UNPCB: Des initiatives pour répondre aux attentes des Producteurs de coton

L’UNPCB cherche les voies et moyens pour assurer de façon pérenne ses charges propres et ses contributions aux partenariats portant sur des projets de développement d’une part, et d’autre part pour permettre aux Unions Provinciales, Départementales ainsi qu’aux Groupements de Producteurs de Coton de disposer des moyens financiers et matériels nécessaires pour jouer pleinement leurs rà´les de structures de base.

L’UNPCB cherche les voies et moyens pour assurer de façon pérenne ses charges propres et ses contributions aux partenariats portant sur des projets de développement d’une part, et d’autre part pour permettre aux Unions Provinciales, Départementales ainsi qu’aux Groupements de Producteurs de Coton de disposer des moyens financiers et matériels nécessaires pour jouer pleinement leurs rà´les de structures de base.

En effet, les activités exécutées par l’UNPCB engendrent des charges importantes.
La fa&agraveîtière doit assurer les charges générales suivantes :

– les charges du personnel (80% sur fonds propres)

– les charges de fonctionnement (dont 60% sur fonds propres).

Pourquoi la retenue des 5 fcfa sur les ristournes 2011/2012

Depuis sa création, l’UNPCB a toujours eu pour souci de trouver les moyens pour assurer son autonomie financière et celle de ses démembrements.

Ainsi lorsqu’elle a recruté les conseillers de gestion, avec l’appui de ses partenaires techniques et financiers, une stratégie avait été mise en œuvre afin d’aboutir à  une autonomie dans la prise en charge de son personnel.

Il s’agit du système de prise en charge dégressive.

Ce système a montré ses limites durant la longue crise qu’a traversée la filière coton.

Pour éviter la disparition du dispositif COGES, les unions ont, en 2009, acceptées que la prise en charge des conseillers et IPG soit centralisée au niveau de la fa&agraveîtière.

Par ailleurs, des activités ont été menées sur la problématique de l’autonomie financière dans les organisations paysannes.

Ainsi, entre 1999 et 2010, de nombreuses rencontres telles que des ateliers et des voyages d’études au Bénin, au Mali, au Cameroun ont été organisés pour définir la meilleure stratégie afin de disposer de fonds propres.

Aux Assemblées Générales Ordinaires de 2004 et 2005, les participants avaient échangé sur l’idée d’une retenue de 1 fcfa sur le prix du kilogramme de coton pour l’UNPCB.

Le principe avait été accepté mais n’avait pu àªtre appliqué à  cause des difficultés financières auxquelles la filière coton devait faire face à  cette époque.

A la mise en place des OPC, l’UNPCB avait obtenu le paiement des frais de marchés aux unions afin de disposer de fonds pour fonctionner. Ces frais se révèlent aujourd’hui insuffisants pour relever tout les défis auxquels les organisations de producteurs de coton sont actuellement confrontées.

De plus, tout appui extérieur est appelé à  s’estomper.

A la fin des projets, l’UNPCB devrait àªtre en mesure de prendre le relai financier de ses partenaires pour poursuivre les activités et en initier d’autres.
A l’Assemblée Générale Ordinaire 2010, les membres avaient autorisé le Conseil de Gestion à  mener la réflexion pour le renforcement des fonds propres et pérennes de l’UNPCB.

Le 26 février 2011, les élus des Unions Départementales et des Unions Provinciales avaient instruits le Conseil de Gestion de l’UNPCB de définir une stratégie afin de disposer de ressources pérennes.

Dans l’idée de la constitution de fonds propres, les GPC ont accepté que le différentiel de 3cfa sur le prix d’achat de la campagne 2007-2008, qui leur revenait, soit reversé à  l’UNPCB pour assurer le fonctionnement et la prise en charge du dispositif COGES.

Dans les démembrements, la mise en œuvre d’un certain nombre de services dévolus aux UP et UD, suivant le principe de subsidiarité, et la conduite des activités qui leur sont propres demande la mobilisation de ressources propres supplémentaires.

Ainsi, lors de l’Assemblée Générale Ordinaire 2011, le 1er et 2 décembre 2011 à  Orodara, les membres de la fa&agraveîtière ont donné leur accord pour un prélèvement de 5 FCFA sur les ristournes additionnelles 2011-2012.

Ils ont accepté la clé de répartition suivante:

0,5 FCFA pour les GPC

1FCFA pour les UD

1FCFA pour les UP

2,5 FCFA pour l’UNPCB.

Les fonds collectés seront utilisées de manière rigoureuse pour résoudre les difficultés auxquelles les producteurs sont actuellement confrontées et réaliser les projets initiés avec les membres.

Au niveau UNPCB, les fonds pourraient permettre de :

Contribuer à  la prise en charge du personnel,
Etendre le dispositif COGES (40 conseillers en cours de recrutement),

Garantir les charges de fonctionnement de l’UNPCB
( Organisation de l’Assemblée générale, des rencontres régulières du Conseil de gestion, Approvisionnement des démembrements en Aliment bétail, Organisation de l’Opération tracteurs, Approvisionnement des démembrements en intrants céréales, etc).

Renforcer la crédibilité de l’UNPCB auprès de l’Etat et des partenaires financiers et techniques

Au niveau UP/UD, les fonds pourraient servir à  :
Garantir le fonctionnement normal des démembrements (prise en charge des secrétaires, gardiens, fonctionnement des organes statutaires, etc),

Mettre en œuvre des micro-projets (alphabétisation, fertilité des sols, etc.),

Suivre la mise en œuvre des activités de l’UNPCB,

Contribuer à  la mise en place des intrants céréales auprès des GPC,
Réaliser des infrastructures (magasins, sièges, etc.)

Doter les unions, entretenir ou renouveler les moyens de déplacement.

Au niveau GPC :
Assurer le fonctionnement du groupement,

Equiper le groupement (acquisition de bascules,)

Contribuer à  la réalisation des infrastructures (construction de magasins, etc). *

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