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PROGRESSER AVEC L’AGRICULTURE, CELA EST POSSIBLE

AProCA a initié une tournée dans un certain nombre de pays qui ont une bonne longueur d’avance dans la production du coton. Ainsi, après l’Afrique du Sud en mai, AProCA nous a conduite au Brésil pour un séjour du 11 au 22 juillet 2009.


AProCA a initié une tournée dans un certain nombre de pays qui ont une bonne longueur d’avance dans la production du coton. Ainsi, après l’Afrique du Sud en mai, AProCA nous a conduite au Brésil pour un séjour du 11 au 22 juillet 2009.

Oxfam nous a appuyé dans l’organisation de cette mission et DAPEX a facilité l’organisation pratique de la mission et du séjour au Brésil. Ainsi le responsable de DAPEX, qui est aussi le Consul honoraire du Mali au Brésil, a préparé nos entretiens avec les institutions que nous voulions rencontrer en les informant sur notre organisation, la lutte que mène AProCA pour que les petits producteurs vivent décemment de leur activité professionnelle ; il nous a aussi accompagné sur le terrain.
C’est lui qui conduisait le véhicule et était notre interprète. Chose que l’on qualifierait d’impensable en Afrique !
Les chercheurs privés et les ingénieurs qui nous ont guidé conduisaient eux màªme leur véhicules et toutes ces personnes sont de hauts cadres. Chez nous, nous mettons souvent une hauteur au patronat à  tel point qu’il nous ait difficile de comprendre qu’une personne de niveau élevé peut conduire son véhicule dans le cadre de son travail. Ainsi, l’un des docteurs auprès de qui je me suis étonné a dit « le titre ne fait pas l’homme, c’est ce qu’on fait avec le titre qui fait l’homme ».
A cause de la rareté des vols entre le Burkina et le Brésil, la mission avait dû commencer ses travaux en attendant mon arrivée.je les ai rejoint à  Brasilia o๠elle s’est rendue après avoir quitté Sao Paulo.
A notre arrivée à  Brasilia, nous avons été reçus par la confédération des producteurs du Brésil (CNA). Elle regroupe toutes les structures paysannes organisées en filière dans le pays. Nous avons par la suite rencontré le Président de leur organisation de Producteurs de coton (ABRAPA).
Il nous a expliqué qu’il y a deux types d’agriculteurs dans son pays ; les grands producteurs qui sont professionnels dans le métier agricole et sont aussi appelés agro businessmen et les petits producteurs qui sont entrain de s’organiser.
Si les petits producteurs sont toujours au stade o๠certains se contentent de leur petite portion de terre et commencent à  peine à  penser à  la mise en place de structures, les grands producteurs disposent de l’essentiel de moyens pour communiquer et continuer de progresser. Malgré cet écart, nous avons remarqué une bonne entente entre les agro businessmen et les petits producteurs. Selon le président des producteurs de coton, tous les producteurs de coton font une rotation soja €“ maà¯s €“ coton dans leurs champs.
Après Brasilia, nous nous sommes rendues à  Barrieras dans l’Etat de Bahia qui est connu pour sa production de coton, de soja, de maà¯s, de fruits.
La municipalité de cette ville nous a accueillies très chaleureusement. Le représentant du maire, accompagné de la presse, s’est déplacé à  l’aéroport, et un cameraman nous a suivis durant toute notre visite. Nous avons été très touché de voir que la municipalité de cette ville a attaché une grande importance à  notre venue dans la zone. Elle a d’ailleurs organisé nos rendez vous avec toutes les structures que nous avons rencontré.
Dans cette ville, les producteurs sont effectivement répartis entre agro businessmen et petits producteurs.
Mais avant de les rencontrer, nous avons discuté avec des responsables de structures de producteurs, de chercheurs dont des entreprises privés dédiées à  la recherche.

