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Travail des enfants : l’UNPCB a filmé plusieurs témoignages contredisant bloomberg*

Pour en apporter la preuve, l’Union des producteurs de coton du Burkina (UNPCB) a filmé plusieurs témoignages, notamment celui de la jeune femme à  propos du journaliste et de son interprète. « Ils m’ont demandé: quand va-t-on planter le coton?, raconte-t-elle. J’ai dit, je ne sais pas car mon petit papa – l’oncle – n’en produit pas. Le mercredi suivant, ils m’ont donné rendez-vous dans un champ de coton. Ils sont venus tà´t ce jour-là  avec nous pour prendre des photos. Ils m’ont encore demandé si mon papa produit du coton bio. J’ai dit non. »


Victoria’s Secret fabrique-t-il ses petites culottes certifiées commerce équitable, avec du coton cueilli par des enfants exploités au Burkina Faso ? Ou s’agit-il d’une manipulation contre la marque culte de lingerie qui compte un millier de boutiques aux Etats-Unis ? Ou bien encore d’une campagne de communication destinée à  déstabiliser un pays africain, parmi les plus pauvres au monde, comme le pensent ses dirigeants ?
Depuis un mois, ce thriller économique décha&agraveîne les passions sur le net après la publication, le 15 décembre, d’un article de Bloomberg sur le coton bio-équitable burkinabè et les dessous pas vraiment chics de Victoria’s Secret. Selon l’agence de presse américaine, le coton en question, pourtant certifié par Fairtrade International et EcoCert, serait cultivé dans des champs o๠travaillent des orphelins maltraités. Dans une longue enquàªte, Cam Simpson raconte le quotidien de Clarisse Kambire, une fille de 13 ans d’origine ivoirienne, « confiée » à  son oncle au Burkina Faso, retirée de l’école et battue par ce tuteur.
Une affaire d’Etat au Burkina Faso
Cette violente salve contre le coton bio-équitable est en train de devenir une affaire d’Etat au Burkina Faso. Dans ce pays o๠l’immense majorité de la population dispose de moins de 2 dollars par jour, l’industrie cotonnière fait vivre 3 millions de personnes. Elle représente un quart du PIB. Depuis dix ans, son gouvernement dénonce auprès de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) les milliards de dollars de subventions versés aux producteurs de coton américains qui faussent la concurrence et ruinent ses agriculteurs.
Avant màªme la publication de l’article de Bloomberg, son ministre de l’industrie et du commerce, Patiendé Arthur Kafando, a réagi. « Le but inavoué de ces allégations infondées serait sans nul doute d’écorner la crédibilité et la notoriété du Burkina Faso sur l’échiquier international », écrit-il, en guise de démenti, à  Cam Simpson. Pour son gouvernement, cette attaque contre le coton équitable est hautement politique.
De son cà´té, Limited Brands, la maison-mère de Victoria’s Secret, a mandaté un expert pour mener l’enquàªte sur place. « Nous avons été choqué par les affirmations de Bloomberg, indique son communiqué. Mais notre enquàªte a révélé de nombreuses inexactitudes. » Selon la multinationale, qui réalise 10 milliards de dollars de chiffre d’affaires, Clarisse Kambire n’a pas 13 mais 21 ans, comme l’atteste l’extrait du Registre des actes de l’Etat civil de la République de Cà´te d’Ivoire. Par ailleurs, elle ne travaille pas pour une exploitation de coton bio-équitable mais pour la ferme mara&agraveîchère familiale de son oncle.
Pour en apporter la preuve, l’Union des producteurs de coton du Burkina (UNPCB) a filmé plusieurs témoignages, notamment celui de la jeune femme à  propos du journaliste et de son interprète. « Ils m’ont demandé: quand va-t-on planter le coton?, raconte-t-elle. J’ai dit, je ne sais pas car mon petit papa – l’oncle – n’en produit pas. Le mercredi suivant, ils m’ont donné rendez-vous dans un champ de coton. Ils sont venus tà´t ce jour-là  avec nous pour prendre des photos. Ils m’ont encore demandé si mon papa produit du coton bio. J’ai dit non. »
Enfin, Zakharia Zango, l’éducateur social qui a présenté Clarisse Kambire au reporter de Bloomberg, affirme que Cam Simpson lui aurait confié travailler pour un projet d’aide aux orphelins. « Nous n’avons pas compris qu’il s’agissait d’un journaliste, explique-t-il aujourd’hui. Il voulait interroger ce que l’on appelle des enfants confiés. » Face à  ces contestations, Bloomberg campe sur ses positions et continue d’enquàªter pour recouper ses informations. « Nous allons publier un article avec de nouvelles révélations dans les prochains jours », affirme Meghan Womack, porte-parole de l’agence. C’est ce qu’a dit l’ambassade des Etats-Unis aux autorités burkinabè en estimant inéluctable le retrait de Victoria’s Secret de ce pays.
Une industrie essentielle au Burkina
Pourtant, grà¢ce à  cette marque célèbre pour ses défilés de top modèles, la filière de coton bio-équitable conna&agraveît un bel essor au Burkina Faso. Selon la thèse publiée l’an dernier par Kathryn-Marie Coulter de l’université Urbana-Champaign, elle offrait en 2010 un revenu net par hectare deux fois supérieur à  ceux du coton OGM, en plein boom dans le pays. Récemment, le gouvernement a approuvé la création d’une filature classique de coton, la première dans le pays, financée en partie par l’indien Alok Industries, numéro trois mondial du secteur.
Ce géant industriel est un sous-traitant de Victoria’s Secret. Mais cet investissement pourrait se révéler vain. Car le 2 janvier, Bloomberg est reparti à  l’attaque contre les petites culottes en coton équitable du géant de la lingerie américain. « Les Etats-Unis peuvent contribuer à  la disparition du travail des enfants en amendant la loi douanière de 1930, explique-t-on. (€¦) Cette loi interdit l’importation de produits qui ont recours au travail forcé. » Et d’expliquer comment des mineurs sont exploités au Burkina Faso pour cueillir le coton qui sert à  fabriquer les sous-vàªtements de Victoria’s Secret.
Selon l’organisation mondiale du travail, 215 millions d’enfants travaillent dans le monde. Un fléau contre lequel le gouvernement burkinabè s’est engagé à  lutter. Une malédiction que les milliards de dollars de subventions à  l’industrie cotonnière américaine ont contribué à  entretenir. Le 17 janvier, Clarisse Kambire doit se rendre à  Washington avec des producteurs burkinabè pour témoigner de cela.

Source: http://www.challenges.fr/entreprise/20120111.CHA9125/quand-bloomberg-accuse-victoria-s-secret-d-exploiter-des-enfants.html

Ps: le titre est de la rédaction du site.

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