso a écouté les résultats des travaux, les recommandations déterminées en commun lors du forum et des ateliers.
A l’issue des réponses des membres du gouvernement et du Président du Faso à  ces préoccupations générales, les producteurs ont également eu l’opportunité d’exprimer les problèmes propres à  leur filière ou à  leur région.
Voici les questions de l’UNPC B au Président du Faso.


Excellence Monsieur le Président du Faso

Notre reconnaissance

Depuis le début de la crise cotonnière en 2002, vous déployez des efforts pour soutenir la filière cotonnière africaine. Nous vous en sommes très reconnaissants et aujourd’hui, nous sommes heureux de constater que ces actions portent fruit. Nous avons appris que le Président américain Barack OBAMA s’engage à  baisser les subventions au coton. Cette annonce montre que votre combat est juste et surtout n’a pas été vain. Merci beaucoup d’avoir pris à  cœur notre préoccupation.

Grà¢ce à  nos responsabilités dans l’Association des Producteurs de Coton Africains, nous savons que tous les pays producteurs de coton rencontrent les màªmes difficultés que nous et que chaque pays fait le mieux qu’il peut pour maintenir sa filière. Au-delà  des producteurs burkinabè, c’est toute l’Afrique productrice de coton qui vous salue.

Durant toutes ces années de combat, on nous a toujours dit que màªme en cas d’arràªt des subventions américaines, le Brésil ou la Chine prendrait la place restée vacante parce que ces pays disposent de technologies de pointes en matière de production du coton.
Vous avez été prévoyant en autorisant l’expérimentation du coton biotechnologique. Aujourd’hui, des pays viennent vers nous intéresser par nos expérimentations.

Nos préoccupations

Excellence Monsieur le Président du Faso, les inégalités sur le marché mondial entrainant la baisse du prix du coton, n’ont pas été les seules difficultés que nous avons traversées.
Au cours de campagnes agricoles nos champs ont été inondés. Durant la campagne 2007 -2008, il a brusquement arràªté de pleuvoir en début septembre.
Ces catastrophes naturelles ont crée des impayés externes et internes dans nos Groupements de Producteurs de Coton.
Les impayés externes, ne sont pas une nouveauté pour la filière coton, elle les a déjà  connues. Comme a l’accoutumée, les sociétés cotonnières ont négocié un report des crédits avec les banques, nous avons espoir que nous allons nous en sortir.

Les impayés internes dus à  de brusques changements de temps sont assez nouveaux. Ils sont de l’ordre de 4 355 933 835 (quatre milliards trois cents cinquante cinq millions neuf cent trente trois mille huit cent trente cinq) francs CFA.
Ainsi, 22 527 (vingt deux mille cinq cent vingt sept) producteurs dans 2 192 (deux mille cent quatre vingt douze) villages n’ont pu obtenir des revenus malgré le travail qu’ils ont abattu dans leurs champs.
Ces impayés internes ont donc bloqué les producteurs dans leur volonté d’accro&agraveître leur production de coton et de maà¯s. Ils ont provoqué la tristesse de ceux qui devaient obtenir des bénéfices s’il n’y avait pas eu de catastrophes naturelles.
Automatiquement, les producteurs de coton qui voulaient acquérir de l’engrais pour l’utiliser dans leurs champs de céréales ont limité leurs projets. Ils se sont surtout préoccupés de produire de quoi survivre donc ils n’ont pas pu contribuer à  accroitre la production du coton et l’excédent céréalier. Pourtant les producteurs de coton sont reconnus comme les meilleurs producteurs de céréales et particulièrement du maà¯s. Notre fa&agraveîtière a d’ailleurs commencé une expérience de collecte et de commercialisation du maà¯s de ces membres.
Excellence Monsieur le Président du Faso, nous demandons votre appui pour résoudre ce problème d’impayés interne.

Excellence Monsieur le Président du Faso, l’achat de l’engrais reste toujours une préoccupation. Le cours mondial de l’engrais est toujours en hausse.
Si aucun appui ne nous est apporté, le prix au producteur pourrait augmenter à  plus de 30% cette année ; il passerait de 13 000 franc cfa à  22 000 franc cfa. Ce coût sera insupportable pour les producteurs.

Excellence Monsieur le Président du Faso, nous, producteurs de coton du Burkina Faso défendrons la réputation de notre pays.
Nous sommes pràªts à  tous les efforts pour maintenir le Burkina Faso à  sa place de leader de la filière cotonnière ouest africaine. Dans ce sens nous avons toujours besoin de votre soutien.

Je vous remercie.

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