La recherche appliquée une norme au Brésil

Nous avons aussi visité les centres étatiques de la recherche. A travers nos échanges, nous avons compris que le gouvernement Brésilien a mis d’énormes efforts dans l’agriculture et la recherche.
Les institutions privées y sont aussi dynamiques. Nous avons été étonné de voir
que le suivi des exploitations des agro businessmen, l’amélioration de ces exploitations est assurée par des instituts privés de recherche. Ces instituts font de la recherche appliquée. Nous avons visité une ferme de 15 ha o๠ils la pratiquent.
Dans une autre ferme, de 4000 ha de coton, nous avons pu observer les effets de cette recherche privée. Beaucoup d’aspects ont de quoi surprendre le producteur africain :
Il s’agit d’une ferme familiale crée il y a plus de 30 ans et aujourd’hui administrée par les descendants du fondateur, deux jeunes hommes et une jeune femme. Ils ont su répartir les taches entre eux. L’un des hommes s’occupe de tout ce qui est matériel, l’autre de l’exploitation agricole et la femme s’occupe de la comptabilité.
Ils produisent sur 1 000ha entre 4 à  5 tonnes de coton graine à  l’hectare, selon les campagnes.
Ils ont un garage, toute une usine destinée uniquement à  leur production.
L’usine produit 400 bales de coton fibres par jour. Tous cela avec une main d’œuvre de 120 ouvriers. Ces ouvriers travaillent sur toute la cha&agraveîne : la production, la récolte, l’égrenage.
Tous les matins, un car s’en va les chercher dans leur village et les ramènent le soir.
Les propriétaires de la ferme nous assurent que selon eux, les règles de travail sont respectées.
Ils nous ont donné l’exemple du tractoriste qui est payé à  plus de 7000$ par mois chez eux.
Le plus surprenant est que màªme en tant que propriétaires leurs salaires sont spécifiés et intégrés dans le coût de production.
Tous les coûts leur reviennent à  2 000$ par ha. Et après retrait, il leur reste un bénéfice d’environ 800$ par ha.
J’ai été impressionné par la façon dont le coton a produit dans le champ de cette famille.
Quand nous avons demandé à  celui chargé de l’exploitation, comment il réussit à  obtenir de si beaux résultats, il a indiqué l’un des encadreurs qui nous servait de chauffeur, cet homme est docteur en Agronomie, il procède à  des recherches, expérimente ce qu’il a trouvé et s’il donne de bons résultats, le leur conseille. Chaque semence que la recherche trouve bonne passe non seulement par la ferme expérimentale mais est également essayée dans les champs des grands producteurs. Elle est acceptée uniquement après avoir réussit toutes ces étapes. Ainsi aucun de ces héritiers n’a étudié dans une école d’agronomie. La rentabilité de leur ferme est basée sur le conseil privé qu’ils paient.
Au Brésil, l’utilisation des semences Génétiquement Modifiés (GM) est déjà  dans l’habitude des producteurs de coton. Environ 20% du coton du Brésil est GM.
Là -bas, les producteurs ont le choix entre plusieurs variétés de semences GM.
Mais la majeure partie a opté pour le Bollgart II qui selon eux s’adapte à  toutes les zones et à  la manière de produire des grands comme à  celle des petits producteurs.
Ils avaient auparavant essayé le Bollgart I et ont trouvé qu’ils ne s’adaptent pas à  plusieurs zones et producteurs. Ils viennent de commencer à  utiliser le bollagart II. Ils trouvent que sa semence s’adapte à  toutes les zones et aux pratiques de tous les producteurs. Moi, producteur de coton du Burkina o๠l’ont a commencé à  produire les semences du Bollgart II, j’ai été rassuré par leur opinion.
Les agro businessmen que nous avons rencontrés nous ont dit que leur avenir passe par les OGM, dont le Bollgart II.
Ils ont dit que tous ce qui ne sont pas aux le Coton Génétiquement Modifié (CGM), traitent au moins dix sept fois et par avion leurs champs.
Les rendements des grands producteurs varient de 4 à  5 tonnes à  l’hectare et ceux des petits producteurs oscillent entre 2,5 à  3 tonnes l’hectare.
La pluviométrie de la zone est de 1200 millimètres et ils trouvaient qu’il est tombé trop d’eau au cours de l’année empàªchant les capsules des branches basses de s’ouvrir sinon le rendement par hectare aurait pu àªtre meilleur.
Nous avons été surpris d’apprendre que certains les petits producteurs sont très actifs dans la production du Coton GM.
Un paysan du groupe des petits producteurs nous a démontré que le CGM leur était avantageux. En plus de la hausse des rendements, de l’amélioration de la qualité du coton, ils ont reçu des appuis d’ordres sociaux et économiques.
Il nous a dit que les autorités les encouragent à  s’organiser en coopérative, et ils sont formés à  l’acquisition du crédit et aux procédés pour une commercialisation commune, chose que certains producteurs de coton membres de AProCA ont dépassé.
Beaucoup de paysans, en particulier les petits producteurs avaient abandonné le coton parce qu’ils n’arrivaient pas à  lutter contre un ravageur très puissant, le Bicudo. L’insecte redoutable restera un souci malgré le Bollgart II. Mais le CGM a permis la relance de la production du coton.
Les OGM chassent les autres chenilles, ce qui fait que les producteurs peuvent concentrer tous leurs efforts sur la lutte contre les autres insectes comme par exemple la mouche blanche et le Bicudo. Heureusement que cet insecte n’a pas encore fait de ravages chez nous en Afrique!
Ainsi sans trop exagérer, je suis certain que si nous avions toute leur technologie nous pourrions obtenir, du coton de la màªme beauté et de la màªme quantité par ha que celui du Brésil, màªme en agriculture pluviale ; et parce que nous récoltons à  la main, le coton gardera son aspect et on gagnera mieux car il y aura moins de perte à  l’égrenage.
arracher mécaniquement, brutalement le coton et le mélanger avec les débris tout autour. Les propriétaires du champ me diront que quatre et à  cinq tonnes l’ha, multiplié par quatre milles ha ne peuvent àªtre récoltés à  la main.
Mais chez nous, l’exploitation est petite alors que la famille est nombreuse et si on avait une production aussi dense que la leur, nous allions toujours la récolter à  la main et le coton restera toujours beau.

