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Séminaire régional sur l’Organisation Mondiale du Commerce

J’ai été invité par le Président de l’Assemblée Nationale du Burkina Faso à  participer, à  un séminaire des parlementaires des pays de la sous région. Cette rencontre qui s’est tenu les 8 et 10 décembre à  Ouagadougou a été organisée par l’Assemblée Nationale du Burkina, en partenariat avec l’Assemblée Parlementaire Francophone (APF), l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) sur initiative de l’OMC. Le séminaire devait permettre aux parlementaires africains de s’imprégner de ce qu’est l’OMC, ses avantages et inconvénients.
J’ai été particulièrement impressionné par le grand intéràªt de ces parlementaires africains pour le thème en réflexion. D’abord, ils ont répondu à  l’invitation et, ne se sont pas plaint bien que le séminaire ait débuté le jour de la Tabaski. Ils ont d’ailleurs commencé les travaux dès la fin de la prière du matin. Pourtant nous savons bien que pays musulman ou pas, ce jour est sacré dans notre région.
Ma présence à  ce séminaire en tant que Président des producteurs de coton burkinabè et africains montre que nos activités sont suivies et de plus, par leur invitation, les parlementaires semblent reconna&agraveître que pour se défendre en tant qu’acteur, il n’est pas forcément besoin d’avoir des diplà´mes des grandes écoles de commerce du monde.
La preuve, ils ont voulu que je fasse une présentation sur ce que je sais du commerce et particulièrement de celui du coton.

Le commerce est au stade de la raison du plus fort

Dans ma présentation, j’ai tenu à  parler du commerce dans la culture africaine.
A mon avis, depuis le moment o๠l’homme a décidé de cultiver pour se nourrir et d’habiter une maison, il a commencé à  avoir production et échanges.
Par la suite, les hommes ont commencé à  échanger au-delà  de leurs villages. Ils se sont organisés pour tenir des marchés de manière alternée. Je dois préciser que dès que les échanges ont dépassé le niveau village, les échanges se faisaient de moins en moins en nature et des gens ont fait de leur métier leur intervention dans l’échange.
Le commerce est donc parti du bon sens. De familial à  professionnel, du professionnel au plus malin, du plus malin à  la raison du plus fort.
C’est à  partir de cette étape qu’il y a eu la colonisation qui a été suivie des indépendances.
Au moment des indépendances, il y a eu des semblants de convention qui donnaient des privilèges à  certains de nos partenaires sur les produits africains.
Voilà  comment le commerce africain a été miné. Notre continent est un paradis de matières premières ne pèse qu’environ 2% à  3% dans le commerce mondial.
Dans cette situation, la création de l’OMC ne pouvait àªtre que salutaire à  mon avis car cette raison du plus fort allait àªtre atténuée pour la cause de l’Homme.
L’instauration de cet équilibre que l’on attendait de l’OMC a toujours été freinée par les forces économiques et le dossier coton a permis de tout dévoiler.
Ce qui est marquant dans le cas du coton à  l’OMC, est que pour l’une des rares fois, l’Afrique a eu la volonté et la capacité de s’unir et de « dire non. On n’accepte pas tant qu’on n’est pas satisfait ! »
On nous dira, « on a rien gagné ».
Moi je trouve qu’on a gagné à  ce que l’Afrique sache qu’elle était passive dans les lieux de négociations.
Nos représentants doivent s’unir et parler commerce non soumission pour leurs peuples.
Peut àªtre que certains croient qu’en tenant tàªte ils vont perdre leur poste ; alors qu’en tenant tàªte, je suis certain que cela permet de faire entrer fermement l’Afrique dans le commerce mondial.
Si l’Afrique entre dans le commerce mondial et que le niveau de revenus de ses habitants est relevé, l’Occident ne perd rien en contre partie ; tout le monde gagne.
Voyez présentement, c’est aux pays émergeants que l’Occident vend des usines et avions. Il s’adresse à  eux parce qu’il sait que ces pays ont la capacité d’acquérir les biens et pour cela, les màªmes pays du Nord courent derrière ces anciens pays pauvres.
Nous voulons que nos dirigeants africains choisissent le commerce de nos produits pour ce faire une place plutà´t que le commerce des armes. En effet, quant il n’y a pas de développement, il y a mésentente et achat d’armes.
L’Occident gagne financièrement dans la vente des armes mais perd dans la défense de la cause de l’Homme et dans le commerce positif.
Ce n’est pas pour rien que l’Occident a été surprise par une crise financière que ni leurs savants et ni leurs conseils n’ont vu venir.

Le débat sur les Accords de Partenariats Economique a également été une occasion pour rappeler que la collaboration entre l’Afrique et l’Europe n’a pas toujours permis le développement d’un commerce libre entre nous africains car nos capacités sont moindre par rapport à  ceux du Nord.
Les producteurs du petit village de Sogodjankoli ne connaissent ni la lumière ni le goudron. L’argent de la plupart ne leur permet pas d’acheter les produits européens màªme s’ils sont sans frais de douane.
Leurs revenus ne leur permettent pas de participer et ils n’ont pas encore vu la modernité.
Màªme si les APE sont signés, ses producteurs resteront exclus du commerce mondial.
Ces producteurs représentent 80% de la population de nos pays.
Le séminaire a également montré que le rapprochement est nécessaire entre les parlementaires et la Société Civile.
La collaboration doit àªtre permanente et non pas seulement pendant les campagnes politiques. Les politiques doivent changer leur manière de battre campagne, ils ne doivent plus utiliser des intéràªts immédiats pour attirer la population mais plutà´t des visions qui permettent l’adhésion et l’engagement des acteurs professionnels et de ceux de la Société Civile.
Les parlementaires de nos pays doivent renforcer leur relation. Ceci, non seulement pour se souder mais aussi partager des expériences positives, parce qu’il en existe, en Afrique.
Nos gouvernants également doivent avoir une stratégie d’écoute des parlementaires et des acteurs de la Société Civile.
Nous pouvons continuer à  accuser l’Occident mais nous savons qu’il n’est pas interdit d’avoir une véritable cohésion pour le développement.
D’ailleurs, lorsqu’il y a réussite en Afrique, l’Occident en parle. Actuellement, elle cite certains pays africains, du Magrheb, du Sud (Botswana) comme des exemples.
Aussi, on remarque qu’à  la fin du règne de certains dirigeants du Sud, l’Occident n’hésite pas à  critiquer leurs soumissions politiques.

Pour finir, je tiens à  préciser que j’admire l’initiative de l’OMC d’organiser un séminaire de parlementaires en Afrique. Elle montre que malgré les difficultés, il y a des hommes de bonnes volontés qui eux, ràªvent toujours d’un monde à  visage humain.
Je remercie l’Assemblée Nationale du Burkina pour l’organisation de ce séminaire et pour nous avoir associés. Je remercie les parlementaires africains pour leur contribution qui m’a permis d’apprendre beaucoup.
Je souhaite que Dieu les accompagne.

Bobo Dioulasso, le 22 décembre 2008

François TRAORE
Docteur Honoris Causa

Président de AProCA

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