Les chercheurs qu’ils soient du public ou du privé sont très intéressés par l’Afrique. Ils se disent disposés à  travailler avec les producteurs africains et sont donc déçus que les pays africains ne viennent pas vers eux alors qu’ils sont parmi les premiers en matière de bon rendement et en qualité du coton.

Une rigueur stricte pour garantir la qualité

Par la suite, nous nous sommes rendus dans une ferme fruitière de cinq milles ha. Le propriétaire dispose d’un barrage d’eau, privé, de 300 hectares.
Il consacre 1500 ha de ses terres aux fruits et l’autre partie à  l’élevage et au soja. Il emploie plus de mille personnes qui sont payés suivant les règles du travail brésilien.
Les normes de qualité sont très strictes dans cette ferme.
Tous véhicules passent sous un système de lavage automatique avant d’accéder à  la ferme et les véhicules étrangers ne sont màªme pas autorisés à  s’approcher de trop près de la ferme. Il y a une limite qu’ils ne doivent pas franchir.
Je trouve que c’est la preuve que ces agro businessmen sont des professionnels qui pensent l’agriculture comme une véritable entreprise à  rentabiliser.
D’ailleurs, les camions défilaient et on nous a confié que dès qu’ils quittent l’exploitation, qu’ils se rendent directement aux ports ou à  l’aéroport afin d’embarquer la production à  destination des marchés du monde.
Dans cette ferme, l’encadrement est aussi privé. Elle est menée par des ingénieurs qui sont payé par les propriétaires des fermes.
Le coût de la recherche est comptabilisé dans les dépenses pour la ferme car les grands producteurs ne bénéficient pas de subvention au Brésil. Chacun doit œuvrer à  tirer bénéfice de son exploitation. Ces grands producteurs trouvent qu’ils pourraient œuvrer davantage afin de prouver à  l’Afrique des domaines de coopération intéressants afin que notre continent puisse profiter de leur savoir faire en agriculture.

Un régime foncier qui corrige des injustices

Après la ferme, nous nous sommes rendus à  RIBERA PRETOS, une zone de petits producteurs appelés « Paysans sans terre ».
L’histoire de ces paysans est liée à  celle du Brésil. Selon eux, il y a une époque au Brésil o๠il n’y avait pas de règles précises sur la gestion foncière. C’étaient très souvent les plus forts qui bénéficiaient de la terre. Ainsi il fallait avoir les moyens ou des relations pour bénéficier de grandes exploitations. En ce temps là , les religieux (pràªtres, évàªques) pouvaient signer des attestations foncières et ces documents étaient jugés valables.
Avec le Président LULA, le gouvernement brésilien a entamé une démarche d’achat de terres aux grands exploitants afin de les redistribuer aux petits producteurs. Le traitement de certains dossiers devant le tribunal peut prendre vingt années avant que ne soit prononcé la décision de répartition de ou une partie de l’exploitation aux paysans sans terre.
Actuellement, ces paysans pauvres reçoivent, quatre, sept, quinze, ou dix huit hectares par famille. Sur les cinq millions de paysans sans terre estimés, ils sont beaucoup à  àªtre dorénavant propriétaires terriens grà¢ce à  la nouvelle politique du Président LULA mais il reste encore près de 900 000 paysans qui attendent toujours de devenir propriétaires à  leurs tours.
Ces petits producteurs commencent à  s’organiser en coopérative. Mais cela ne se passe pas facilement pour eux.
En effet, ils reçoivent une aide du gouvernement d’environ 100 $ par mois et par membre de la famille. (Les familles pauvres sons constitués de trois à  sept personnes et elles peuvent aller dans de rares cas jusqu’à  dix membres).
Parce que considérés comme très pauvres, l’Etat leur octroie en plus de l’aide pour construire un logement, entourer leurs terres et tout cela en fonds perdus.
L’Etat voudrait maintenant les rendre plus actifs économiquement.
Mais cela se passe lentement. Les petits producteurs reconnaissent que l’habitude de l’assistance ne leur permet pas de percevoir la constitution de structures formelles comme une réelle nécessité.
Ils n’ont pas encore compris l’intéràªt de la professionnalisation, du partenariat et ont donc du mal à  accepter la notion du crédit, celle du fonds à  rembourser.
Alors que le gouvernement brésilien voudrait bien qu’ils soient actifs dans la production des plantes pour le bio carburant (ricin, jatropha) et aussi du café. Il voudrait qu’ils créent des coopératives capables de gérer une entreprise qui sera dotée d’une usine qui extraira l’huile et la vendra à  PETROBRAS.
Les leaders des petits producteurs nous écoutaient attentivement lorsque nous avons exposé sur notre manière de fonctionner dans nos organisations. Ils étaient admiratifs du fait que des petits producteurs, que nous sommes comparés à  leur agro businessmen, font des emprunts, signent des contrats avec des sociétés.
Ils ont conclu que nous sommes en quelque sorte intermédiaire entre les deux types de producteurs dans leur pays. Nous ressemblons aux agro business parce que comme eux, nous avons compris qu’il faut investir, se perfectionner, nouer des contrats avec des gens capables de nous accompagner, payer souvent pour avoir des bénéfices après coût, et semblables aux petits producteurs parce que nous sommes dans de grandes familles capables de contribuer, produire et vendre.
Ces personnes sont toutes convaincues que nous pouvons leur àªtre utiles en tant qu’hommes d’expériences.
Je pense que màªme s’ils perçoivent de l’argent de l’Etat pour survivre, les petits producteurs doivent entrer dans le moule pour se développer d’o๠la nécessité pour eux d’apprendre la discipline qui y est appliquée.
Les petits producteurs brésiliens peuvent apprendre avec nous et nous avec leurs grands producteurs. D’o๠l’intéràªt précisément de passer un accord de collaboration avec AProCA.

Ce que nous producteurs pouvons apprendre de plus avec l’Etat brésilien c’est la résolution de la question foncière à  temps, il faut que tout le monde ait sa parcelle.
Sinon c’est ceux qui ont les moyens qui continueront à  se tailler de grandes portions et un jour cette situation se transformera en problème social comme cela est le cas au Brésil.
Et nous n’aurions tiré aucune leçon de leur expérience.
Ce problème risque de se poser bientà´t dans les pays o๠il n’existe pas encore une loi spécifique sur la question et aussi dans les pays o๠la population n’a pas intégré, ne tient pas compte de la loi dans ses transactions sur le foncier.
En ce moment, les gouvernements ainsi que tout le monde risquent de subir les conséquences : des jugements au tribunal pour reprendre les grandes exploitations acquises sans droit comme au Brésil ou pire€¦.

Le progrès est présent lorsque l’Agriculture est bien pensée

Le Brésil est bien positionné aujourd’hui en matière agricole. Et malgré tout, il ne semble pas avoir dit son dernier mot.
J’ai été ébahi par la capacité de ceux qui agissent dans l’agriculture.
En 9 ans ils ont réussit à  créer une ville grà¢ce aux revenus du coton et du soja dans une zone rurale. Cette ville abrite les plus grandes usines de transformation de soja aujourd’hui. Tous les constructeurs de tracteurs y ont ouvert des magasins.
Ainsi, contrairement à  l’Afrique ou les paysans s’en vont vers les villes, au Brésil, l’agriculture s’est développé à  tel point que se sont les citadins qui se déplacent vers des localités modernes crées en pleine campagne. C’est cela qu’on appelle le développement.
Et c’est la preuve que si l’agriculture est bien canalisée et accompagnée par la transformation comme ça doit l’àªtre, elle fait le développement.
La production cotonnière du Brésil est évaluée à  environ 1 million 200 milles tonnes de fibres. 900 milles tonnes sont transformés dans le pays et 300 milles tonnes sont vendus à  l’extérieur. Ils ont de prime abord 190 millions de consommateurs.
La production de l’Afrique est à  peu près l’équivalent de ce qui est transformé au Brésil. La population de la CEDEAO peut àªtre comparée en nombre à  celle du Brésil.
Bien que nous soyons vaste avec un fort potentiel de consommateurs, nous n’arrivons pas à  transformer 900 milles tonnes de coton. C’est là  l’une des raisons de notre pauvreté.
Si la CEDEAO n’arrive pas à  la transformation, elle ne fera pas le développement!
On me dira que c’est l’énergie qui coûte cher en Afrique mais je pense que toute la potentialité pour obtenir l’énergie existe sur notre continent. Tà´t ou tard l’Afrique sera obligée de disposer de sa propre énergie, autant œuvrer à  l’avoir dès maintenant.
La CEDEAO possède tous ce que le Brésil possède, il n’y a pas de raison qu’on essai pas.
Le Brésil est bien positionné en matière de production de soja également. 70% de sa production est OGM. Ce soja transformé en alimentation pour bétail est exporté dans les grands pays d’élevage. L’huile de soja entre dans la fabrication du bio diesel, la canne à  sucre est beaucoup utilisée pour la fabrication de l’éthanol, un autre bio carburant.
Ainsi, aujourd’hui, la transformation de la canne à  sucre en éthanol est très rentable pour le Brésil. Il ne vit plus les difficultés que rencontrent les pays qui se limitent à  fabriquer du sucre.
J’en ai d’ailleurs eu la preuve quant on est allé s’approvisionner en Ethanol à  la station.
Le prix de ce carburant va d’environ 200 cfa/litre comparé au prix de l’essence qui est d’environ 500 cfa le litre au Brésil.

La main tendue du Brésil vers l’Afrique

Nous avons visité la société PETROBRAS. Je ne peux pas vous décrire sa taille mais vous l’imaginerez en connaissant sa puissance en matière de carburant et de bio carburant dans le monde. Pendant les échanges qui ont suivi la visite, les responsables nous ont annoncé qu’ils venaient encore de découvrir du pétrole.
Ils ont une capacité mondialement reconnue et sont quelques peu surpris que les africains ne s’intéressent pas à  eux.
Ses responsables nous ont dit qu’ils mettent en œuvre le programme politique du président LULA. Le Président de PETROBRAS BIOCOMBUSTIBLE, un compagnon et ancien ministre de LULA est un passionné du projet politique actuellement en exécution.
Le ràªve d’un monde meilleur du président LULA est dans son sang. Issu du milieu ouvrier, le président LULA a fait de la défense des ouvriers et de tous les pauvres sa priorité lorsqu’il est devenu président. Il semblerait que le président LULA aimerait ne plus rencontrer la pauvreté au Brésil d’o๠son œuvre avec les paysans sans terre.
Les insérer dans le monde économique sera l’un de ces buts atteints et expliquera sa raison d’àªtre président.
Les responsables de PETROBRAS nous ont démontré leur motivation à  investir dans l’environnement et dans le social. C’est la raison pour laquelle ils encouragent la culture des végétaux pouvant servir au bio carburant, ils soutiennent particulièrement la couche des petits producteurs dans ce sens.
Toujours animés par l’esprit de solidarité et de préservation de l’environnement, ils pensent qu’il est particulièrement de leur devoir de soutenir les petits producteurs africains ; en partie à  cause du vieux lien qui uni le Brésil à  l’Afrique et aussi parce qu’ils pensent que le progrès, l’enrichissement implique l’assistance aux plus pauvres dans le monde.
Ils sont convaincus que l’Afrique est le continent o๠leurs œuvres seront utiles et rentables.
PETROBRAS a sa main tendue vers l’Afrique. C’est à  l’Afrique de la saisir.
Au nom d’AProCA je remercie le Consul Honoraire du Mali au Brésil pour avoir pris le temps d’organiser notre venue et nous accompagner durant toute la mission.

AProCA exprime sa gratitude Oxfam pour son appui fort, DAPEX pour sa disponibilité et son accueil. J’exprime ma reconnaissance à  toutes les personnes qui se sont mises à  notre disposition et aux personnalités qui nous ont concédés de précieuses heures et leurs savoirs à  fin que l’on comprenne mieux le fonctionnement de la filière cotonnière et du secteur agricole du Brésil en général.

Bobo Dioulasso, le 25 juillet 2009
François TRAORE
Docteur Honoris Causa
Président de l’UNPC B
Président de AProCA

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